Une journée portes ouvertes en ligne de la Coopérative de recherche le mercredi 23 juin

Le mercredi 23 juin, 3 permanences en ligne seront proposées par les chercheur.e.s de la Coopérative de recherche de l’ÉSACM. Pendant chaque permanence, un temps de présentation de la Coopérative sera proposé, pour informer et échanger autour de son fonctionnement et de ses activités.

Il suffit de s’inscrire en remplissant le formulaire suivant :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfPnnTdrdp7L7BYpEEie0nx33RHp710WWiTqQPZ92RAS0efEA/viewform?usp=sf_link 

Plus d’infos sur la recherche sur notre site, ainsi que sur la plateforme dédiée à la Coopérative.

 

 

« Harmonie », une exposition par la Coopérative de recherche à la galerie In extenso

« Harmonie », une proposition de la Coopérative de recherche de l’ÉSACM.

Comment composer depuis le collectif ? Comment s’accorder, échanger, et faire cohabiter sa recherche avec celles des autres ?

Du 1er au 15 avril 2021, les chercheur⋅e⋅s de la Coopérative de recherche de l’ÉSACM investissent les espaces de la galerie associative In Extenso pour y déployer des temps de travail, des actions éphémères et des partages de contenus et de formes – en ligne ou hors ligne.

Au fil des jours et de la programmation, In extenso devient l’espace où se traduisent les doutes et l’émulation qui animent la vie de la recherche à l’ÉSACM.

Programmation en cours.

https://www.inextenso-asso.com/

Du 1er au 15 avril, évènements en ligne sur le compte Instagram de l’ÉSACM et d’In extenso. Permanence et accueil du public à la galerie du lundi au dimanche, de 14h à 18h.

CONFÉRENCE / « Black to Détroit, un portrait géographique de la techno », par Alia Benabdellah

Le groupe de recherche Léviathan invite Alia Benabdellah :

La musique techno est née dans la communauté noire de Détroit aux États-Unis, au début des années 1980, d’une fusion entre le funk et les musiques électroniques européennes. Cette conférence s’intéresse à la ville de Détroit, à la communauté noire américaine de la plus grande ville noire des États-Unis et à ce style de musique électronique qui a rapidement obtenu une audience mondiale au point d’influencer de nombreuses musiques populaires contemporaines. Pourtant dans l’imaginaire collectif, la techno est peu associée à la communauté noire américaine. Parce qu’elle n’utilise que peu de codes classiquement à l’œuvre dans les musiques noires américaines et que la maîtrise des technologies est généralement perçue comme l’affaire de la communauté blanche occidentale, la techno semble être dans l’imaginaire collectif une musique plus blanche que noire. Est-ce pour cela que les amateurs situent son origine à Berlin plutôt qu’à Détroit ? Que signifie, au fond, cette méprise ? Nous reviendrons donc à Détroit, aux sources de la techno, pour comprendre ces contradictions, montrer la manière dont la techno est attachée à la ville et voir comment matière musicale et matière urbaine interagissent dans cette ville, marquée par le déclin économique et la ségrégation raciale sans que sa force créative ne semble céder.

Alia Benabdellah est titulaire d’un master de communication culturelle, et spécialiste de l’étude des musiques noires américaines. Doctorante en géographie humaine à l’université Bordeaux Montaigne sous la direction d’Yves Raibaud, elle travaille sur les racines noires de la techno de Détroit. Elle est intervenue dans plusieurs conférences aux États-Unis, au Canada et en France, et s’est rendue à de nombreuses reprises à Détroit où elle a entrepris un long travail de terrain, notamment grâce à une bourse Fulbright. Alia a contribué à plusieurs publications scientifiques et médiatiques comme le catalogue de la Biennale du Design de St Étienne, et celui de l’exposition Night Fever au musée Vitra. Entre matières sonores et matières urbaines, Alia nous invite dans un voyage musical où nous rendons visite aux racines de la musique techno.