Anthony Poiraudeau

Né en 1978, Anthony Poiraudeau est écrivain. Il vit et travaille à Nantes, et est membre du comité de rédaction des revues « 303 » et « La moitié du fourbi ».

Au cours d’études d’histoire de l’art aux universités de Nantes, de Rennes 2 et à l’EHESS, il entreprend des recherches sur la perception de l’espace, le paysage dans l’art contemporain et les relations entre les notions de lieu et de paysage.

En 2005, il est commissaire de l’exposition « No Walk No Work / Pas de marche Pas d’œuvre », sur l’art contemporain et la marche à pied à la Galerie Villa des Tourelles à Nanterre.

Comme écrivain, il travaille d’abord sur l’appréhension esthétique et narrative de l’espace et du paysage, ainsi que sur l’enchevêtrement de la géographie et de l’espace mental dans l’expérience humaine du monde, en élaborant des formes textuelles mêlant le récit et l’essai.

En 2013 paraît son premier livre, « Projet el Pocero : dans une ville fantôme de la crise espagnole », aux éditions Inculte, récit de la visite d’une ville déserte issue de la bulle spéculative immobilière espagnole des années 2000 et réflexion sur le statut de la réalité.

En 2017 paraît son deuxième livre, « Churchill, Manitoba », associant histoire d’une petite ville du grand nord canadien, récit de voyage, et interrogation à propos de la rêverie sur les cartes de géographie et le désir d’un lieu lointain.

Au cours de l’année 2018-19, il était écrivain en résidence à l’ESACM et travaillait sur l’enquête comme motif, forme et méthode littéraires.

Gyan Panchal

Gyan Panchal est né en 1973, il vit et travaille à Eymoutiers (Limousin).

Depuis sa sortie de la Jan Van Eyck Academie (Maastricht, Pays-Bas), son travail a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles : à la galerie Marcelle Alix à Paris, chez Jhaveri Contemporary à Bombay, à la Maison des Arts Georges Pompidou à Cajarc, à la galerie Edouard Manet à Gennevilliers, au Palais de Tokyo. On a également pu voir ses œuvres dans les collections du Centre Pompidou à Paris, à la Biennale d’Art Contemporain de Rennes, au Carré d’art de Nîmes, au Crédac à Ivry-sur-Seine, à la Villa Arson à Nice, à la Fondation Ricard à Paris. Il est également commissaire d’expositions (« Apartés » au Musée d’art moderne de la ville de Paris, « Être Chose » au Centre international d’art et du paysage de Vassivière).

Marie Orts

Diplômée du Centre National de Danse Contemporaine d’Angers en 2011, Marie Orts est artiste chorégraphique. Elle a été/est interprète pour les chorégraphes: Dominque Brun, Olivia Grandville, Emmanuelle Huynh, Sylvain Prunenec, Béatrice Massin, Faustin Linyekula, Toméo Vergès, Arthur Eskenazi et Jennyfer Lauro-Mariani et pour le compositeur interprète rA. Elle assiste David Wampach et Dominique Brun pour différentes créations et compose la chorégraphie de la pièce de théâtre Soulèvement(s) avec et par Marcel Bozonnet, Valérie Dréville et Richard Dubelski.
Ses pièces et ateliers de création ont été accueilli dans différents lieux dont les festivals: Moving Cells à Leipzig, A domicile à Guissény et June Events, au Musée de la Chasse de Paris. En 2016/2017, elle est chorégraphe stagiaire de la formation Prototype à l’Abbaye de Royaumont.
En parallèle de ses activités chorégraphiques, elle se forme en ethnologie, en esthétique et est aujourd’hui notatrice Laban. La transmission étant au coeur de ses préoccupations, elle coordonne les actions culturelles de la compagnie des Porteurs d’ombre (Dominique Brun). Avec Lina Schlageter, Sophie Jacotot et Roméo Agid, elle développe des projets de création et de transmission à partir des outils de notation et d’analyse du mouvement de Rudolf Laban. Depuis quatre ans, Sophie, Roméo et Marie collaborent avec l’artiste Olivier Agid au sein de l’Institut des actes à Riom et y installent leur association, le NN&BB.

Cécile Monteiro-Braz

Née en 1973. Vit et travaille à Paris.

Après des études d’histoire de l’art à l’École du Louvre, Cécile Monteiro-Braz se spécialise dans les métiers du livre et de la création imprimée au sein de l’École Supérieure Estienne des Arts et Industries Graphiques à Paris. Diplômée, elle rejoint en 1995 l’atelier Bordas à Paris où elle exerce le métier de lithographe et collabore aux créations originales de nombreux peintres et sculpteurs contemporains.
Parallèlement, elle est nommée responsable de la programmation des expositions de la galerie de l’atelier et assure de 1996 à 2005 la relation aux collectionneurs et institutions dans le cadre de salons d’art contemporain notamment la Fiac, Art Basel, Paris Photo et Artistbook International. Dans les années 2000, elle s’ouvre aux nouvelles technologies en intégrant à sa pratique les nouveaux procédés d’impression numérique jet d’encre. Elle est depuis spécialisée dans le tirage d’exposition « fine art ». Elle est également l’auteur du catalogue raisonné de l’œuvre gravé de James Brown
« Impressions, 1986-1999 » (Bouquinerie de l’Institut éditeur).
Depuis 2005, Cécile Monteiro-Braz est professeur d’enseignement artistique à l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole.
Conjointement, se perdant dans les songes sans jamais s’égarer, elle conçoit des ensembles de sculptures et de travaux sur papier qui, tout en empruntant à notre alentour, orchestrent une autre ordonnance de la réalité, la transformant en de nouveaux mondes plus intérieurs.
En tant qu’ornementiste, elle appréhende un sensible en fuite de la friture du monde. Échelle domestique. Silence. Lente immobilité du temps où demeure malgré tout le vivant. Et pourquoi pas ? Faire un pas vers une poétique réclame le retrait.

cmbraz.online.fr

Michèle Martel

Docteure en Histoire de l’art (Université de Paris I – Sorbonne). Sa thèse s’intitule « Hans Arp : Poétique de la forme abstraite » et pose la question de la généalogie d’une forme (tant dans ses aspects pratiques que théoriques) tout en tentant de proposer une réévaluation des avant-gardes en les enracinant dans la multiplicité de leurs sources ainsi que dans la continuité du siècle qui précède leur apparition.
Elle a travaillé dans de nombreuses institutions culturelles publiques et privées (Galerie Le Carré – Lille, Galerie l’AGArt – Amilly, MUBA Tourcoing, Le Fresnoy, MAMVP). Elle enseigne depuis 1999 (Université Lille III, Université Paris-Est Marne-la-Vallée) et a coordonné l’option art à l’ESAM Caen/Cherbourg où elle enseignait l’histoire et la théorie des arts. Elle est depuis 2012 membre du jury du test d’entrée à l’École du Louvre.
Ses textes les plus récents ont paru dans « L’Art comme expérience » (Liénart, 2010 sous la direction de Camille Saint-Jacques et Eric Suchère), « Arp en ses ateliers d’art et d’écriture » (Musée de Strasbourg, 2011 sous la direction d’Aimée Bleikasten), « Itinérances. L’art en déplacement » (De l’incidence éditeur, 2013, sous la direction de Laurent Buffet) et « MCDMagazine » (2015).

 

Cédric Loire

Né en 1974, vit et travaille à Montreuil.

Le parcours de Cédric Loire associe la connaissance du monde ouvrier et du travail à la chaîne, une formation universitaire et des activités professionnelles au sein du milieu culturel, tant institutionnel qu’associatif, et dans l’enseignement (universités, école préparatoire, écoles d’art).
Après avoir été assistant du conservateur au Musée des Beaux-Arts de Tourcoing, il a travaillé au sein de plusieurs institutions culturelles (Frac Nord-Pas-de-Calais, Le Fresnoy, Musée d’Art Moderne de Villeneuve d’Ascq, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Musée Rodin). Il a enseigné à l’École Régionale Supérieure d’Expression Plastique (Tourcoing), à l’Université François-Rabelais (Tours) et à l’Université Paris-Est (Marne-la-Vallée), et est régulièrement intervenu dans différentes écoles d’art en France et à l’étranger, à l’occasion de jurys de diplôme, de conférences, de colloques et de workshops.

Docteur en Histoire de l’art (Université François-Rabelais, Tours), membre permanent du laboratoire de recherche InTRu (Interactions, Transferts, Ruptures artistiques et culturels). Sa thèse, soutenue en 2012, porte sur les mutations des modes de conception et de production de la sculpture, à l’ère de l’objet produit en masse, entre le milieu des années 1950 et le début des années 1970 aux États-Unis. Elle questionne notamment les conditions d’apparition d’une nouvelle « figure » de l’artiste, celle de l’artiste « post-studio » développant des collaborations avec des professionnels étrangers au « monde de l’art » : ingénieurs, artisans, industriels…

Très tôt stimulé par le « pas de côté » que représente, pour un universitaire, le fait d’enseigner en école supérieure d’art, c’est assez naturellement qu’il s’intéresse aux enjeux suscités par l’introduction de la recherche en art, et qu’il prend activement part, en tant que coordinateur de la recherche, à l’élaboration des dispositifs et des champs de recherche à l’ESACM.

Critique d’art, commissaire d’expositions, il est l’auteur de nombreux articles et essais monographiques et théoriques sur la création contemporaine (Ddo, Artpress, Art 21, Archistorm, L’art même, Critique d’Art, The Journal of Visual Art Practice…).

http://heterotopiques.blogspot.com

Serge Lhermitte

Né en 1970, Serge Lhermitte vit et travail à Strasbourg.

Pratiquant une forme quasi sociologique de l’art, Serge Lhermitte explore et analyse l’impact essentiel de phénomènes sociaux tels que le travail salarié, les retraites, la réduction du temps de travail, mais aussi l’architecture, l’urbanisme et les mutations urbaines sur la construction de nos identités, dans l’élaboration de nos subjectivités, dans l’information de nos êtres au monde. Il propose des images réflexives, où les espaces privés et publics se replient l’un sur l’autre.
Serge Lhermitte invente pour chaque série un protocole particulier, un cadrage et un mode spécifique de monstration. Une esthétique hybride qui articule deux dimensions apparemment antinomiques : symbolique et réaliste. Serge Lhermitte expose régulièrement depuis 2000 que ce soit au sein de Centres d’Art Contemporain, de Pole Photographique ou de musée. Il prépare une exposition monographique au 19 de Montbéliard et a participé en début d’année à la 10ème Biennale de Design de Saint-Etienne.

Sophie Lapalu

Critique d’art et commissaire d’exposition, Sophie Lapalu est diplômée de l’École du Louvre (Paris) et de l’École du Magasin (Grenoble). Elle soutient sa thèse en novembre 2016 à l’Université Paris 8 où elle a enseigné durant trois ans après avoir été coordinatrice de 2010 à 2013 de l’espace d’exposition de l’École Nationale Supérieure d’Arts Paris-Cergy, YGREC.
Ses recherches sur l’action furtive l’ont mené à expérimenter divers formats d’exposition. Elle a invité le chauffeur de taxi Fluxus Jeff Perkins à partager ses 400 heures d’enregistrements de conversation avec ses clients lors d’un workshop et d’une exposition (« A Secret Poet », La Vitrine, 2011), une série d’œuvres invisibles a été documentée par la chanteuse Ava Carrère (« D’échec en échec sans perdre son enthousiasme », YGREC, 2012), elle a investi une maison abandonnée (« Pretty Vacant », Villa Renata, Bâle, 2013) et propose des programmations entendues comme de possibles expositions (« Revue pour Nuit Blanche », Théâtre du Grand Parquet, Paris, 2013, « Que s’est-il passé ? » MacVal, 2014, « La célérité du Bernard l’ermite », Où, Marseille, 2015, « Le Festival de l’inattention », Glassbox, 2016). Elle est membre du comité de rédaction de la revue Marges, correspondante pour *DUUU radio, et a publié plusieurs ouvrages (« CUL DE SAC », Astérides ateliers d’artistes, 2014, « Rien n’est vrai, tout est permis. Entretien avec Florence Jung », Éd. Piano Nobile, Genève, 2014, « De l’action à la conversation, Jean-Christophe Norman », FRAC Franche Compté, Les Presses du Réel, Dijon, 2014).

http://sophielapalu.blogspot.fr

Jan Kopp

Après ces études (diplômé de l’École des Beaux-Arts de Paris, 1996), Jan Kopp devient l’assistant des artistes Jochen Gerz et Esther Shalev Gerz. En 1997 il co-fonde la galerie associative Glassbox à Paris, un des premiers lieux d’exposition auto-gérés par de jeunes artistes. Jan Kopp a suivi divers programmes de résidence en France et à l’étranger, dont celui de PS1/ Moma à New York (1999/2000).  Son travail recourt à différents médias – dessin, son, vidéo, sculpture, performance – sans en privilégier aucun, et résiste à toute tentation de spécialisation comme toute tentative de classification. Il se déploie aussi bien à travers de vastes installations conçues au regard des espaces qu’elles occupent, que sous des formes plus discrètes telle que du crayon sur papier. Les moyens mis en œuvre sont simples et se présentent rarement comme la propriété exclusive d’un savoir-faire spécifique. Ainsi, les matériaux utilisés sont régulièrement de récupération ; et les constructions, équilibres, compositions toujours précaires auxquels ils donnent lieu, peuvent être réalisés avec l’aide de ceux prêts à participer. L’assemblage est une technique de prédilection, fait avec des vis, de la colle, du plâtre ou bien même des logiciels, il remet objets et images récupérées sur le chemin d’un sens – fût-ce t’il tout de suspension. La ville est un thème récurrent, autant comme lieu possible d’intervention que d’observation pour en déceler et figurer les plus infimes signes poétiques.
Jan Kopp est co-fondateur de Suspended spaces  (www.suspendedspaces.net), un collectif d’artistes et de chercheurs qui s’intéressent à des lieux et géographies en « suspend », des endroits instables, ou contraints, pour des raisons politiques, économiques ou historiques.
Il a enseigné (volume/espace) à l’École Supérieure d’Art de Rueil Malmaison (2001-2005) et à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs à Paris (2012-2013).

www.jankopp.net

Armand Jalut

Représenté par la galerie Michel Rein, Armand Jalut a été exposé au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et au Palais de Tokyo dans le cadre de l’exposition Dynasty, panorama de la jeune création française.

Il a bénéficié de plusieurs expositions personnelles, notamment au Musée des Sables d’Olonne, à la galerie Edouard Manet à Gennevilliers et au Creux de l’Enfer à Thiers.

Il a participé au programme de résidence Paris//Los Angeles F.L.A.R.E. (France Los Angeles Residency Exchange). Dans le cadre de la programmationhors les murs des Abattoirs FRAC Midi-Pyrénées, l’exposition “The Secretary Blouse” présenta des travaux faisant suite à cette résidence. Régulièrement présentées dans des expositions collectives, ses oeuvres font notamment partie des collections du Musée d’art moderne de la ville de Paris, du Fond national d’art contemporain et du Frac Aquitaine.

La peinture d’Armand Jalut s’inscrit dans un processus large de recherches iconographiques cultivant l’ambiguïté et les paradoxes. Il se définit comme un collectionneur d’images, photographie des objets, des motifs, il accumule des accessoires de mode, des affiches, des revues, des visuels glanés sur internet ainsi que d’authentiques objets appartenant à sa mythologie personnelle. Ces éléments sont soumis à des jeux combinatoires, des déplacements, des recyclages, se transforment en artefacts aux réminiscences fantastiques et fétichistes.

Son travail rend compte de cette manière d’observer l’anodin, l’obsolète, afin de se transfigurer par le  filtre de la peinture, manipulant le sujet comme un miroir déformant.

www.armandjalut.com