La coopérative de recherche

Programme de recherche Un film infini (le travail)

La Coopérative de recherche est la plateforme à partir de laquelle s’organisent les activités de recherche à l’ÉSACM. Son idée fondatrice est la nécessaire et féconde articulation entre l’apport individuel dans chacun des territoires de recherche abordés : la mise en commun de réflexions, d’outils et de formes.

La Coopérative de recherche réunit les enseignant.e.s-chercheur.e.s, les étudiant.e.s de master, les chercheur.e.s-associé.e.s aux programmes de recherche, et les chercheur.e.s présent.e.s entre un et 3 ans au sein de l’ÉSACM, selon qu’ils soient engagé.e.s ou pas dans un troisième cycle (DSRA).

La recherche en art

Une école est, dans sa définition même, un espace de recherche, car toute la pédagogie est fondée sur le projet de l’étudiant.e. Celui-ci consiste en une recherche personnelle, qui s’articule à une dimension collective, dans ses interactions et ses échanges avec l’ensemble de l’équipe pédagogique et les autres étudiant.e.s. L’adossement à la recherche, demandé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche pour donner au DNSEP le grade Master, doit partir de ce postulat pour développer une réflexion pratique et théorique sur des sujets spécifiques à l’école et portés collectivement. Il ne s’agit pas pour nous dans cet après-master de calquer le modèle universitaire ou de créer un post-diplôme mais de créer des formes spécifiques à notre recherche en art par l’art.

Les programmes de recherche, le 3ème cycle, les résidences de recherche, les journées d’études, les expositions et toutes les formes singulières inventées sont regroupés sous la forme d’une « Coopérative ». Espace dédié dans l’école, elle regroupe l’ensemble des acteurs qui font de la recherche durant un temps donné : étudiant.e.s-chercheur.e.s en 3ème cycle, résident.e.s chercheur.e.s pour une année, membres des programmes de recherche, chercheur.e.s associé.e.s… Chacun travaillant à son projet de recherche tout en mettant en œuvre des formes communes et collectives.

S’agissant de la recherche en art – et non sur l’art – elle est fondée sur le fait que les enseignant.e.s sont d’abord et avant tout des artistes, des théoricien.ne.s qui ont une pratique – c’est-à-dire des chercheur.e.s.

La recherche en art, comme toute autre recherche, se nourrit de ses propres incertitudes et revêt par-là même un caractère prospectif. Elle pose d’emblée la question de la nécessaire prise de distance avec son objet. La prise de distance est endossée par la forte dimension collective octroyée à la recherche. Mais tout ne s’y résume ou ne s’y résout pas dans le collectif : chaque chercheur.e demeure une force d’analyse et de proposition ; le collectif trouve son sens dans cette articulation entre socle individuel de recherche et production d’un terrain commun. La recherche en art ne saurait se limiter au champ théorique : elle n’établit aucune séparation entre l’intelligible et le sensible, et peut ainsi (et d’abord) revêtir l’apparence d’œuvres – ce qui implique de sortir des schémas et attendus académiques. Aussi, plutôt que de définir a priori des objets de recherche, les équipes de l’ÉSACM visent d’abord à mettre en place des « situations » de recherche, laissant les objets et les formes se construire collectivement, au fil du processus de recherche.

La recherche à l’ÉSACM opère sur plusieurs plans et plusieurs niveaux : elle multiplie les territoires d’investigation et les angles d’approche ; joue des porosités et échanges entre école et intervenant.e.s extérieurs. Rythmée de temps parfois longs (les programmes de recherche, la Coopérative), parfois brefs (les voyages de recherche, l’exposition, les colloques et journées d’étude), elle articule la pratique et la théorie, qui s’y enrichissent réciproquement ; elle renouvelle de l’intérieur les activités de l’école et en même temps contribue à son ouverture sur le monde extérieur. Surtout, elle participe de ce qui fait la richesse de la vie au sein de l’école, en offrant, à chaque fois, une expérience partagée d’une intensité accrue.

Fonctionnement

La Coopérative de recherche

La Coopérative de Recherche est la plateforme depuis laquelle s’organisent les activités de recherche à l’ÉSACM. Mise en place en 2012, elle constitue un dispositif essentiel de la recherche, et sa dénomination même en pointe quelques-uns des enjeux et caractéristiques : aux appellations « laboratoire » ou « agence » (ce dernier dénotant un assujettissement de la recherche à des impératifs de rentabilité économique immédiate), on a préféré celui de « coopérative », qui d’emblée en traduit et en revendique la nécessaire et féconde articulation entre l’apport individuel dans chacun des territoires de recherche abordés et la dimension collective, participative et égalitaire propre au principe de « coopérative ». L’idée fondatrice de cette coopérative est bien celle d’une mise en commun de réflexions, d’outils et de formes.

Elle est d’abord et avant tout un dispositif d’accueil et de travail de chercheur.e.s à l’ÉSACM afin qu’ils.elles puissent y mener leurs recherches, et nourrir le travail des équipes de recherche au sein de l’école. La Coopérative de Recherche souhaite offrir un contexte favorable à la poursuite et au développement des recherches individuelles de chacun des chercheur.e.s, qui constituent en retour le substrat à partir duquel des perspectives communes, croisées ou divergentes voient le jour.

La recherche au sein de l’école est avant tout envisagée comme recherche artistique qui s’invente et se réalise dans la production — qu’il s’agisse d’œuvres plastiques, de publications, d’expositions, de textes ou de toute autre forme engageant son ou ses auteur.e.s dans une démarche de recherche.

Chaque chercheur.e appartient à cette Coopérative et postule pour y travailler avec l’ensemble de la communauté constituée chaque année des enseignant.e.s-chercheur.e.s, des acteur.rice.s des programmes de recherche et des chercheur.e.s.

Le parcours de recherche au sein de l’ÉSACM, quel qu’il soit, demande de venir 6 jours par mois dont les deux journées mensuelles communes, de participer au travail de la Coopérative, de faire état de sa recherche auprès de la communauté et de mettre en forme sa recherche de manière à ce qu’elle soit partagée et diffusable à la fin de son parcours.

La Coopérative, quant à elle, est à la fois l’espace où les acteur.rice.s de la recherche organisent son fonctionnement et ses projets, et où la recherche, celle propre à chacun et celle des programmes, se partage et se débat. Elle est l’espace où peut émerger les lignes directrices, un en-commun à tous ou à certains où peuvent se générer des projets, invitations, voyages collectifs et partagés.

Au delà des programmes, projets et séminaires existants, les chercheur.e.s peuvent inventer des projets et des propositions de recherche de formats divers pour les acteur.rice.s de l’école quels qu’il.elle.s soient. Depuis la projection d’un film jusqu’à la mise en place d’un séminaire annuel de recherche, les acteurs et actrices de la recherche peuvent mettre en oeuvre des propositions très diverses.

La Coopérative de Recherche prend place au cœur du plateau consacré aux ateliers des étudiant.e.s des années successives. Au cours de l’année, les chercheur.e.s doivent imaginer des formes de restitution « légères » et régulières de l’état de leur recherche (hypothèses, méthodes, questions, problèmes, résultats…), et peuvent envisager une forme de restitution de l’ensemble des recherches menées au cours de l’année. Autant que possible, cette restitution associe les étudiant.e.s de Master qui se sont impliqué.e.s dans les activités de la Coopérative de Recherche.

LE RAPPORT DE L'INDIVIDUEL AU COLLECTIF EST UN ASPECT STRUCTURANT DE LA RECHERCHE EN ART

Organisation et conditions d’accueil
La résidence de recherche se déroule de septembre à juin inclus.
Les chercheur.e.s bénéficient :

  • de l’accès au plateau de la Coopérative de recherche (environ 200m2 d’espace de travail, de réunion, atelier collectif) et aux locaux (ateliers, plateaux techniques, salles de séminaire, salle d’exposition, bibliothèque…), ainsi qu’aux moyens techniques et humains de l’école, dans le cadre de son projet ou des projets en commun avec les autres chercheur.e.s
  • L’usage d’un logement partagé, situé à Clermont-Ferrand
  • Une bourse de recherche
Coopérative de recherche de l'ESACM
Journée d'étude du programme de recherche Un film infini (le travail), 2017.
"Collages en France", édition ESACM, 2013
Réunion de travail

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Le DSRA

Le 3e cycle s’adresse à de jeunes artistes récemment diplômé.e.s (master ou grade master) d’écoles supérieures dans des disciplines artistiques, et à des artistes et des théoricien.ne.s, sans préférence de discipline, de médium ou de pratique, pleinement engagé.e.s dans une recherche ou souhaitant mettre en oeuvre un projet de recherche, en lien avec les axes de réflexions, projets et programmes de recherche mis en avant et en œuvre par les équipes de l’ÉSACM. Ce Troisième cycle correspond à une temporalité de 3 années de recherche passées au sein de la Coopérative de recherche au terme desquels le.la chercheur.e peut passer le DSRA, diplôme supérieur de recherche en art.
Un 3e cycle de recherche en art est distinct d’un troisième cycle universitaire. La forme artistique y demeure prépondérante, et s’il n’engage pas la nécessité de production écrite/théorique, il n’implique pas non plus d’exclusion de cette forme.

Au départ, le.la chercheur.e postule pour une première année de recherche au sein de la Coopérative. Il ou elle peut ou non venir travailler dans un programme ou projet de recherche, créer des formes de recherche et travailler à sa recherche singulière.

Au bout de cette première année, le.la chercheur.e pourra vouloir :

-arrêter sa recherche au sein de l’ÉSACM

-s’engager sur un 3e cycle et le DSRA

-poursuivre sa recherche sans la finalité d’un diplôme auprès d’un programme ou/et de la Coopérative

Mener un 3e cycle pour avoir un Diplôme Supérieur de Recherche en Art (DSRA) demande un rythme de recherche soutenu. Le.la chercheur.e en Troisième cycle sera suivi par un.e référent.e, aura des entretiens réguliers et mettra en oeuvre des invitations pour nourrir sa recherche. Au bout de trois années, il.elle fera une « soutenance » devant un jury dont la forme et le format sont à inventer pour chacun.

L'ÉQUIPE

LES CHERCHEURS

2019 - 2020
CHERCHEURS ASSOCIÉS
2018 - 2019
RÉSIDENTS CHERCHEURS
ÉTUDIANTS CHERCHEURS
2017 - 2018
RÉSIDENTS CHERCHEURS
ÉTUDIANTS CHERCHEURS
CHERCHEURS ASSOCIÉS
2016 - 2017
RÉSIDENTS CHERCHEURS
ÉTUDIANTS CHERCHEURS
2015 - 2016
RÉSIDENTS CHERCHEURS
  • Lucia Sagradini-Neumann
    Docteure en sociologie politique
  • Simon Boudvin
    Artiste
ÉTUDIANTS CHERCHEURS
2014 - 2015
RÉSIDENTS CHERCHEURS
  • Guillaume Robert
    Artiste
  • Louise Hervé & Chloé Maillet
    Artistes
  • Mathilde Chenin
    Artiste
  • Lucia Sagradini-Neumann
    Docteure en sociologie politique
ÉTUDIANTS CHERCHEURS
  • Marina Guyot
  • Tiphaine Calmette
2013 - 2014
RÉSIDENTS CHERCHEURS
  • Elsa Maury
    Doctorante en art
  • Barthélémy Bette
    Doctorant en sociologie
  • Lotte Arndt
    Docteure en études culturelles
  • Céline Ahond
    Artiste
ÉTUDIANTS CHERCHEURS
  • Josselin Vidalenc
  • Ronan Le Creurer
  • Gaëtan Larant
2012 - 2013
RÉSIDENTS CHERCHEURS
  • Benjamin Sabatier
    Artiste
  • Tiphaine Hameau
    Jardinier-paysagiste
  • Carole Douillard
    Artiste
  • Barthélémy Bette
    Doctorant en sociologie