Stéphanie Lagarde

Le travail de Stéphanie Lagarde se penche sur l’occupation du territoire et de la mémoire. Il porte sur les stratégies pratiquées pour maintenir ou contester le contrôle d’espaces réels ou virtuels. Se référant aux techniques de mémorisation antiques, elle crée des scénarios conflictuels à partir d’assemblages de sons, d’images et de textes provenant de sources historiques et fictives, réelles et virtuelles, anciennes et récentes. 

www.lagardestephanie.com 

 

Jérôme de Vienne

Jérôme de Vienne a d’abord suivi des études théoriques de littérature et d’histoire de l’art avant de se consacrer exclusivement à la pratique artistique. Diplômé en 2015 de l’École Européenne Supérieure de l’Image de Poitiers, il poursuit ses recherches sur la pratique de la peinture, en l’inscrivant dans une démarche critique et historique marquée par l’art conceptuel. Œuvres à programme, interrogation des limites de l’œuvre et de son contexte d’exposition, appropriation d’images ou d’objets sont autant de moyens mis au service d’une recherche sur les moyens et la nécessité de la peinture.

Antoine Barrot

Plasticien diplômé de l’ESACM en 2015 et chercheur en 3ème année à la Coopérative de recherche de l’ESACM, il développe un travail de recherche plastique autour de la déchéance de la modernité et des sentiments qu’elle provoque. Hétérotopies, uchronies, ruines capitalistes et anticipation sont des objets privilégiés dans l’écriture de ce récit. Il est membre des Editions de l’Intercalaire, ainsi que du groupe de recherche Léviathan.

www.antoinebarrot.com

Antoine Barrot est chercheur associé au programme Léviathan.

 

Fabrice Gallis

Artiste

Présentation du travail, par Pierre­Guillaume Clos :
« Fabrice Gallis est en quelque sorte
plombier
climatologue
caissier
chauffeur
installateur
frigoriste
cuisinier
capitaine de corvette
conférencier spécialiste de jean XXIII
programmateur en tout genre
alpiniste
explorateur
dompteur
sage­femme
mousse
jardinier
maçon
cameraman
parquetier
politologue
fabriquant de ruban de Moebius
entrepreneur
chef indien
ou affabulateur. » 

Fabrice Gallis est chercheur associé à la Coopérative de recherche. 

Initiée en 2017 à l’ESACM autour de l’échec, la lenteur et la disparition, ma recherche propose d’étudier par l’action la performativité de ces trois notions. Par des situations expérimentales relativement floues mises en œuvre avec les étudiant⋅e⋅s et les chercheur⋅e⋅s, la part du collectif dans le ratage ou la perte s’est imposée jusqu’à contaminer certains éléments structurels de l’institution.  

Aujourd’hui, par exemple, j’expérimente le statut inédit de chercheur associé à l’ensemble de la Coopérative en mettant en jeu une conception de la recherche en art qui serait un moment de mise en crise de la visibilité et de la légitimité en laissant la place aux faiblesses. Contre l’idée d’un art qui devrait renforcer sa présence ou son impact dans la société en embrassant les modèles de la réussite, faisons le pari de fragiliser nos pratiques pour travailler avec des modèles faibles dans une société qui n’en veut pas. Pourquoi ne pas concevoir une situation de recherche comme un temps paradoxal, luxueux et précaire, qui permettrait momentanément de s’affranchir des relations de domination ? Chercher reviendrait alors à inventer des outils perturbants, collectifs, diluants, qui pourraient être réinjectés dans le champ de l’art et audelà. 

 https://youtu.be/hdjL8WXjlGI 

  

Jacques Malgorn

Né en 1953. Vit et travaille à Clermont-Ferrand. 

Jacques Malgorn interroge la codification du déplacement utilisée dans différents milieux. Les constats photographiques qui en résultent appartiennent au domaine de l’errance, de la vacance, du transport, des flux, du migratoire, du parcours, en fait tout ce qui concerne le mouvement humain, l’activité vivante.
Parallèlement à cette préoccupation inscrite dans l’espace, dans le géographique, il mène une approche historique et personnelle sur les cultures africaines, comment le savoir occidental inventorie les richesses du continent noir, quel type d’association peut être envisagé entre l’historique et le contemporain en prenant en compte les différences culturelles.
La forme de ces deux axes de recherche utilise les supports les plus humbles et les plus simples de la communication, livrets, carnets, bulletins, cd rom, site internet, envois postaux mis gracieusement à la disposition du public. 

Jacques Malgorn est chercheur associé au programme de recherche Figure de transition (Surexpositions) 

 

Sarah Ritter

Vit à Besançon et travaille en France et à l’étranger. 

Sarah Ritter publie en 2019 sa première monographie aux éditions Loco, accompagné d’un  texte de Christophe Fiat : «La nuit craque sous nos doigts» reprend plusieurs années de photographie. Elle a depuis 2009 réalisé de nombreuses résidences en France et à l’international (Egypte, Vietnam, Finlande, Espagne, Costa Rica, USA). On peut citer parmi les lieux de ses expositions personnelles le Centre Photographique d’Ile de France, la Cable Factory (Helsinki), le centre d’art contemporain Le Pavé dans la Mare, le Granit, les rencontres internationales de la photographie en Gaspésie (Québec). Elle est également lauréate de la commande du CNAP « Flux une société en mouvement » en 2018 pour le projet «L’ombre de la terre».  

Les photographies ne nomment pas, elles fragmentent, démembrent, pour réassembler en un choeur toujours déjà défait par l’impossible exhaustivité des images. Je laisse éclore et perdurer le mouvement propre aux images, par un travail de montage ouvert, où l’ellipse est la règle.” 

Camille Varenne

Camille Varenne est artiste-vidéaste. Elle vit entre Clermont-Ferrand et Ouagadougou. Au Burkina Faso, elle travaille notamment à l’Institut Imagine, centre de formation cinématographique fondé par le cinéaste Gaston J-M Kaboré et avec le FESPACO (Festival Panafricain de Cinéma et d’audiovisuel) de Ouagadougou. Elle a soutenu son Diplôme Supérieur de Recherche en Art en 2018 à l’Ecole Supérieure d’Art de Clermont Métropole où elle est maintenant chercheuse associée au groupe de recherche « Figures de transition ». Ses films ont été notamment montrés au FIDémergents, au Salon de Montrouge 2019, à la 69ème édition de Jeune Création (2020), à la Fabrique Pola de Bordeaux (2016), au Cinéma Olympia de Bélem (Brésil) et au Creux de l’Enfer de Thiers (2015). Elle est soutenue par la boîte de production The Kingdom. Elle est membre des collectifs artistiques Nani$ôka groupe et Suspended spaces, et fait partie du comité de sélection international du Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand.  

http://www.camillevarenne.com/ 

 

Carine Klonowski

Née à Nice en 1989 et diplômée de l’École Européenne Supérieure de l’Image d’Angoulême en 2012, Carine Klonowski vit et travaille à Chelles.

Son travail se développe autour de questions relatives à l’image et à ses modes d’apparition, de réception, de transmission et de duplication. Elle en étudie et manipule les composantes essentielles – lumière, couleur, temps, figuration, abstraction. À travers l’installation, la vidéo et l’image imprimée, elle réalise un travail d’atmosphère dans lequel elle active ses pièces, par des textes ou des performances. Sa pratique est autant marquée par la peinture romantique et le colorfield que par la littérature, le cinéma de science-fiction et le jeu vidéo.

Plus récemment, ses recherches s’axent sur le médium de l’écran, sur les dispositifs technologiques de transmission et d’affichage de l’image. S’appuyant notamment sur les théories des software studies et de l’archéologie des média, elle vise une exploration à la fois critique et sensible d’un technotope ou mediascape, un monde dans lequel l’écran affecte écosystèmes, humain et paysage, et inversement.

En parallèle de sa pratique artistique, Carine Klonowski a mené entre 2013 et 2016 un cursus de recherche en Lettres et Arts à l’Université Paris VII, consacré à l’étude du dégradé coloré, de la peinture classique aux pratiques artistiques contemporaines. Elle est également co-fondatrice des éditions sun7 – maison d’édition indépendante axée sur la manipulation du livre et de l’image – et membre du collectif curatorial Le Syndicat Magnifique – principalement actif en Île-de-France (Sunday Scaries à la galerie 22,48m2 en novembre 2017, inspiration ~ transpiration à la MAC Créteil en février 2018).

www.carineklonowski.net

www.sun7.top

www.syndicatmagnifique.xyz

Constantin Jopeck

Constantin Jopeck est étudiant-chercheur à la coopérative de recherche de l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole depuis septembre 2018. Son travail se cristallise autour d’un enjeu disciplinaire spécifique : les actes performatifs de l’image en mouvement; un travail sur sa « présence » et sa visibilité : ses glissements à travers des espaces de parole, de circulation, naturels, en actes. Ses travaux actuels, qui prennent la forme d’installations vidéos, de performances, s’intéressent à des trajectoires intimes, en perdition, saisies dans l’instantané de paysages. Évocations épidermiques, images évanescentes, paysages en mutation, états « déterritorialisés », perspectives en révolution, variations de l’horizon, les formes qu’il propose se concentrent sur une zone géographique spécifique, le sud de l’Italie, et ses paysages à la périphérie de l’Europe.

www.constantinjopeck.net

Léticia Chanliau

Léticia Chanliau vit et travaille à Paris. Elle a obtenu un Master en Pratique Artistique Contemporaine à HEAD Genève au sein du Workmaster en juin 2017.
Elle a co-fondé, en 2015, la maison d’édition et collectif d’artiste Repro du Léman.
Son travail est pluridisciplinaire, il s’articule néanmoins autour de trois pôles majeurs : l’écriture, l’installation vidéo et la vidéo. Elle envisage ces médiums comme des vecteurs de narrations, des dispositifs qui permettent d’engager des réflexions sociales et politiques avec le regardeur autour de thématiques telles que : le travail, les relations de pouvoir entre individus, la place de la femme dans le milieu artistique ou la notion d’auteur. Ces médiums se veulent comparables à une conversation entre regardeur et artiste, d’égal à égal, par le biais de mots, de gestes ou encore de formes.Elle met en place des dispositifs narratifs à plusieurs niveaux de lecture. Ses objets empruntent à l’iconographie des milieux associatifs, de la contre-culture, des syndicats, en bref à la lutte politique. Ils oscillent entre un désir de propagande et une volonté de réflexion sur notre relation au savoir, à la transmission et à l’apprentissage.Léticia aime raconter des « histoires » ouvertes se jouant des codes de l’information, comme des invitations à se forger un avis.