Carine Klonowski

Née à Nice en 1989 et diplômée de l’École Européenne Supérieure de l’Image d’Angoulême en 2012, Carine Klonowski vit et travaille à Chelles.

Son travail se développe autour de questions relatives à l’image et à ses modes d’apparition, de réception, de transmission et de duplication. Elle en étudie et manipule les composantes essentielles – lumière, couleur, temps, figuration, abstraction. À travers l’installation, la vidéo et l’image imprimée, elle réalise un travail d’atmosphère dans lequel elle active ses pièces, par des textes ou des performances. Sa pratique est autant marquée par la peinture romantique et le colorfield que par la littérature, le cinéma de science-fiction et le jeu vidéo.

Plus récemment, ses recherches s’axent sur le médium de l’écran, sur les dispositifs technologiques de transmission et d’affichage de l’image. S’appuyant notamment sur les théories des software studies et de l’archéologie des média, elle vise une exploration à la fois critique et sensible d’un technotope ou mediascape, un monde dans lequel l’écran affecte écosystèmes, humain et paysage, et inversement.

En parallèle de sa pratique artistique, Carine Klonowski a mené entre 2013 et 2016 un cursus de recherche en Lettres et Arts à l’Université Paris VII, consacré à l’étude du dégradé coloré, de la peinture classique aux pratiques artistiques contemporaines. Elle est également co-fondatrice des éditions sun7 – maison d’édition indépendante axée sur la manipulation du livre et de l’image – et membre du collectif curatorial Le Syndicat Magnifique – principalement actif en Île-de-France (Sunday Scaries à la galerie 22,48m2 en novembre 2017, inspiration ~ transpiration à la MAC Créteil en février 2018).

www.carineklonowski.net

www.sun7.top

www.syndicatmagnifique.xyz

Constantin Jopeck

Constantin Jopeck est étudiant-chercheur à la coopérative de recherche de l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole depuis septembre 2018. Son travail se cristallise autour d’un enjeu disciplinaire spécifique : les actes performatifs de l’image en mouvement; un travail sur sa « présence » et sa visibilité : ses glissements à travers des espaces de parole, de circulation, naturels, en actes. Ses travaux actuels, qui prennent la forme d’installations vidéos, de performances, s’intéressent à des trajectoires intimes, en perdition, saisies dans l’instantané de paysages. Évocations épidermiques, images évanescentes, paysages en mutation, états « déterritorialisés », perspectives en révolution, variations de l’horizon, les formes qu’il propose se concentrent sur une zone géographique spécifique, le sud de l’Italie, et ses paysages à la périphérie de l’Europe.

www.constantinjopeck.net

Léticia Chanliau

Léticia Chanliau vit et travaille à Paris. Elle a obtenu un Master en Pratique Artistique Contemporaine à HEAD Genève au sein du Workmaster en juin 2017.
Elle a co-fondé, en 2015, la maison d’édition et collectif d’artiste Repro du Léman.
Son travail est pluridisciplinaire, il s’articule néanmoins autour de trois pôles majeurs : l’écriture, l’installation vidéo et la vidéo. Elle envisage ces médiums comme des vecteurs de narrations, des dispositifs qui permettent d’engager des réflexions sociales et politiques avec le regardeur autour de thématiques telles que : le travail, les relations de pouvoir entre individus, la place de la femme dans le milieu artistique ou la notion d’auteur. Ces médiums se veulent comparables à une conversation entre regardeur et artiste, d’égal à égal, par le biais de mots, de gestes ou encore de formes.Elle met en place des dispositifs narratifs à plusieurs niveaux de lecture. Ses objets empruntent à l’iconographie des milieux associatifs, de la contre-culture, des syndicats, en bref à la lutte politique. Ils oscillent entre un désir de propagande et une volonté de réflexion sur notre relation au savoir, à la transmission et à l’apprentissage.Léticia aime raconter des « histoires » ouvertes se jouant des codes de l’information, comme des invitations à se forger un avis.

Melis Tezkan

Melis Tezkan est née à Istanbul en 1982 ; elle vit et travaille à Paris.  

Depuis 2006, sous le nom de biriken et en duo avec Okan Urun, elle met en scène des spectacles de théâtre dont elle fait également la scénographie, elle crée des performances, vidéos et fêtes. La posture du corps qui va et vient entre le personnage et le performeur, la dégénérescence, la discordance et la nostalgie du low-tech sont quelques-unes des couches que biriken utilise pour mettre en évidence la constitution ambiguë du présent.  Parmi les lieux où biriken a présenté son travail : Festival Under The Radar au Théâtre La MAMA à New York, Festival De Keuze International au Théâtre Rotterdamse Schouwburg, Biennale de Sharjah, Theater Dortmund, Festival iDANS, Festival International de Théâtre d’Istanbul, Festival Jerk-Off à Paris,  Festival International de Cinéma d’Ankara, Stückemarket’11 au Théâtre de Heidelberg, Zorlu PerformingArts Center à Istanbul, Festival Instants Vidéo à Marseille, Festival Fragments au 104 à Paris, Montévidéo à Marseille, Musée Pera à Istanbul, Salt,  Théâtre Ouvert à Paris, … En 2018 biriken a été nommé parmi les Future Greats du Magazine Art Review.

Par ailleurs, Melis Tezkan met en espace des textes et expositions, réalise des performances et vidéo-clips, fait de la programmation pour des institutions d’art. Elle a collaboré à plusieurs reprises avec Nil Yalter pour créer des performances, film et expositions . Elle a été chargée de cours à Paris et à Istanbul, et a conduit des séminaires et ateliers (spatial narratives, queer et féminisme comme outil artistique …). Elle a écrit une thèse de doctorat (Paris 3, 2012), publiée aux éditions L’Harmattan sous le titre de “Vidéo et identité”, dans laquelle il est question des déplacements géographiques, disciplinaires et psychiques. Elle a également collaboré avec Le Laboratoire d’Etudes de Genre et de Sexualité Paris 8 dans le cadre de leur projet « Migration, Sexualité et Genre » (2017-2018). 

Farah Clémentine Dramani-Issifou

« Film curator » et chercheure, F. Clémentine Dramani-Issifou travaille de manière transdisciplinaire entre des recherches universitaires et le champ de l’art. Elle envisage ses projets comme un champ d’expérimentations esthétique, politique et social, faisant dialoguer les hommes, les territoires et les disciplines, et en mettant l’accent sur la recherche, la production et la diffusion de nouvelles formes.
En 2012, F. Clémentine Dramani-Issifou assiste Abdellah Karroum lors de la Biennale Bénin. De 2011 à 2016, elle initie le Festival des Nouveaux Cinémas Documentaires à Paris, Porto Novo, Lomé et Phnom Penh. Depuis peu, elle développe ä f r o t o p i ä comme une plateforme curatoriale de recherche.
Elle est actuellement en doctorat entre le CELSA (Paris/France) et l’Université Gaston Berger (St Louis/Sénégal).


Fin 2018, F. Clémentine Dramani-Issifou intègre le comité de sélection longs métrages de la Semaine de la Critique, section parallèle du Festival de Cannes.

Zainab Andalibe & Nicolas Kozerawski

Zainab Andalibe, née en 1985 à Marrakech, Maroc.
DNSEP, Ecole Supérieure des Beaux Arts de Montpellier en 2012.

Nicolas Kozerawski, né en 1977 à Paris, France.
DNSEP, Ecole Supérieure des Beaux Arts de Montpellier en 2011.

Depuis 2014, collaborations ponctuelles sur des projets entre le Maroc et la France, évoluant par la suite, vers un travail en duo sous l’intitulé « Terrain Vague ». Cet énoncé constitue un cadre de recherches sur des questions de déplacements, de trajectoires, de repères et de prélèvement. Entre un paysage irrégulier et un paysage établit, nos recherches questionnent et sont dans un mouvement d’allers et venues dans des récits, ceux d’espaces géographiques qui s’interfèrent les uns les autres.

Jérôme de Vienne

Jérôme de Vienne a d’abord suivi des études théoriques de littérature et d’histoire de l’art avant de se consacrer exclusivement à la pratique artistique. Diplômé en 2015 de l’École Européenne Supérieure de l’Image de Poitiers, il poursuit ses recherches sur la pratique de la peinture, en l’inscrivant dans une démarche critique et historique marquée par l’art conceptuel. Œuvres à programme, interrogation des limites de l’œuvre et de son contexte d’exposition, appropriation d’images ou d’objets sont autant de moyens mis au service d’une recherche sur les moyens et la nécessité de la peinture.

Fabrice Gallis

« Présentation du travail, par Pierre­Guillaume Clos :
« Fabrice Gallis est en quelque sorte
plombier
climatologue
caissier
chauffeur
installateur
frigoriste
cuisinier
capitaine de corvette
conférencier spécialiste de jean XXIII
programmateur en tout genre
alpiniste
explorateur
dompteur
sage­femme
mousse
jardinier
maçon
cameraman
parquetier
politologue
fabriquant de ruban de Moebius
entrepreneur
chef indien
ou affabulateur. »
« 

Matthieu Dussol

Matthieu Dussol est diplômé de l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole en 2016.

C’est après s’être formé aux techniques d’enregistrement de l’image, la photographie et la vidéo, que Matthieu Dussol a décidé d’inscrire leurs limites, voire leur dépassement, au sein même de ces médiums. Comment, en effet, rendre compte de l’empreinte que laisse sur le paysage les frontières géographiques, politiques ou religieuses, tracées sur une représentation du paysage qui n’a initialement que peu de rapport avec la chose même, mais qui pourtant, par les comportements qu’elles induisent, finissent par s’y inscrire physiquement ? D’un intérêt personnel pour la montagne et les paysages sauvages naît alors une réflexion incarnée autour de la résurgence des frontières dans un monde que l’on pensait définitivement décloisonné, tentant d’apprivoiser le réel à travers les ressources de la fiction (…). Adoptant une progression narrative dont le sujet principal est une île, l’île Hans, enceinte naturelle située non loin du Groenland, entre les frontières étatiques du Danemark et du Canada – ou plus précisément, pile au centre de la frontière, n’appartenant de fait ni à l’un ni à l’autre pays. Rocher d’à peine plus d’un kilomètre carré pris dans les glaces, il est de fait impossible de se rendre sur l’île, dont on ne trouve de surcroît que peu d’images. À partir de ces prémisses, l’artiste invente une intrigue autour de Hans, prénom masculin glissant de la désignation d’un rocher à un personnage multiple, point de départ d’un périple passant de Hans Lucas, le pseudonyme dont Jean-Luc Godard signait quelques critiques dans Les Cahiers du Cinéma ; à une excursion rocheuse située dans le Puy de Dôme, sur lequel apparaît un visage pétrifié, figé et forgé par les années d’érosion ; aux rencontres avec des personnalités scientifiques et des explorateurs. Démontrant combien, dans l’appréhension d’un paysage, l’acte de percevoir n’est jamais vierge mais toujours précédé par les projections que lui surimposent les hommes et qui finissent par en changer la nature concrète. À l’image de certains explorateurs tels que Robert Peary, Fridtjord Nansen ou Thor Heyerdahl, il construit ce qu’il appelle une « cordée », composée de plusieurs personnes devenants tour à tour acteurs, narrateurs, cadreurs, preneurs de son ou scénaristes et construisent ensemble les différents fragments de cette tentative d’exploration.

Ingrid Luquet-Gad