Les mondes du travail

Mis en place en 2012-13, l’axe de recherche « Les mondes du travail » a ouvert un vaste champ de réflexion, où se croisent les enjeux propres au travail artistique, c’est-à-dire une activité potentiellement émancipatrice ; et les questions relatives au travail comme activité économique, souvent vécue comme une contrainte, mais aussi comme une composante essentielle du sentiment d’appartenance à la société. Cet axe, qui s’appuie sur un fort ancrage local (l’évolution de la ville consécutive aux mutations de l’entreprise Michelin), est construit sur une double articulation : entre l’art et le monde économique ; et du « local » au « global ».
À une époque où « créativité », initiative et invention sont placées au cœur de la production et de la consommation marchande par un capitalisme dit « artiste », dont le « nouvel esprit » fait subir de profondes mutations aux formes d’organisation du travail — et du monde ; à l’heure où tentent de se formaliser des désirs de lendemains autres, encore incertains, engager une recherche en art non pas « sur » mais « avec » le travail, implique non seulement d’observer le travail, mais aussi de se/nous regarder travailler.