J. Emil Sennewald

Critique d’art, enseignant et chercheur, J. Emil SENNEWALD travaille sur les notions d’exposition, de déplacement et de transition. Docteur en philosophie (Université d’Hambourg, 2002), il intervient dans l’enseignement supérieur depuis 20 ans. Après avoir enseigné dans plusieurs universités et écoles supérieures d’art en Allemagne, en Suisse et en France, il devient 2013 professeur de philosophie à l’École supérieure d’art de Clermont Métropole (ÉSACM). En parallèle, il intervient régulièrement en tant qu’enseignant à la F+F Schule für Kunst und Medien, Zürich, avec laquelle il a établit une convention de collaboration internationale. 

Poursuivant en complément de ces engagements pédagogiques un travail de recherche en art, il a crée, ensemble avec Jacques Malgorn et Camille Varenne, en 2017 le groupe de recherche, Figures de transition au sein de l’ÉSACM. Aussi, pendant quatre ans, il a co-dirigé le groupe de recherche EnsadLab Displays à l’École nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD), Paris. 

Expert au sein d’écoles supérieures d’art en Suisse et en France, au niveau ministériel pour l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, il s’engage depuis dix ans dans l’évaluation des projets artistiques, scientifiques et éducatifs. Très actif en tant que critique d’art, il a co-dirigé le projet francoallemand « transversale », mis en oeuvre de nombreux interventions artistiques, débats publics, colloques. Pour la revue de critique de l’image « Rheinsprung 11 », publié à l’université de Basel, il intègre le comité scientifique et il est membre du comité scientifique et culturel des «Archives de la critique d’art». 

En tant que commissaire, il a organisé, entre 2000 et 2013, plus de 30 expositions et interventions dans son project room « café au lit ». Lauréat du prix de l’association internationale des critiques d’art (AICA France) en 2016, il est auteur de nombreux textes critiques, publiés dans revues d’art, catalogues d’exposition et livres d’artistes en France, Suisse, Autriche et Allemagne. 

www.weiswald.com 

Jan Kopp

Né en 1970 à Francfort en Allemagne et diplômé de l’École des beaux-arts de Paris, Jan Kopp a suivi divers programmes de résidence en France et à l’étranger, dont celui de PS1/ Moma à New York. Son travail recourt à différents médias – dessin, son, vidéo, sculpture, performance – sans en privilégier aucun, et résiste à toute tentation de spécialisation comme toute tentative de classification. Il se déploie aussi bien à travers de vastes installations conçues au regard des espaces qu’elles occupent, que sous des formes plus discrètes telle que du crayon sur papier. Les moyens mis en œuvre sont simples et se présentent rarement comme la propriété exclusive d’un savoir-faire spécifique et les constructions, équilibres, compositions toujours précaires auxquels ils donnent lieu peuvent être réalisés avec l’aide de ceux prêts à participer. La ville est un thème récurrent, autant comme lieu possible d’intervention que d’observation pour en déceler et figurer les plus infimes signes poétiques. 

Parmi ses dernières expositions personnelles figurent celle à la Fondation Bullukian, Lyon (2019), au Centre Georges Pompidou, Galerie des enfants (2015), Centre d’art de la Criée à Rennes (2013), au Centre d’art Contemporain, Abbaye de Maubuisson (2011), au Kunstraum Dornbirn (2010, Autriche), au FRAC Alsace, (2008), au Centre d’art de la Bastille, Grenoble (2008). 

Jan Kopp a participé à de nombreuses expositions collectives dont Le Nouveau Festival, Centre George Pompidou, Paris (2013), Architecture, Utopies, Desssin, MNAC, Bucharest (2011), Res Publica, MMOMA, Moscou (2010), Fragile, Musée d’art Contemporain, St Etienne (2009), Translation, MMOMA, Moscou (2008), Crisi, Angels Barcelona (2008), Singuliers, Museum of Modern Art, Canton, Chine (2005), I need You, Kunsthaus Biel/Bienne, Suisse (2004), Traversée, Musée d’art Moderne de la Ville de Paris (2002), la sixième Biennale de Lyon (2001) Clockwork, PS1/ MOMA, New York (2000). 

Jan Kopp est représenté par la galerie Eva Meyer à Paris (galerieevameyer.com) et Laurence Bernard à Genève (btwgallery.com/). Il a été lauréat du programme de résidence Hors les Murs de l’Institut Français pour le Brésil en 2014 et PS1/Moma, New York en 1999/2000. 

Jan Kopp enseigne régulièrement depuis 2001 dans diverses écoles d’arts en France et à l’étranger. Il est membre du collectif www.suspencedspaces.net  

www.jankopp.net 

Cédric Loire

Le parcours de Cédric Loire (né en 1974, vit et travaille à Montreuil) associe la connaissance du monde ouvrier et du travail à la chaîne, une formation universitaire et des activités professionnelles au sein du milieu culturel, tant institutionnel qu’associatif, et dans l’enseignement (universités, école préparatoire, écoles d’art). Après avoir été assistant du conservateur au Musée des Beaux-Arts de Tourcoing, il a travaillé au sein de plusieurs institutions culturelles (Frac Nord-Pas-de-Calais, Le Fresnoy, Musée d’Art Moderne de Villeneuve d’Ascq, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Musée Rodin). Il a enseigné à l’École Régionale Supérieure d’Expression Plastique (Tourcoing), à l’Université François-Rabelais (Tours) et à l’Université Paris-Est (Marne-la-Vallée), et est régulièrement intervenu dans différentes écoles d’art en France et à l’étranger, à l’occasion de jurys de diplôme, de conférences, de colloques et de workshops. 

Docteur en Histoire de l’art (Université François-Rabelais, Tours), membre du laboratoire de recherche InTRu (Interactions, Transferts, Ruptures artistiques et culturels). Sa thèse, soutenue en 2012, porte sur les mutations des modes de conception et de production de la sculpture, à l’ère de l’objet produit en masse, entre le milieu des années 1950 et le début des années 1970 aux Etats-Unis. Elle questionne notamment les conditions d’apparition d’une nouvelle figure de l’artiste, celle de l’artiste « post-studio » développant des collaborations avec des professionnels étrangers au monde de l’art : ingénieurs, artisans, industriels… 

Très tôt stimulé par le « pas de côté » que représente, pour un universitaire, le fait d’enseigner en école supérieure d’art, c’est assez naturellement qu’il s’intéresse aux enjeux suscités par l’introduction de la recherche en art, et qu’il prend activement part, en tant que coordinateur de la recherche de 2011 à 2019, à l’élaboration des dispositifs et des champs de recherche à l’ESACM. Ses fonctions de représentant de l’école auprès des autres structures de recherche, d’élu du collège des enseignants, au sein du CA, de l’Andéa et du CNESERAC, lui permettent de participer aux réflexions et au travail collégial sur la structuration de la recherche en art au niveau national. 

En 2016, il initie avec Sarah Ritter, artiste photographe et chercheuse, le projet de recherches « Léviathan » (soutenu à deux reprises par le Ministère de la Culture dans le cadre des appels à projets Recherche). Ces recherches explorent des terrains politiques et économiques contemporains (géographiques comme théoriques), à partir de lectures du roman d’Herman Melville Moby-Dick, ou le cachalot (1851). Le premier de ces terrains est constitué par la ville de Detroit (Michigan), durement frappée par les crises raciales, industrielles et financières, mais qui est aussi le lieu d’expérimentation de formes de résistance aux violences exercées par le système capitaliste. 

Parallèlement à ses activités de recherche et d’enseignement au sein de l’ESACM, il poursuit son travail de critique d’art et commissaire d’expositions. Il est l’auteur de nombreux articles et essais monographiques et théoriques sur la création contemporaine (Ddo, Artpress, Art 21, Archistorm, L’art même, Critique d’Art, The Journal of Visual Art Practice…). Des archives de ses écrits et des textes inédits sont accessibles sur son blog : 

http://heterotopiques.blogspot.com 

 

 

Philippe Eydieu

Né en 1979, vit et travaille à Clermont-Ferrand. 

Diplômé de l’ESACM en 2005. 

Philippe Eydieu est artiste. Il occupe à l’ÉSACM un poste hybride qui le relie autant à l’administration qu’aux enseignants et aux étudiants. Il est chargé des expositions, des projets extérieures et membre de l’équipe de la Coopérative de recherche. Par ailleurs il est impliqué dans le milieu associatif clermontois en tant que membre de l’association « Les Ateliers » et en tant que président/membre de l’association Non-breaking space en charge de la programmation de l’espace municipal d’art contemporain La Tôlerie. 

Michèle Martel

Docteure en Histoire de l’art (Université de Paris I – Sorbonne). Sa thèse s’intitule « Hans Arp : Poétique de la forme abstraite » et pose la question de la généalogie d’une forme (tant dans ses aspects pratiques que théoriques) tout en tentant de proposer une réévaluation des avant-gardes en les enracinant dans la multiplicité de leurs sources ainsi que dans la continuité du siècle qui précède leur apparition. 

Elle a travaillé dans de nombreuses institutions culturelles publiques et privées (Galerie Le Carré – Lille, Galerie l’AGArt – Amilly, MUBA Tourcoing, Le Fresnoy, MAMVP). Elle enseigne depuis 1999 (Université Lille III, Université Paris-Est Marne-la-Vallée) et a coordonné l’option art à l’ESAM Caen/Cherbourg où elle enseignait l’histoire et la théorie des arts. Elle est depuis 2012 membre du jury du test d’entrée à l’École du Louvre. 

Ses textes les plus récents ont paru dans « L’Art comme expérience » (Liénart, 2010 sous la direction de Camille Saint-Jacques et Eric Suchère), « Arp en ses ateliers d’art et d’écriture » (Musée de Strasbourg, 2011 sous la direction d’Aimée Bleikasten), « Itinérances. L’art en déplacement » (De l’incidence éditeur, 2013, sous la direction de Laurent Buffet) et « MCDMagazine » (2015). 

Alex Pou

Né en 1974, vit à Paris et travaille partout. École Estienne, Master à la Sorbonne I, DNSEP aux Beaux-Arts de Paris. Il a par ailleurs été le co-fondateur des éditions MIX. de 1999 à 2008 (avec Fabien Vallos et Claire Malrieux). 

Le travail d’Alex Pou tente de montrer dans ses films les relations complexes entretenues par différents mondes, humain, animal, végétal, et les situations qu’elles engendrent : solitudes, communications troublées, mutations. Les récits empruntent souvent aux codes du conte, de la fable ou du fantastique en les situant dans des espaces de transition jouant avec l’indétermination, le nocturne, le rêve, les lieux clos (construits ou naturels), les différentes formes de langage (parlés ou gestuels). Il réalise par ailleurs des dessins, pensés comme des formes de scénarios de films impossibles à réaliser. Des dessins pensés comme des films utilisant le collage comme montage, l’image comme projection, l’écriture comme scénario ou dialogue, la superposition comme rush, la dimension comme durée Il écrit aussi des textes autour du cinéma : « La méthode Frankenstein » dans « L’expérience du récit » édité par l’EESAB (École Européenne d’art de Bretagne), « Le milieu du fleuve » dans la revue Chimères. 

Ses derniers films, Sirius (2018), Le milieu du Fleuve (2015), Histoire de l’ombre (histoire de France) (2014), Le nouveau nouveau monde (2011), Grand Capricorne (2010), La préhistoire (2008) et L’invisible (2006) ont été montrés dans des salles de cinéma, au Centre Georges Pompidou, à la Sanshang Art Gallery (Hangzhou, Chine) au Consortium de Dijon, à la fondation Ricard pour l’art contemporain, au Palais de Tokyo, à la galerie Filles du Calvaire, au centre d’art Khiasma à Pantin, au festival Côté Court à Saint-Denis, au Fid de Marseille, et au RedBrick House à Yokohama. 

www.alexpou.com