« Dispersions – Restitutions » DSRA de Constantin Jopeck

Diplôme Supérieur de Recherche en Art de Constantin Jopeck
À la Tôlerie (10 rue de Bien Assis)

VERNISSAGE – Vendredi 9 décembre à 18h
À la Tôlerie
Dans le cadre de son diplôme supérieur de recherche en art à la Coopérative de recherche de l’ÉSACM, Constantin Jopeck investit l’espace de la Tôlerie et déploie les restitutions de sa recherche autour de plusieurs films: le voyage interdit de la dentelle, le chemin évasif du serpent, la réunion rebelle des espèces… Ses propositions s’harmonisent le temps d’une exposition, ouverte du mercredi 14 au samedi 17 décembre, de 14h à 18h.

JURY – Diplôme Supérieur de Recherche en Art
Les lundi 12 et mardi 13 décembre 2022, La Coopérative de Recherche de l’ÉSACM et Constantin Jopeck organisent plusieurs temps de présentation et de discussion autour de son travail avec un jury invité et composé de Rebecca Digne, artiste plasticienne, vidéaste et cinéaste; Geneviève Loup, chercheuse et enseignante de l’histoire du cinéma expérimental et de l’art vidéo à l’École
Cantonale d’Art du Valais et à la Haute École d’Art et de Design de Genève et Simon Ripoll-Hurier, artiste visuel, cinéaste, co-fondateur de radio *DUUU.

PROGRAMME :

Lundi 12 décembre à 17h
À la Tôlerie – ouvert à tousxtes
Présentation des travaux et discussion avec le jury du diplôme supérieur de recherche en art de Constantin Jopeck.

Mardi 13 décembre à 10h
À la Coopérative de recherche – ouvert à tousxtes
Discussion avec le jury à la Coopérative de recherche autour de différents objets de la recherche.

Mardi 13 décembre à 15h
À la Tôlerie – ouvert à tousxtes
Discussion et délibération du jury dans l’exposition à la Tôlerie. « Pourquoi regarder les animaux? » – Traduction et Projections

Mercredi 14 décembre à 19h
À la Tôlerie – Double soirée organisée à la Tôlerie.
Traduction live ouverte à tousxtes avec les artistes-chercheur•es enrico floriddia, Stéphanie Lagarde et Constantin Jopeck du texte « A Wombat Wake: In Memoriam Birubi » (2000) de la philosophe et militante éco-féministe Val Plumwood.
Suivi d’un programme de films d’artistes autour de la figure de l’animal comme entité mythologique et opérateur d’images et qui ont inspiré fortement le travail et la recherche de Constantin Jopeck.

Image : Le chemin du serpent, Constantin Jopeck

Portrait ancienne étudiante / Marion Jhöaner, réalisatrice

Marion Jhöaner est réalisatrice. Elle a passé ses deux premières années de DNA à l’École supérieure d’art de Clermont Métropole avant d’intégrer l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris et l’Edinburgh College of Arts en Écosse. Elle a réalisé plusieurs films documentaires en Scandinavie, mais aussi plusieurs courts-métrages de fiction. Elle vient d’obtenir le prix de la Liberté du 43e Festival du Court de Villeurbanne, en novembre 2022, avec la fiction Ce qui vient la nuit.

Ce qui vient la nuit, Batysphère production, 27’30 », 2022. 3 sélections en festival et le Prix de la Liberté au Festival du Film Court de Villeurbanne 2022 (voir le site de Marion Jhöaner)

Qu’attendiez-vous d’une école, et qu’est-ce qui motivait votre envie de vous investir dans un cursus artistique ?

Avant d’intégrer l’ÉSACM, je venais de terminer trois ans d’arts appliqués : j’étais donc déjà investie dans un cursus artistique depuis le lycée. J’avais choisi cette section parce que j’avais besoin de comprendre le monde à travers une approche plus sensorielle. Je pratiquais la photographie et l’écriture au quotidien et je ne me voyais pas rester assise toute la journée en classe sans pouvoir donner libre cours à mon imagination.

Ces trois années se sont révélées extrêmement riches et intenses, ce qui a soudé la promo dans laquelle j’étais. On attendait beaucoup de nous, aussi nous travaillions tout le temps, y compris la nuit à l’internat, même si nous n’avions pas le droit… Je n’ai pas le souvenir d’une vraie compétition entre les un·es et les autres, mais on était tou·tes porté·es par le désir de se surpasser, d’être toujours plus exigeant·es envers nous-mêmes. Il y avait aussi l’inquiétude du bac et des bons résultats dans les matières générales.

Au moment de choisir ma voie dans les études supérieures, cet environnement scolaire produisait une forte pression sur moi. Les noms des grandes écoles nationales revenaient en permanence avec le rêve d’y entrer. Et du côté de ma famille, on me poussait à intégrer une classe prépa dans le but d’entrer dans l’une de ces grandes écoles.

Mais pour ma part, j’étais épuisée de ces trois années de lycée et cette voie vers la prépa me semblait me précipiter, encore, vers une logique de concours et de productivité qui allait à l’encontre de la recherche intérieure dont j’avais besoin. Je sentais la nécessité de calmer le rythme, de réfléchir à la manière dont je souhaitais m’exprimer, identifier les pratiques artistiques que je voulais explorer. J’avais besoin de plus de liberté et c’est la raison pour laquelle j’ai tenté les Beaux-Arts de Clermont.

Dans une école d’art où il n’y a que l’option art, comment avez-vous nourri un projet de faire du cinéma ?

Je suis entrée à l’ÉSACM avec le désir de poursuivre la pratique photographique et vidéo que je cultivais déjà au lycée. Sans encore parler de cinéma, c’était la mise en scène qui m’intéressait, et les histoires qui découlaient de ces images, les atmosphères qu’elles suggéraient. J’ai développé mon goût pour le travail sonore également. Au départ, j’étais encore très tournée vers une recherche esthétique, au détriment du sens ; mais j’avais besoin d’en passer par là pour comprendre les thèmes qui m’animaient.

Mon parcours à l’ÉSACM a été déterminant en cela grâce à la rencontre d’un enseignant, Alex Pou et d’une chercheuse en particulier, Sarah Ritter. Ces discussions m’ont véritablement marquée. Il et elle ont aussi bousculé ma vision du travail, l’ont rendue moins rigide. En cernant mes préoccupations, ils m’ont dirigé vers le travail de cinéastes et d’artistes, souvent finlandais·es ou russes, qui sont toujours les piliers de mes inspirations aujourd’hui. C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que j’étais profondément touchée et attirée par l’âme des pays nordiques et slaves.

Vous avez ensuite intégré l’EnsAD ?

Sur les conseils de Muriel Lepage, j’ai tenté le concours de l’EnsAD dès ma deuxième année, pour pouvoir avoir une chance de l’intégrer après ma licence, comme il est rare d’être retenu dès la première tentative. Toutefois, j’ai eu la chance d’être sélectionnée tout de suite et je suis entrée en deuxième année dans le département Photo/Vidéo.

Je souhaitais entrer à l’EnsAD depuis longtemps, c’était donc un rêve qui se réalisait. Malheureusement, la transition a été assez difficile. Contrairement à l’ÉSACM où le cheminement de l’étudiant·e est pris en compte de manière globale et où les enseignant.es forment un collectif, notamment au moment des bilans, l’EnsAD a un système très scolaire et moins familial, assez proche de celui du lycée, avec des notes, et des feuilles de présence, ce qui ne me correspondait pas du tout.

J’ai ressenti cela comme une méfiance à l’égard des étudiant·es, comme si l’on nous soupçonnait de ne pas avoir envie de travailler alors que nous nous étions battu·es pour entrer dans l’une des écoles d’arts les plus sélectives de France… Paradoxalement, on nous demandait de développer tout un travail personnel porté sur le monde extérieur, alors que l’on nous obligeait à rester dans l’école, en 2e et 3e année.

Cela a été très douloureux de constater que l’école rêvée n’était pas en adéquation avec mes attentes. Le fait d’être entrée en cours de cursus n’a probablement pas aidé à mon intégration, mais je ne me suis pas sentie très accompagnée.

J’ai eu davantage d’échanges fructueux en dehors de ma section, avec les professeur·es de Cinéma d’Animation qui m’ont guidée notamment pour mon mémoire – et ce malgré le fait que je n’ai jamais fait de projets d’animation. La transversalité est l’un des meilleurs aspects de cette école, tout comme les nombreuses options qui existent, par exemple, l’écriture de scénario où j’ai fait mes premiers pas. L’école dispose également de nombreux équipements, dans de nombreux domaines, ce qui reste un atout incroyable en tant qu’étudiante, notamment en vidéo puisque le matériel est très onéreux.

Mais c’est en dehors de l’EnsAD que j’ai commencé à réaliser des films de fiction, avec des collaborateur·rices et des mentors extérieurs à l’école. C’est donc en me professionnalisant que j’ai retrouvé une manière personnelle de tracer mon parcours, tout en me confrontant à la réalité du travail. J’ai intégré ces films à mon cursus, de manière un peu hybride, pour pouvoir poursuivre mes études jusqu’à mon diplôme. Il s’agissait de projets trop longs et trop conséquents pour être véritablement encadrés dans le système de l’EnsAD – du moins tel que l’école fonctionnait à l’époque, car il y a eu un changement de direction depuis. Je ne sais pas comment les choses ont évolué aujourd’hui.

 

Sur la Terre, des Orages, IKO productions, 2018. Acheté par TV5 Monde et Ciné+. 4 sélections en festivals et 4 prix dont celui du Meilleur film de fiction au Redline International Film Festival 2019, Toronto, Canada. (voir le site de Marion Jhöaner)

Votre séjour au sein du département cinéma d’Edinburgh était-il rendu possible par un accord Erasmus ?

La renommée de l’EnsAD est évidemment un atout dont j’ai bénéficié au moment de ma recherche de mobilité dans le cadre d’Erasmus. Le département cinéma de l’école d’art d’Edinburgh a accepté de m’accueillir et c’est là que j’ai véritablement développé ma pratique de cinéma documentaire avec Tracey Fearnehough et Itandehui Jansen. Elles m’ont poussé à sortir de l’école et à filmer, à surmonter l’appréhension de l’inconnu : un nouvel environnement, une nouvelle langue, un nouveau pays… J’ai donc réalisé Les vivants, les morts et les marins, un court documentaire qui se déroule sur un chalutier, et qui nous immerge dans le monde des pêcheurs que je découvrais pour la première fois.

D’un point de vue plus global sur l’enseignement, j’ai été extrêmement surprise de l’inversion des rapports entre professeur·es et étudiant·es. Les professeur·es étaient très soucieux de l’intérêt que les étudiant·es portaient au contenu de leurs cours, qu’ils et elles amélioraient en fonction de ce qui nous intéressait. Et les étudiant·es locaux, eux, n’hésitaient pas à exprimer ce qu’ils attendaient de ces cours. Cela me semblait très mature, égalitaire, à l’inverse d’un rapport plus pyramidal en France. Cette différence s’explique peut-être en partie par le fait que les études supérieures au Royaume-Uni sont payantes.

Bien sûr, ce séjour à Edinburgh m’a permis de m’ouvrir à un nouveau pays, de nouvelles cultures car le campus universitaire était très cosmopolite et pas seulement centré sur les arts. Je suis devenue bilingue aussi, ce qui a été extrêmement précieux pour mes projets documentaires suivants.

Vous étiez à Clermont-Ferrand la semaine dernière pour la projection du film Synti, synti (l’île écorchée). Pouvez-vous nous en parler ?

Synti, synti (l’île écorchée) est un documentaire qui poursuit mes recherches sur le rapport entre l’Homme et la nature. Il dresse un portrait des Îles Vestmann en Islande à partir d’une histoire tristement célèbre, celle d’un homme ayant miraculeusement survécu à un naufrage. Au-delà de ce récit emblématique, le film explore le quotidien des pêcheurs de manière sensorielle et délivre les histoires qui imprègnent le territoire de ces îles. C’est un documentaire que j’ai réalisé au cours de ma cinquième année à l’EnsAD, en 2018, et que j’ai donc choisi de développer dans le cadre de mon diplôme.

Cela comportait des avantages matériels conséquents mais, comme je le disais précédemment, il fait partie de ces projets que j’ai en grande partie développé en dehors de l’école. J’ai travaillé avec une productrice, Julia Fougeray (Azadi Productions), que j’avais rencontrée en 2017 sur le tournage de Sur la Terre des Orages, produit par IKO et soutenu par la région Grand Est – mon premier film de fiction complètement extérieur à l’école. C’est elle qui a trouvé les fonds nécessaires pour partir en Islande et organiser la post-production du film.

Comme le film devait répondre aux critères du diplôme, c’est à dire être terminé pour juin 2018, le développement s’est fait très rapidement et le tournage a été très court, ce qui est inhabituel pour un documentaire ! L’écriture du film s’est donc véritablement déroulée sur le tournage, et au moment du montage.

Synti, Synti (L’île écorchée), Azadi productions, 30’00 ». 11 sélections en festival et 4 prix (voir le site de Marion Jhöaner)

Quels sont vos projets en cours ?

Cette année (2022, ndlr), je viens de terminer mon troisième film de fiction, Ce qui vient la nuit, soutenu par la région Grand Est et le département des Vosges et produit par bathysphere. Le film commence à être sélectionné dans les festivals, notamment au festival du Film Court de Villeurbanne ce mois-ci.

J’écris également mon premier long-métrage de fiction, Sans sommeil, ainsi qu’un autre court-métrage de fiction sélectionné l’année passée à la résidence du Tilleul dans le Morvan. Je recherche une production pour ces deux projets.

Je développe également un projet de long-métrage documentaire, Nuna, qui s’intéresse à la communauté inughuit du Nord du Groenland. J’ai obtenu une bourse de la région de l’île-de-France qui m’a permise de me rendre sur place durant six semaines cet été, pour de premiers repérages. J’aborde donc l’écriture documentaire pour la première fois de façon plus traditionnelle, et je poursuis ce travail avec Azadi Productions.

Enfin, je travaille à la commande d’un scénario de long-métrage de science-fiction pour une importante société de production. Ce sont des projets très enthousiasmants, très différents, qui demandent tous énormément d’exigence, mais qui n’évoluent pas à la même vitesse.

Il faut s’adapter en fonction du projet à chaque fois, la méthode de travail est toujours différente. Comme je suis particulièrement attachée au collectif, je suis profondément touchée par cette symbiose avec l’équipe que l’on peut ressentir au moment de la préparation et du tournage. Mais j’aime tout autant la recherche et l’intériorité des périodes d’écriture, qui sont plus solitaires et plus longues.

Vous réalisez par ailleurs des missions de consultante et lectrice pour des institutions ?

Depuis cinq ans, je suis en effet lectrice de scénarios pour différentes sociétés et institutions. L’enjeu est un peu différent à chaque fois selon les activités de la société, mais il s’agit globalement de lire les scénarios dans un temps relativement court, d’en rédiger les synopsis et de développer une analyse en mettant en lumière les points forts et les fragilités des projets, soit pour aider les commissions à se positionner dans leurs sélections ou acquisitions, soit pour aider un·e producteur·rice à prendre du recul quant à la réception du projet par des personnes extérieures et rediriger l’écriture avec ses auteur·rices avant de débuter le financement. En tant que consultante, je suis parfois amenée à suggérer des pistes de réécriture en fonction des intentions des auteur·rices.

La fiction est un domaine extrêmement exigeant où la réception des spectateur·rices est fondamentale, même dans le cinéma d’auteur où les propositions se jouent parfois des codes narratifs. C’est ce lien fort avec le public et cette quête de l’émotion, qui circule de l’écran à la salle, qui me plaît tant dans le cinéma.

Teaser pour Les vivants, les morts et les marins : https://vimeo.com/320340537

Teaser pour Synti, synti : https://vimeo.com/307028286

Une soirée openlab pour visiter le Fablab de l’ÉSACM

Vendredi 2 décembre, l’ÉSACM proposera une soirée Openlab.
Initiations, démonstrations, venez découvrir les équipements, et une exposition d’objets créés au FabLab pendant une soirée ouverte à tou·tes.
Passez quand vous voulez, entre 18h et 21h. Vous pourrez repartir avec un totebag imprimé à l’imprimante textile.
Ouverture gratuite et sans inscription.

Conférence « Nos territoires à l’épreuve de l’anthropocène à partir du cas de Saint-Pierre-et-Miquelon »

Stéphane Cordobes, Directeur Général de l’Agence d’Urbanisme et de Développement Clermont Métropole (AUDCM) proposera une conférence suivie d’un débat sur les territoires anthropocènes, en compagnie de Gregory Bernard, Conseiller métropolitain délégué, Président de l’AUDCM ; Laurent Rieutort, Professeur des Universités et Directeur de l’IADT ; Emmanuel Hermange, Directeur de l’ÉSACM ; Serge Lhermitte, Photographe, Professeur à l’ÉSACM.

La conférence s’appuie sur l’exposition photographique « L’exotisme anthropocène de Saint-Pierre-et-Miquelon », visible dans les mêmes locaux.
Cet événement s’inscrit dans le cadre du programme de prospective «Territoires, Culture et redirection écologique» mis en oeuvre par l’Agence d’urbanisme en partenariat avec l’Institut d’Auvergne du Développement des Territoires (IADT), l’ÉSACM et Clermont-Massif Central 2028.

→ le jeudi 17 novembre à l’IADT (51 boulevard François-Mitterand, 63000 Clermont-Ferrand).
Inscriptions ici

DSRA de Léticia Chanliau

Léticia Chanliau a intégré la Coopérative de recherche de l’ÉSACM en 2018. Elle est co-fondatrice de l’atelier Flamme, la maison d’édition Repro et de l’association Woman Cave Collective. Bien que pluridisciplinaire, son travail s’articule autour de trois pôles majeurs : l’écriture, l’installation et la vidéo.

« Après 4 ans à la coopérative de recherche, je me rends enfin compte que j’aime créer des contextes de rencontre, de discussion et d’échange, que ce soit par le jeu, le format de la revue ou la construction de mobilier !
 Proposer des espaces de pensées ou physiques qui soient « safes » et accueillants est une utopie, mais y réfléchir m’intéresse ; je souhaite faire cohabiter différents points de vue et donner la parole à d’autres.
Je présente le jeu de plateau Ascenseurs et technicien.ne.s pour mon DRSA . Il invite à s’interroger sur le concept de méritocratie et tente d’explorer le caractère synthétique des inégalités sociales et clivages classistes de la société française.
C’est aussi l’occasion de lancer le Woman Journal Vol.2, revue d’architecture féministe intersectionnel cofondée avec Chloé Macary Carney, qui se penche sur les espaces que nous habitons et leurs usages. »

→ Jeudi 3 novembre à partir de 19h : 
Lancement du Woman Journal Vol.2 (lecture, présentation et performance)

→ Vendredi 4 novembre à 9h30 : Jury et parties de jeu

À somme toute, 13 rue Neyron, 63000 Clermont Ferrand

 

Avec la participation de : Chloé Macary Carney, Jules Rouxel, Cécilia Lopez et Johana Blanc

Avec l’aide de : Adrien Fricheteau et Brieg Huon

Référente : Sophie Lapalu

Facilitateur·ices : Philippe Eydieu, Michèle Martel

Remerciements : Chloé Macary Carney, Brieg Huon, Adrien Fricheteau, Samuel Lecocq, Valentine Franc, Sophie Lapalu, Philippe Eydieu, Michèle Martel, Carin Klonowski, Cécilia Lopez, Isabelle Chanliau, Jean-Marc Chanliau, les équipes de l’ESACM, les chercheur.euse.s de la coopérative de recherche et les membres de Somme toute

Jury de DSRA : Nicolas Framont, Marion Bonjour et Mathilde Ehret-Zoghi

 

Evgeny Granilshchikov, artiste en résidence à l’ÉSACM.

L’Association nationale des écoles d’art (ANDEA) organise actuellement un accueil d’urgence d’artistes ukrainiens et russes au sein du réseau des écoles auquel l’ÉSACM contribue en recevant Evgeny Granilschikov en résidence jusqu’au 31 décembre 2022, avec le soutien de l’Institut Français près l’Ambassade de France en Fédération de Russie.

Artiste et réalisateur de films indépendant, Evgeny Granilshchikov a étudié la littérature et l’animation à l’École Rodchenko de photographie et d’art multimédia à Moscou. Il appartient à une communauté de jeunes artistes moscovites engagé·es. Son travail explore toute sorte de formats, de la courte vidéo filmée au smartphone jusqu’à la captation haute résolution, en passant par le live ou l’installation. Evgeny Granilshchikov questionne le cinéma en tant que médium, et s’en approprie les codes en travaillant à faire coexister plusieurs situations narratives dans un même temps. Il avait déjà réalisé en 2015 une résidence d’artiste en France, à la Cité internationale des arts.

https://www.instagram.com/granilshchikov/https://vimeo.com/granilschikovhttp://cargocollective.com/granilshchikov

→ Evgeny Granilshchikov donnera une conférence de présentation de son travail lundi 21 novembre à 18h, dans l’amphithéâtre de l’ÉSACM.

Image : capture d’écran de « I’m not me and life is not needed », videoperformance, 2022, 11,30′

 

Une conférence par Fanny Taillandier, écrivaine en résidence à l’ÉSACM POUR 2022-2023

Depuis 2011, l’ÉSACM accueille avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles Auvergne-Rhône-Alpes, un·e écrivain·e en résidence afin de soutenir la place importante que l’école souhaite donner à l’écriture et à la littérature dans son projet. Il s’agit d’une résidence de création au cours de laquelle, l’écrivain·e intervient ponctuellement auprès des étudiant·es.

Au cours de l’année 2022-2023, l’ÉSACM accueille Fanny Taillandier dont les livres questionnent les rapports politiques entre espaces, récits et pouvoirs en Europe et autour de la Méditerranée. Agrégée de lettres et urbaniste, elle écrit des chroniques et des enquêtes urbaines pour différents magazines et revues et collabore régulièrement avec des photographes. Son travail d’écriture explore la porosité entre la fiction et le réel à travers des romans et des essais qui croisent géographie, récits et littérature de genre (polar, science-fiction…) : Les Confessions du monstre (Flammarion, 2013), Les États et empires du lotissement grand siècle (PUF, 2016), Par les écrans du monde (Seuil, 2018), Farouches (Seuil, 2021) et récemment Delta (Le Pommier, 2022).

Depuis 2018, Fanny Taillandier travaille sur une série ouverte intitulée « Empires » et constituée de formes textuelles qui peuvent être des fictions, des essais, mais aussi des livres de photographie, des installations dans des lieux patrimoniaux ou d’exposition, voire tout autre support que l’autrice aura l’idée d’y inclure par la suite. Le lien entre ces objets, tous indépendants les uns des autres, est celui d’une méditation commune initiée par ces vers d’un poème d’Ulysse de Benjamin Fondane (1898-1944), philosophe, poète, migrant et persécuté : « Empires nés / Empires écroulés / Surgissant l’un de l’autre et l’un dans l’autre / Disparaissant. Pressés de s’écouler… »
Les empires, ce serait les formes de pouvoir et d’imaginaires se succédant et se générant sur un territoire. L’idée est de travailler ensemble le territoire et les récits qui le fondent et l’irriguent. Dévoiler ces strates dans l’histoire d’un territoire, faire résonner ensemble les échos d’imaginaires différents, mettre au jour et mettre en jeu les rapports de domination qui sous-tendent les empires.

C’est cette exploration que Fanny Taillandier poursuivra durant sa résidence à l’ÉSACM.

SOMME TOUXTES, exposition des diplômé·es 2022

« Somme toute des signes s’imposent. Ceux d’un ordre social et symbolique en crise dans ses catégories normatives, perceptives et cognitives. Iels les repèrent à même leurs vies et leurs corps et s’en saisissent comme autant d’occasions pour imaginer un nouveau système de coordonnées. Ainsi, depuis la brèche où se dévoile le caractère contingent de toute formation sociale, iels fabriquent des identités affranchies des binarismes de genre et des dualismes humain/non-humain, nature/culture sur lesquels s’adossent les modes de production capitalistes. Dans le même mouvement, ce sont des rapports sociaux, une distribution des rôles et des effets de structure qui sont épinglés et dépliés. Et des affects mobilisés : tristesse, colère, allégresse — ceux qui infléchissent ou redressent le corps et l’esprit lorsque, de sources d’aliénation et de domination, les valeurs, les significations et les représentations qui organisent un monde social sont réfléchies et réagencées. »

Sarah Ihler Meyer, commissaire de l’exposition

AVEC : Louise Beaucourt, Raoul Bonnefoy, Emma Caquineau, Rodrigo Cespedes Del Aguila, Cléo, Noémie Diaz, Thibaud Duffet, Assia Ermolova, Erika Fournel, Juliette Gaillard, Eden Lebegue, David Lennon, Mauve Pérolari, Emma Merlet, Eva Morin, Célestine Munch, Armineh Negahdari,  Simon Pastoors,  Tristan Robert, Nina*Rune Segaut, Danaé Seigneur.

Vernissage le mardi 4 octobre 2022 à partir 18h30 à l’ÉSACM puis à 20h à somme toute

Exposition à découvrir du 4 au 14 octobre 2022 

– à l’ÉSACM du lundi au vendredi de 10h à 18h

– à somme toute, 13 rue Neyron, du mercredi au samedi de 14h à 18h

Design, ana crews (Police de caractères : BBB Baskervvol par Bye Bye Binary et Denim par Displaay)

Portrait ancien étudiant / Yann Lacroix

Diplômé du DNSEP à l’ÉSACM en 2010, Yann Lacroix a développé une pratique presque exclusive de la peinture depuis les premières années de sa formation. Il convoque des paysages sans figurant·es, dont l’échelle enveloppe le·la visiteur·se. Yann Lacroix a participé à de nombreuses résidences, en France et à l’étranger, comme à la Tars Gallery de Bangkok, ou à la Casa de Velasquez à Madrid.
Blue Lagoon, huile sur toile, 37 x 46 cm, 2017

Qu’attendiez-vous d’une école d’art ?

Je dessine depuis toujours, mais jusqu’au milieu de l’année de ma terminale je n’avais pas envisagé faire une école d’art. Un ami m’en a parlé un mois avant le concours, et c’est comme ça que je suis entré à l’ÉSACM. Mon expérience dans l’école a été très riche humainement et intellectuellement. Ça a été pour moi un lieu très stimulant, où j’ai trouvé les outils pour mettre en forme ce qui m’anime, me questionne et constitue même ma manière d’être. Comme tou·tes les autres étudiant·es, j’ai essayé le plus grand nombre de médiums possibles au cours des 1ère et 2e années. Mais la peinture a pris assez vite une place importante. Mon diplôme de 3e année était déjà presque exclusivement constitué de peintures.

On retrouve beaucoup de motifs végétaux et architecturaux dans vos toiles, et de grands formats. Quelle est votre méthodologie de travail ?

Je peins exclusivement en atelier. Je m’inspire et m’appuie sur des photos que je prends dans mon quotidien, que je sois ici ou là. Je photographie des espaces et des motifs pour leur potentiel pictural. Mais je pioche et collecte également des images et documents dans des livres, des documentaires, des films ou sur internet.

Je travaille sur plusieurs types de formats : petits, moyens, et grands. Les petits parce qu’il y a une dimension intimiste. J’ai commencé à travailler sur ces formats il y a plus de dix ans après avoir observé les petits formats de Camille Corot, peints lors de ses voyages en Italie, dans les années 1820-1830.  Il y a beaucoup de peinture, de perspective et de force sur une si petite surface. Les grands formats disposent d’une échelle physique, on les appréhende avec son corps entier. Ils sont proche du champ de vision humain. Au cours des années, j’ai également commencé à travailler sur des moyens formats, sur lesquels je peux développer des problématiques intéressantes.

India Song, huile sur toile, 185 x 160 cm, 2018

Où travaillez-vous et comment s’organise votre temps de travail ?

Mon atelier se trouve à Saint-Ouen. Je travaille tous les jours et ne prends que très peu de temps pendant lequel je ne suis pas en train de penser à mon travail, à la peinture, aux projets et aux expos.

Je pars souvent en résidence en France, mais aussi à l’étranger, comme à Bangkok, à la Casa de Velasquez à Madrid ou à Tunis. Le travail en résidence nourrit beaucoup ma pratique. Ces situations me permettent de réfléchir différemment, de prendre de la distance avec le quotidien, et de prendre soin de l’avenir en convoquant des questions vers lesquelles je ne serai pas allé en restant dans mes habitudes.

Nice place for good value and the swimming pool was clean, huile sur toile, 230×200 cm, 2016

Travaillez-vous avec des musées, des galeries ?

Je travaille avec la galeriste Anne-Sarah Bénichou depuis 2019. Anne-Sarah m’avait repéré au Salon de Montrouge en 2018 alors qu’elle faisait partie du jury. Nous étions en contact depuis quelques mois quand elle m’a contacté en juin 2019, à la fin de ma résidence à Madrid, pour me proposer une exposition personnelle dans sa galerie au mois de septembre suivant. J’ai poursuivi mon travail avec elle depuis.

Je travaille également avec la galerie Selma Feriani à Tunis et Londres. Je prépare en ce moment une exposition personnelle à la galerie Selma Feriani à Londres et une à la Fondation Fernet-Branca à Saint-Louis, pour 2023.

 

https://www.yannlacroix.com/

https://www.instagram.com/_yann_lacroix_/

https://www.facebook.com/yann.lacroix.92

https://www.arte.tv/fr/videos/081647-009-A/yann-lacroix/

Tennis Club, huile sur toile, 195 x 240 cm, 2018

Un atelier hebdomadaire pour les 12-17 ans

Pour la première fois, un atelier hebdomadaire spécifiquement pour les 12-17 ans va être proposé par l’ÉSACM, en partenariat avec le centre Camille-Claudel. Il reste des places !
Début des ateliers le samedi 1er octobre 2022.

Cet atelier permettra de découvrir plusieurs techniques d’arts plastiques tout au long de l’année. Lors du premier rendez-vous, une balade sera proposée pour photographier les végétaux dans la ville. Ensuite, ces images serviront à pratiquer le dessin, le modelage en argile, à fabriquer des tampons, etc.

INFOS PRATIQUES
les samedis de 14h à 17h, du 1er octobre 2022 au 1er avril 2023.
Inscriptions auprès du secrétariat du Centre Camille-Claudel, 3 rue Maréchal Joffre à Clermont-Ferrand, ou par téléphone au 04 73 42 37 27, à partir du lundi 5 septembre 2022.

Les ateliers auront lieu au Centre Camille-Claudel et à l’École supérieure d’art de Clermont Métropole (25 rue Kessler, 63000 Clermont-Fd)
Tarifs : entre 33,60€/an et 92,80€/an en fonction du quotient familial.