Cédric Loire

Docteur en histoire de l’art / critique d’art Professeur en histoire et théorie des arts / Responsable du programme de recherche « Léviathan ».

Le parcours de Cédric Loire (né en 1974, vit et travaille à Montreuil) associe la connaissance du monde ouvrier et du travail à la chaîne, une formation universitaire et des activités professionnelles au sein du milieu culturel, tant institutionnel qu’associatif, et dans l’enseignement (universités, école préparatoire, écoles d’art). Après avoir été assistant du conservateur au Musée des Beaux-Arts de Tourcoing, il a travaillé au sein de plusieurs institutions culturelles (Frac Nord-Pas-de-Calais, Le Fresnoy, Musée d’Art Moderne de Villeneuve d’Ascq, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Musée Rodin). Il a enseigné à l’École Régionale Supérieure d’Expression Plastique (Tourcoing), à l’Université François-Rabelais (Tours) et à l’Université Paris-Est (Marne-la-Vallée), et est régulièrement intervenu dans différentes écoles d’art en France et à l’étranger, à l’occasion de jurys de diplôme, de conférences, de colloques et de workshops. 

Docteur en Histoire de l’art (Université François-Rabelais, Tours), membre du laboratoire de recherche InTRu (Interactions, Transferts, Ruptures artistiques et culturels). Sa thèse, soutenue en 2012, porte sur les mutations des modes de conception et de production de la sculpture, à l’ère de l’objet produit en masse, entre le milieu des années 1950 et le début des années 1970 aux Etats-Unis. Elle questionne notamment les conditions d’apparition d’une nouvelle figure de l’artiste, celle de l’artiste « post-studio » développant des collaborations avec des professionnels étrangers au monde de l’art : ingénieurs, artisans, industriels… 

Très tôt stimulé par le « pas de côté » que représente, pour un universitaire, le fait d’enseigner en école supérieure d’art, c’est assez naturellement qu’il s’intéresse aux enjeux suscités par l’introduction de la recherche en art, et qu’il prend activement part, en tant que coordinateur de la recherche de 2011 à 2019, à l’élaboration des dispositifs et des champs de recherche à l’ESACM. Ses fonctions de représentant de l’école auprès des autres structures de recherche, d’élu du collège des enseignants, au sein du CA, de l’Andéa et du CNESERAC, lui permettent de participer aux réflexions et au travail collégial sur la structuration de la recherche en art au niveau national. 

En 2016, il initie avec Sarah Ritter, artiste photographe et chercheuse, le projet de recherches « Léviathan » (soutenu à deux reprises par le Ministère de la Culture dans le cadre des appels à projets Recherche). Ces recherches explorent des terrains politiques et économiques contemporains (géographiques comme théoriques), à partir de lectures du roman d’Herman Melville Moby-Dick, ou le cachalot (1851). Le premier de ces terrains est constitué par la ville de Detroit (Michigan), durement frappée par les crises raciales, industrielles et financières, mais qui est aussi le lieu d’expérimentation de formes de résistance aux violences exercées par le système capitaliste. 

Parallèlement à ses activités de recherche et d’enseignement au sein de l’ESACM, il poursuit son travail de critique d’art et commissaire d’expositions. Il est l’auteur de nombreux articles et essais monographiques et théoriques sur la création contemporaine (Ddo, Artpress, Art 21, Archistorm, L’art même, Critique d’Art, The Journal of Visual Art Practice…). Des archives de ses écrits et des textes inédits sont accessibles sur son blog : 

http://heterotopiques.blogspot.com