Figures de transition (Surexpositions) : tropes, images, symboles d’un art en devenir

Le programme de recherche « Figures de transition » interroge acteurs et actrices, images, monstrations, projections d’une transition artistique qui se joue dans un espace qu’on nommerait de manière heuristique « afro-européen ». La particularité des figures de transition tient au fait qu’elles se concrétisent au moment où elles agissent et sont perçues, dans une situation intersubjective. Si on considère l’histoire des relations euro- africaines façonnées par désolations et fantasmes, quelle tournure prendra la transition artistique aujourd’hui ? Comment devenir, dans cet espace de différences, auteur de sa propre image, souverain de son identité ? Comment ce désir se manifeste- t-il dans les pratiques artistiques ? Et si ces pratiques font exister des figures de transition, serait-il possible de les identifier ? Il s’entend tout de suite que des réponses à de telles questions ne peuvent pas être trouvées seulement en regardant l’autre « comme des insectes. » (S. Ousmane). Travaillant aussi les formes, le programme de recherche porte une attention particulière à l’environnement dans lequel prend actuellement corps son questionnement, à savoir le milieu de l’exposition.

Partant ainsi de l’exposition, son objectif est volontairement critique. Il s’agit de développer la pratique artistique comme « l’art de n’être pas tellement gouverné » (M. Foucault), en déconstruisant tropes, images, symboles qui constituent les possibilités d’être exposés et de s’exposer. Devenir « auteur de son image » permettrait d’atteindre une souveraineté désirée par des artistes se trouvant aujourd’hui sous l’emprise d’un art-objet surexposé et d’un art-marchandise globalisé afin de transformer cet environnement en milieu partagé, perméable, transitoire.

 

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