Sarah Netter

J’ai envie de triturer les langages, archétypes issus de fictions collectives hégémoniques, décortiquer les réappropriations politiques langagières et fictionnelles et produire des réécritures de nos constructions culturelles, sociales, stéréotypées et mythiques en communautés; ré-écritures politiques, mythiques, fictionnelles, collectives, écritures inclusives, hétéroglossies et traductions comme outils théoriques et politiques.

Ma pratique se nourrit beaucoup des motifs, hétéroglossies et glocalisations qui m’entourent. J’aime en retracer les historiques, étymologies, traductions, et réappropriations pour pouvoir en extraire les stéréotypes, connotations et leurs formations.

Comment les pratiques trans-langagières et hétéroglossies sont catégorisées avec un prisme français colonial et genré, et comment et pourquoi certaines sont valorisées et d’autres invisibilisées, quelles représentations stéréotypées et négations d’existences et de savoirs situés cela crée.

J’aime découvrir de nouvelles histoires, des manies, des tendresses, interroger les ressentis à propos d’un velours orange ou les souvenirs d’un conte, examiner et travailler les pouvoirs de projections des formes. J’aime l’idée de construire des formes qui ressemblent à, font penser à, associent des éléments qui sont codés culturellement et socialement et en détourner les corporalités, symboles et emplois. Ainsi, je suis attirée par les sens communs à comprendre et déconstruire, débusquer les normes de «bon goût» , «bon mauvais goût» et «mauvais mauvais goût» (John Waters) et leurs histoires de domination et d’ostracisation, dans les langages comme dans les formes qui m’entourent.

Diplômée de la Sorbonne Nouvelle (Langues Etrangères Appliquées), DNSEP à la Villa Arson, membre du Collectif Accueil Villa Arson