Marion Balac

Marion Balac (n. 1984) est diplômée de Paris 1 Panthéon Sorbonne et de l’ENSBA Lyon.

Son travail a notamment été présenté à Enclave Projects (Londres), à la galerie Thaddaeus Ropac (Pantin) pour Jeune Création, au centre d’art contemporain Fabra i Coats (Barcelone), à la galerie Annka Kultys (Londres), Paradise Works (Manchester), l’Abbaye (Annecy-le-Vieux), Espace des Blancs-Manteaux (Paris), Galerie Manqué (New York), Galerie Neuf (Nancy), LOOP (Barcelone), Hectoliter (Bruxelles), Musée Saint-Raymond (Toulouse)… et dans des résidences de production telles que Espositivo et la Casa de Velázquez à Madrid, Salón Bellefour à Buenos Aires ou Hangar à Barcelone.

Ses récents travaux explorent les liens et tensions opérant entre territoires, sentiments, transmission et technologie. Observant et usant des ressources offertes par internet, elle s’attarde sur ses aires de jeu dynamiques pour en faire ressortir les incongruités, détourner leurs usages vers des fins poétiques ou des expériences sociales, et élaborer de nouvelles fictions, dans ou hors de l’écran.

“Marion Balac transforme des étonnements provoqués par des données, des situations ou des objets en dispositifs fictionnels qui révèlent les paysages et horizons d’un monde globalisé. Ses pièces, à la fois tendres et grinçantes, montrent comment des récits issus de la culture ultra-contemporaine et connectée s’inscrivent dans des lieux physiques ou en ligne. »
Caroline Delieutraz et Stéphanie Vidal pour l’exposition Making Contact

http://www.marionbalac.com

Léticia Chanliau

Léticia Chanliau vit et travaille à Paris. Elle a obtenu un Master en Pratique Artistique Contemporaine à HEAD Genève au sein du Workmaster en juin 2017.
Elle a co-fondé, en 2015, la maison d’édition et collectif d’artiste Repro du Léman.
Son travail est pluridisciplinaire, il s’articule néanmoins autour de trois pôles majeurs : l’écriture, l’installation vidéo et la vidéo. Elle envisage ces médiums comme des vecteurs de narrations, des dispositifs qui permettent d’engager des réflexions sociales et politiques avec le regardeur autour de thématiques telles que : le travail, les relations de pouvoir entre individus, la place de la femme dans le milieu artistique ou la notion d’auteur. Ces médiums se veulent comparables à une conversation entre regardeur et artiste, d’égal à égal, par le biais de mots, de gestes ou encore de formes. Elle met en place des dispositifs narratifs à plusieurs niveaux de lecture. Ses objets empruntent à l’iconographie des milieux associatifs, de la contre-culture, des syndicats, en bref à la lutte politique. Ils oscillent entre un désir de propagande et une volonté de réflexion sur notre relation au savoir, à la transmission et à l’apprentissage. Léticia aime raconter des « histoires » ouvertes se jouant des codes de l’information, comme des invitations à se forger un avis.

Charlie Hamish Jeffery

Charlie Hamish Jeffery, né en 1975 à Oxford, vit et travaille à Paris. Son œuvre, animée par des forces et des humeurs contraires, entre croissance et destruction, puissance créatrice et laisser faire, prend des formes multiples, où la sculpture, la poésie et la performance occupent une large place. 

Il est diplômé de l’école des beaux-arts de l’Université de Reading (Royaume-Uni). Depuis le début des années 2000, il a participé à de nombreux programmes de performances et expositions collectives en France et dans le monde, dont, récemment, au FRAC Nord-Pas de Calais (2017), ou au Centre d’art Les Capucins à Embruns (2016). Plusieurs expositions personnelles lui ont été consacrées, au Quartier, Centre d’Art Contemporain à Quimper (2011), à la galerie Florence Loewy qui le représente à Paris (2017, 2018), ou à la Kunsthalle Lingen en Allemagne (2017) et La Salle de Bains, Lyon, (2018). 

Enrico Floriddia

Mon travail se situe dans un déplacement. 

Il négocie avec des images autant qu’avec la parole. Il les prend au sérieux, il doute d’elles, parfois il se moque d’elles. Toutefois, les images résistent à ma volonté d’artiste, les mots se plient, s’usent – autant que nous en abusons. 

Je m’intéresse aux héritages culturels, aux facteurs qui les construisent. Mon travail prend souvent la forme d’un regard critique envers les narrations qui les constituent. En creusant entre décolonisation, politiques culturelles et recherche archéologique, j’observe les mécanismes que les pouvoirs utilisent pour créer des mythes nationaux. 

Mon travail cause un trafic d’images fabriquées, de documents, de textes et figures trouvées qui se superposent sur ces mythes et – parfois – les érodent. 

Né en Sicile en 1984. 

Études en architecture, lettres modernes et histoire de l’art à l’Università degli Studi di Catania, en Italie. En 2012 j’obtiens un diplôme en photographie à l’École Nationale Supérieure Louis-Lumière (énsll) en région parisienne. Entre 2012 et 2016, responsable de l’atelier de photographie et édition à l’école Européenne Supérieure de l’Image (éesi) site de Poitiers. En 2017 j’enseigne la photographie à l’Université Paris VIII dans le Master Photographie et Art Contemporain. 

En 2014 j’ai pris part au tour européen de la bibliothèque nomade dédiée à l’auto-édition photographique Zines of the zone. Participant aux programmes Trauma&Revival (Bozar, Pushkin, Fondazione Pistoletto, zkm, Bunkier Sztuki, kim?) et ENGAGE (Viafarini) en 2017. En 2018, j’ai été chercheur au Kungl. Konsthögskolan à Stockholm dans le cadre de Decolonizing Architecture. Actuellement chercheur à la Coopérative de recherche au sein de l’ESACM. Depuis 2019 je suis rédacteur chez Fully Funded Residencies. 

Je travaille doucement à un roman bâtard sur les déplacements d’Eduard Glaser, un épigraphiste du XIXe et adorateur du soleil. 

Avec Jérôme de Vienne et Angeliki Tzortzakaki je m’occupe de bi-, des tentatives de résidences concentrées sur la fainéantise et le soin. 

Je rêve d’une bibliothèque pirate constituée de lectures collectives. 

slanted.cc / bi-residenci.es 

Constantin Jopeck

Constantin Jopeck est chercheur à la coopérative de recherche de l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole depuis septembre 2018. Son travail se cristallise autour d’un enjeu disciplinaire spécifique : les actes performatifs de l’image en mouvement; un travail sur sa « présence » et sa visibilité : ses glissements à travers des espaces de parole, de circulation, naturels, en actes. Ses travaux actuels, qui prennent la forme d’installations vidéos, de performances, s’intéressent à des trajectoires intimes, en perdition, saisies dans l’instantané de paysages. Évocations épidermiques, images évanescentes, paysages en mutation, états « déterritorialisés », perspectives en révolution, variations de l’horizon, les formes qu’il propose se concentrent sur une zone géographique spécifique, le sud de l’Italie, et ses paysages à la périphérie de l’Europe.

www.constantinjopeck.net

Carine Klonowski

Née à Nice en 1989 et diplômée de l’École Européenne Supérieure de l’Image d’Angoulême en 2012, Carine Klonowski vit et travaille à Chelles (77).

Son travail se développe autour de questions relatives à l’image et à ses modes d’apparition, de réception, de transmission et de duplication. Elle en étudie et manipule les composantes essentielles – lumière, couleur, temps, figuration, abstraction. À travers l’installation, la vidéo et l’image imprimée, elle réalise un travail d’atmosphère dans lequel elle active ses pièces, par des textes ou des performances. Sa pratique est autant marquée par la peinture romantique et le colorfield que par la littérature, le cinéma de science-fiction et le jeu vidéo. 

Ses recherches se concentrent majoritairement sur le médium de l’écran, sur les dispositifs technologiques de transmission et d’affichage de l’image. S’appuyant autant sur les théories des software studies et l’archéologie des médias que sur la deep ecology, les para-sciences ou les subcultures, elle vise une exploration à la fois critique et sensible d’un technotope ou mediascape, un monde dans lequel l’écran affecte écosystèmes, humain et paysage, et inversement. 

Au sein de la Coopérative, elle se concentre sur la manière dont on peut entretenir un lien matériel et affectif les médias datés et/ou obsolescents, comment celui-ci peut être un enjeu politique et économique, et comment alors s’en ressaisir – plastiquement, littérairement et politiquement. 

Elle fait partie des groupes Crash et Etna, et co-organise le Satellite EDITIONPASSION, avec la chercheuse Léticia Chanliau depuis un an. 

En parallèle de son travail à la Coopérative, Carin Klonowski est engagée dans divers groupes de recherche et collectifs. Elle fait partie de Constallations, avec Annie Abrahams, Pascale Barret, Alix Desaubliaux, Alice Lenay et Gwendoline Samidoust. Le groupe s’organise sur des temps d’investigation collectives, basés sur le partage, l’échange et l’entraide. Ils se déroulent en ligne et le fruit (ou non) de ses sessions est archivé organiquement sur un site web.  

Depuis avril 2019, Carin Klonowski collabore également avec Arthur Debert, Alix Desaubliaux, Lucie Desaubliaux, Valentin Godard et Léo Gouhier au sein du groupe de recherche en art et jeu vidéo WMAN. WMAN travaille dans le jeu vidéo, ses environnements étant leur terrain d’exploration, d’action et d’expérimentation.  

Aussi, Carin Klonowski est active au sein du collectif curatorial Le Syndicat Magnifique, avec Thomas Conchou, Anna Frera et Victorine Grataloup. Le collectif travaille avec et accompagne une génération d’artistes née entre la chute du mur de Berlin et le digital turn, et ses sources de réflexion vont de la voracité de l’image et des réseaux de communication, injonction au développement personnel et à la productivité, individualisme et défiance politique.  

Carin Klonowski est également co-fondatrice des éditions sun7, avec le duo d’artistes le Club Superette. La maison d’édition, associative et indépendante, conçoit des livres et des objets éditoriaux expérimentaux, en manipule leur matérialité.  

Enfin, Carin Klonowski collabore depuis 2019 avec l’artiste, économiste et chercheuse Anne-Sarah Huet, notamment à l’occasion d’évènements du programme l’Effondrement des Alpes de l’Ecole Supérieure d’Art d’Annecy Alpes. 

www.carineklonowski.net  

https://constallationss.hotglue.me/  

https://www.facebook.com/WMANguild/  

www.syndicatmagnifique.xyz  

www.sun7.top 

 

Stéphanie Lagarde

Le travail de Stéphanie Lagarde se penche sur l’occupation du territoire et de la mémoire. Il porte sur les stratégies pratiquées pour maintenir ou contester le contrôle d’espaces réels ou virtuels. Se référant aux techniques de mémorisation antiques, elle crée des scénarios conflictuels à partir d’assemblages de sons, d’images et de textes provenant de sources historiques et fictives, réelles et virtuelles, anciennes et récentes. 

www.lagardestephanie.com 

 

Melis Tezkan

Melis Tezkan est née à Istanbul en 1982 ; elle vit à Paris.  

Depuis 2006, sous le nom de biriken et en duo avec Okan Urun, elle met en scène des spectacles de théâtre dont elle fait également la scénographie, elle crée des performances, vidéos et fêtes. La posture du corps qui va et vient entre le personnage et le performeur, la dégénérescence, la discordance et la nostalgie du low-tech sont quelques-unes des couches que biriken utilise pour mettre en évidence la constitution ambiguë du présent.  

Parmi les lieux où biriken a présenté son travail : Festival Under The Radar au Théâtre La MAMA à New York, Festival De Keuze International au Théâtre Rotterdamse Schouwburg, Biennale de Sharjah, Theater Dortmund, Festival iDANS, Festival International de Théâtre d’Istanbul, Festival Jerk-Off à Paris,  Festival International de Cinéma d’Ankara, Stückemarket’11 au Théâtre de Heidelberg, Zorlu Performing Arts Center à Istanbul, Festival Instants Vidéo à Marseille, Festival Fragments au 104 à Paris, Montévidéo à Marseille, Musée Pera à Istanbul, Salt,  Théâtre Ouvert à Paris, … 

Parmi les projets de biriken : Redbull Festival – Ballroom Night (fête, 2019), For Rent (théâtre, 2019), Unplugged (installation et performance, 2018), Sanki Hiç Durmadi (vidéo-clip, 2018), This is the end, Beautiful friend (installation et performance, 2017), J’ai éteint mon coeur jusqu’à l’apocalypse (théâtre, 2016), La Nuit Juste Avant les Forêts (théâtre, 2015), Tatyana (théâtre, 2014), Kisses From Malmö (vidéo, 2013), Re: Fwd: Die in good Company (théâtre, 2012), Lick But Don’t Swallow! (théâtre, 2010), People as places as people (installation-performance, 2009), … 

En 2018 biriken a été nommé parmi les Future Greats du Magazine Art Review 

Par ailleurs Melis Tezkan met en espace des textes et expositions, réalise des performances et vidéo-clips, fait de la programmation pour des institutions d’art. Elle a collaboré à plusieurs reprises avec Nil Yalter pour créer des performances, film et expositions (« Untitled« , performance 2009 ; « La non performance » 2018, « With Nil », film 2019,..). Elle a été chargée de cours à Paris et à Istanbul, et a conduit des séminaires et ateliers  (spatial narratives, queer et féminisme comme outil artistique …). Elle a écrit une thèse de doctorat (Paris 3, 2012), publiée aux éditions L’Harmattan sous le titre de “Vidéo et identité”, dans laquelle il est question des déplacements géographiques, disciplinaires et psychiques. Elle a également collaboré avec Le Laboratoire d’Etudes de Genre et de Sexualité Paris 8 dans le cadre de leur projet « Migration, Sexualité et Genre » (2018 et 2019). 

www.biriken.com 

https://artreview.com/ar-jan-feb-2018-future-greats-biriken/
 

Jérôme de Vienne

Jérôme de Vienne a d’abord suivi des études théoriques de littérature et d’histoire de l’art avant de se consacrer exclusivement à la pratique artistique. Diplômé en 2015 de l’École Européenne Supérieure de l’Image de Poitiers, il poursuit ses recherches sur la pratique de la peinture, en l’inscrivant dans une démarche critique et historique marquée par l’art conceptuel. Œuvres à programme, interrogation des limites de l’œuvre et de son contexte d’exposition, appropriation d’images ou d’objets sont autant de moyens mis au service d’une recherche sur les moyens et la nécessité de la peinture.

Antoine Barrot

Plasticien diplômé de l’ESACM en 2015 et chercheur en 3ème année à la Coopérative de recherche de l’ESACM, il développe un travail de recherche plastique autour de la déchéance de la modernité et des sentiments qu’elle provoque. Hétérotopies, uchronies, ruines capitalistes et anticipation sont des objets privilégiés dans l’écriture de ce récit. Il est membre des Editions de l’Intercalaire, ainsi que du groupe de recherche Léviathan.

www.antoinebarrot.com

Antoine Barrot est chercheur associé au programme Léviathan.