Sarah Netter

Vit et travaille à Marseille. Artiste, ma pratique artistique se nourrit beaucoup des motifs et hétéroglossies qui m’entourent. Une des trames qui m’importe est celle des glocalisations ; notamment dans la productions de motifs et symboles manufacturés et formels. J’aime en retracer les historiques, étymologies, traductions, et réappropriations pour pouvoir en extraire les stéréotypes, connotations et leurs formations. Ces matériologies sociales nommées et connotées me permettent des jeux de vocabulaire et de collages. J’ai eu besoin de décortiquer la fiction, notamment la fantasy, les bestiaires, les légendes urbaines et mythologies comme aides à l’empouvoirement, fictions politiques et réparatrices. Traducteur·rice amateur·rice, j’essaye de traduire des textes hispanophones de personnes cuir au français, de les traduire et augmenter à plusieurs, et de les diffuser.

Je suis également engagé·e dans deux projets collaboratifs au long cours : « Souci du drame » (avec Camille Brêteau et Julien Carpentier), performeur·es, sculpteur·rices, conteur·euses, nous avons chacun·es exprimé un désir de scène, et de voix. C’est pourquoi nous avons commencé un projet de performancespectacle, mot/valise, dans lequel nous emportons tout un tas d’autres termes : costumes-décors, ambiances-costumes, décors-parlants, chorégraphies-chorales. Par l’écriture, on entremêle nos volontés prosthétiques et poétiques en créant de nouvelles narrativités ; des fictions non linéaires qui mettent à nu, rejouent et sur-jouent nos affects, peurs et égos. « Patati Patata » avec Hayoung Kim, nos recherches tournent autour des notions de transformations, de transmission et de traductions des formes et des langages. La patate était notre point de départ, produit comestible et culturel, qui hybride les sens de par son (ses) histoires, différentes expressions et emplois. Nous nous sommes passées des hot potatoes (dans le sens « sexy ») de l’un·e à l’autre, sous forme de vidéos, sculptures, dessins et poèmes.

Au sein de la Coopérative de recherche, je suis engagé·e cette année dans le groupe (( )) avec Enrico Floriddia et Crys Aslanian. Je fais également partie du groupe de travail d’interprétariat et traduction proposé par Enrico Floriddia qui nous permet de travailler à plusieurs des formes de traductions lives de contenus non traduits en français. Nous entamons également le groupe « s-kin » avec Carin Klonowski, Gérald Kurdian et Léticia Chanliau.