Exposition des élèves des cours publics

L’exposition des travaux des cours publics proposera, du 1er au 3 juillet 2026, de découvrir les travaux des élèves des cours hebdomadaires de dessin et de peinture de l’ÉSACM, qui ont été accompagné·es toute l’année par les plasticien·nes Hervé Bréhier, Audrey Galais et Florent Terzaghi.
Au delà d’une sélection de productions issues des cours de l’année, seront présentés des travaux menés lors de séances avec des artistes invités, ainsi que des initiations à d’autres techniques, comme la gravure.

→ Vernissage le mardi 30 juin 2026 à 18h.

Exposition ouverte du mercredi 1er au vendredi 3 juillet 2026
– mercredi 1er juillet de 9h30 à 12h30 et de 13h à 17h
– jeudi 2 juillet de 9h30 à 12h30 et de 13h à 17h
– vendredi 3 juillet de 9h30 à 12h30

→ Inscriptions aux cours 2026-2027 par tirage au sort. Dépôt des dossiers du lundi 15 juin au jeudi 2 juillet 2026. Communication des résultats le vendredi 3 juillet 2026. + d’infos ici

Conférence du collectif Tizintizwa

Le cycle de recherche « Archives/Dormance » porté par l’ÉSACM prend la forme de résidences, de workshops et d’un colloque étayé par une programmation cinéma et une exposition. Il prend pour point de départ la recherche de Sido Lansari, artiste et chercheur à la Coopérative de recherche, dont le travail met en lumière le manque de représentations des personnes d’origine nord-africaine dans l’histoire LGBTQIA+ en France.

Ce cycle questionne les méthodes et les formes capables de réunir les conditions d’activation de ces archives défaillantes ou empêchées, et ainsi pose les bases d’une réflexion élargie sur la fabrique de récits contemporains et sur la possibilité d’une archive vivante, ouverte aux déviations et aux devenirs.

La résidence du collectif marocain Tizintizwa, du 1er au 6 juin 2026 puis en octobre, inaugure le cycle Archives/Dormance et en constitue le socle collaboratif. Le collectif participe à la réflexion autour du cycle dans une logique de co-construction entre les deux rives de la Méditerranée. Lors du premier temps de résidence, une présentation publique ainsi qu’une projection du court-métrage Teide est organisée à l’ÉSACM, pour introduire au travail du collectif représenté dans le cadre de ce cycle  par deux des artistes : Nadir Bouhmouch (artiste et cinéaste) et Soumeya Ait Ahmed (travailleuse culturelle, productrice et chercheuse en art). Cette première résidence vise également à développer une proposition d’exposition faisant écho au colloque Archives/Dormance prévue en octobre.

« Le collectif Tizintizwa développe une pratique de création collective fondée sur les échanges interculturels et le travail collaboratif. Leur démarche s’attache à faire émerger des formes de dialogue à partir des écarts, des tensions et des pluralités et sur la valorisation de l’hétérogénéité dans la nature et la culture. Leurs projets s’articulent autour de collaborations avec des communautés agricoles, de la documentation de l’oralité, de l’observation des transformations écologiques, de l’initiation de conversations interrégionales et de la mise en lumière de l’importance de la transmission transgénérationnelle et des relations entre la terre et les peuples. Leur travail a été présenté à la Documenta15, la 35eBiennale de São Paulo, au Centre Pompidou Metz et au Festival international du film documentaire d’Amsterdam. Les membres du collectif sont : Oumaima Abaraghe, Soumeya Ait Ahmed, Nadir Bouhmouch, Montasser Drissi et Houda Jouaij. »

→ Conférence lundi 1er juin à 18h. Gratuit et ouvert à toustes.

Légende image : Photogramme du film TEIDE © Collectif Tizintizwa


 

Présentation Saison Méditerranée 2026 

À Marseille en juin 2023, le Président de la République a annoncé l’organisation d’une Saison Méditerranée en 2026 pour faire émerger des projets communs de toutes les rives de la Méditerranée.

La Saison Méditerranée 2026 met en valeur la richesse et la diversité des cultures méditerranéennes. Elle célèbre les artistes, les créateurs et les créatrices et les jeunes talents de ces régions, en valorisant les échanges culturels et humains.

Portée par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et le ministère de la Culture en lien avec la Délégation interministérielle à la Méditerranée, la Saison Méditerranée 2026 est mise en œuvre par l’Institut français sous le commissariat général de Julie Kretzschmar.

La Saison Méditerranée, après une ouverture populaire et festive à Marseille, se déroule principalement en France, sur l’ensemble du territoire, entre le 15 mai et le 31 octobre 2026.

Elle rayonne sur les rives de la Méditerranée à travers l’organisation de plusieurs événements en lien avec les scènes artistiques, les structures culturelles de la région et le réseau diplomatique français à l’étranger.

Cette Saison est l’occasion de valoriser les initiatives des jeunesses et des diasporas, accompagner la création et l’innovation par la circulation des idées et des personnes et encourager les coopérations entre les sociétés civiles, en particulier avec le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte et le Liban.La Saison a proposé 5 thématiques pour adresser les questions contemporaines en commun : les utopies spéculatives, les identités plurielles, les spiritualités contemporaines, l’histoire collective des migrations, la construction des récits.

1. Les utopies spéculatives

– Modes de vies, fragilisation et nouvelles adaptations, initiatives environnementales ;

– Solidarités et pratiques collectives autour de la réparation et de la préservation du vivant.

La mer Méditerranée est une zone de vulnérabilité au cœur des urgences climatiques, propice à l’invention de pratiques qui relient justices sociale et environnementale pour un monde durable.

2. Les identités plurielles

– Hybridation, fluidité, multiplicité et agentivité des identifications ;

– Mixage de langues, créolisation linguistique.

La réinvention d’identités plurielles, notamment incarnées par les jeunes générations, produit des représentations alternatives et inclusives qui conjuguent identités particulières et imaginaires transculturels.

3. Les spiritualités contemporaines

– La réinvention et la transformation des rituels ;

– Les transmissions et les héritages.

Comment l’empreinte des spiritualités contemporaines pénètre les univers séculiers et les quotidiens dans les cultures des rives de la Méditerranée, comment celles-ci habitent et mettent en partage les cultures populaires ?

4. L’histoire collective des migrations

– Les histoires mémorielles et biographiques

– Les histoires des binationauxLes mémoires des migrations, les histoires diasporiques peuvent être vectrices d’un socle pour penser le commun et le présent, et composer, depuis les parcours et les patrimoines, un récit national vivant et contemporain.

5. La construction des récits

– Documenter le présent, archives vivantes ;

– Mettre en fiction le réel.

Les sociétés civiles sont mobilisées sur les enjeux globaux et initiatrices de nouveaux dialogues entre les individus, les systèmes étatiques et les régimes de pouvoir.

Soirée portes ouvertes au FabLab

Jeudi 29 mai, l’ÉSACM proposera une soirée Openlab, tout public.
Initiations, démonstrations, venez découvrir les équipements, et une exposition d’objets créés au FabLab pendant une soirée ouverte à tou·tes.
Vous pourrez repartir avec un totebag imprimé à l’imprimante textile.
→ Ouverture en continu entre 18h à 20h30, gratuite et sans inscription.

Journée d’étude « Prendre part »

Dans le cadre du format pédagogique « Prendre part », les étudiant·es ont été amené·es à questionner l’art en tant que processus collectif d’élaboration d’œuvres ou de projets. Les pratiques participatives placent l’accent non pas sur l’artiste, mais sur l’acte de collaboration. En ce sens, elles permettent l’inclusions d’une pluralité de voix, d’intérêts et de besoins et aboutissent à la production d’œuvres plus inclusives. Plus largement, elles questionnent les structures sociales et peuvent constituer des outils de gouvernance.

Dans ce contexte, les étudiant·es ont organisé et coordonné la mise en place d’une journée d’étude publique qui pose la question de la Co-création : Comment créer du lien dans le champ de l’art contemporain ? Cette journée proposera des tables rondes, exposition, performances, etc.

 

PROGRAMME

9h00 : Accueil du public autours d’un café et d’une exposition d’etudiant-ex consacrée aux gestes Collectifs.
10h00 : Introduction de la journée et présentation des Invité-ex
12h00 : interlude performative et repas collectif à base de crêpes salé et sucré
14h00 : L’éducation artistique et culturelle (place des artistes dans l’éducation, rôle de l’éducation populaire, méthode alternative…).
15h30 : Les modes de structuration des groupes et les méthodes de travail (constitution des collectifs, processus de décision, questions de signature).
17h00 : La notion « d’art comme événement » (implication du public, lien avec les institutions).
18h00 : moment festif mêlant concerts, karaoké, performances et temps convivial.

→ Mercredi 27 mai 2026 de 9h à 19h30, à l’ÉSACM
Gratuit et ouvert à tou·tes

Programme complet

Exposition « Beings there » à In extenso

En partenariat avec l’ÉSACM, In extenso accueille du 5 au 30 mai 2026 une exposition curatée par un groupe d’étudiantxes en 4ème année. Dans cette exposition intitulée « Beings  there », iels invitent Tom Castinel, Tristan Chinal-Dargent, e.n.o.s., LinGe Meng, Rafael Moreno, Sirag Seseytan.

« Beings there » questionne les espaces de vie : Comment les habitons nous, avec qui ? Comment ces espaces nous habitent ? L’exposition invite à faire attention aux présences et aux lieux, à explorer la cohabitation, à créer de nouveaux liens et voir, où ils sont peut-être rompus.

Le projet s’inscrit dans le partenariat « Réalité d’une exposition » au sein duquel l’équipe d’In extenso accompagne sur l’année scolaire un groupe d’étudiantxes en 4ème année dans la mise en place d’une exposition. Prenant le rôle de curateur·ices, les étudiantxes conçoivent une exposition d’A-Z : du commissariat à la médiation, en passant par l’administration, la communication et aussi la régie d’œuvres, iels se familiarisent avec une diversité de métiers de l’exposition.

avec

Tom Castinel, Tristant Chinal-Dargent, e.n.o.s, LinGe Meng, Rafael Moreno, Sirag Sesetyan

une proposition de 

Anna-Livia Albertini, Eli Mompertuis, Rokha Ould Brahim Fall, Salomé Suils, Sofiia Yevlaninkova, étudiantxes en 4ème année à l’École supérieure d’art Clermont Métropole

→ Exposition  du 5 mai au 30 mai 2026 à In extenso (12 rue de la Coifferie, Clermont-Ferrand)

→ Vernissage mardi 05 mai 2026; 18h30-21h

Ce vernissage sera précédé par une autre restitution, celle du projet « L’embarras du choix » en partenariat avec le FRAC Auvergne, à 17h30, dans le Grand Atelier de l’ÉSACM.

 

Exposition « Au seuil de… »

Exposition du 5 au 13 mai 2026, Grand Atelier de l’ÉSACM

Un projet en partenariat avec le FRAC Auvergne

La sélection d’œuvres présentée est traversée par l’idée d’enveloppe, de peau(x), comme surface qui à la fois protège et dissimule ; qui parfois suggère ou révèle ce qu’elle contient. Elle convoque le visible et l’invisible, ce qui affleure à la surface et ce qui reste au-dessous. L’enveloppe recèle quelque chose qui tend à être adressé. Elle entretient un lien avec l’intime — et l’intime invite au rapprochement, à (se) regarder de près. En photographie, le « gros plan » permet de se rapprocher d’un sujet. Il peut en révéler les moindres détails (textures, grains de l’épiderme), mais aussi y produire, par le cadrage, des coupes et des fragments ; générer par la mise au point des zones de flou, un brouillard où se mélangent les contours, vacille l’ordre établi par nos sens, se produit du trouble.

Avec les œuvres de :

Jimmy Beauquesne, Bernadette Bour, Georges Bru, Clémence Mauger, Cyril Olanier, Martin Parr, Gérald Petit, Hiroshi Sugito

Exposition conçue et réalisée par les étudiant.es du Focus « L’embarras du choix », à partir de la collection du Frac Auvergne :

Charly Delpuech, Styphen Faye, Raphael Godard, Mathis Orsini, Noah Salgado, Cyrille Senèze

Enseignants: Armand Jalut, Cédric Loire

Légende du visuel :
Œuvre de Bernadette BOUR

Vernissage le mardi 5 mai à 17h30 à l’ÉSACM

Expo ouverte du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 13h à 18h.

→ Ce vernissage sera suivi à 18h30 par un second à  In extenso, pour le projet « Réalité d’une exposition » : Une exposition réalisée à partir des visites et rencontres avec les artistes de Les Ateliers à La Diode et du Grand Large.

Cycle « Extractivisme 2.0 : réflexion sur la construction du travail d’identité narrative en école d’art et dans l’art contemporain »

Une proposition de Nesrine Salem

Nesrine Salem a rejoint la Coopérative de recherche en 2025. À travers sa polyglossie écrite et visuelle, elle élabore des courts-métrages, des performances, et des installations, autour des traumatismes intergénérationnels, du tokenisme et des pratiques de deuil.

Elle proposera les mercredi 22 et jeudi 23 avril 2026 différents temps de présentation et rencontres ouvert à tous·tes, étudiant·es, public extérieur, pour mener une réflexion collective autour de la construction du travail d’identité narrative en école d’art/ dans la scène artistique contemporaine, et l’écriture comme un possible outil à disposition (cf: écritures créatives, archives personnelles, éditions indépendantes…)

Trois évènements rythmeront ce premier temps du cycle : 

-Présentation de la maison d’édition Postfirebooks, par Thomas Ducrocq (à l’origine du projet), Nesrine Salem (curatrice) et Bayan Abu Nahla (autrice).
Mercredi 22 avril 2026 à 13h à la bibliothèque de l’ÉSACM

-Lancement de l’ouvrage Half a life de Bayan Abu Nahla, SABR/Collection N°04
Mercredi 22 avril 2026 à 18h30 à In extenso (12 rue de la Coifferie)

-Workshop I. HOW TO : avoir une parole située dans/et hors des beaux-arts
A. Écrire ?
(sur inscriptions : ouvert aux étudiant·es et aux artistes et travailleureus·es de l’art présent sur le territoire clermontois)
Mercredi 22 avril 2026 à partir de 14h, et jeudi 23 avril 2026 à partir de 9h à l’ÉSACM
Ce premier workshop s’intéressera à l’écriture créative, avec l’intervention de Bayan Abu Nahla, artiste plasticienne palestinienne, née en 2001 à Gaza. Sa pratique artistique s’apparente à une forme de journal visuel, qui documente et porte un regard sur les événements qui se succèdent, tant avant qu’après le génocide. À travers son travail, elle explore des réalités et des conditions de vie quotidiennes souvent méconnues de ceux qui n’ont pas vécu à Gaza.

Hormis la présentation à la bibliothèque qui sera en français, nous utiliserons l’anglais comme langue passerelle durant le reste du programme (passerelle signifie que personne ne sera jugé sur son expression.)

Descriptif complet du projet

Image : capture d’écran « J’étais la flaque, le pétrole algérien dormant », issue  du court-métrage de Nesrine Salem What is the residue left from setting a black puddle on fire ? / Que reste-il après avoir foutu le feu à une flaque noire ? (2023) coproduction Mécènes du Sud, La Ferme du Buisson, CNAC Magasin

Restitution « Promenons-nous dans les voix et les mondes

Promenons-nous dans les voix et les mondes » épisode II au Lieu Dit.
Dans le cadre du Focus Live/Projet Extérieur les étudiant·es (années 3 et 4) ont réalisé une résidence en investissant les espaces dynamiques du Lieu Dit.

La restitution performative en public se déroulera aussi bien dans le théâtre que sur la scène musicale. Leur approche chaloupera entre récit, composition sonore, déplacement, réalisation filmique et décors; s’y rattacheront  des projection intimes et les imaginaires d’un futur.

Focus Live/Projet Extérieur : 

La performance, le live n’ont ni limite de thème ni limite de situation. Dans un esprit de découverte, ce Focus a proposé d’aborder quelques territoires privilégiés, d’hybrider les cultures, les identités dans le but de partis pris autonomes. Entre le punk industriel, la musique sérielle et répétitive, les accidents décidés dans les concerts de Satie, les performances de Cosey Fanni Tutti, les mises en scènes en mille feuilles de la troupe le Zérep, les lives d’Etienne Charry avec des figurants amateurs, en écho à son label Catalogue. Ont été abordés l’acoustique et les points de vue de la captation.

Ce projet de résidence avec Le Lieu-Dit, en prolongement de la collaboration menée avec Les Laboratoires d’Aubervilliers durant deux ans a permis aux étudiant·es de monter un dossier de demande de résidence, tout en s’informant sur les partis pris d’un lieu culturel, sur son historique; d’appréhender la particularité des espaces, d’envisager les moyens techniques et d’évaluer la faisabilité d’un projet.

→ jeudi 26 mars à partir de 18h30 au Lieu-Dit (10 rue Fontgiève, 63100 Clermont-Ferrand)
Image © ZEHAR Wiam (étudiant en 3e année)

Conférence de Alexe NORMANDIN (Québec)

Artiste et charpentière-menuisière québécoise, Alexe Normandin est accueillie en résidence au Chalet Lecoq du 23 février au 7 avril 2026 dans le cadre des projets portés par la Ville de Clermont-Ferrand et des villes du Réseau International des Villes Michelin (RIVM).

Alexe Normandin présentera à l’occasion de cette rencontre sa pratique hybride alliant l’art (dessin, peinture, sculpture, scénographie, illustration et art textile) et la construction écologique (charpenterie et menuiserie), où dialogue dans l’acte de faire et de constuire, matière et espace, être et avoir, enjeux sociétaux.

Elle présentera également son projet de autour d’une série d’expériences matérielles et poétiques qui mettent en tension l’humain, l’objet, l’espace et le temps.

Elle reviendra par ailleurs sur son parcours qui l’a conduit d’une formation en arts visuels suivie à l’Université de Concordia à Montréal puis à une formation professionnelle en charpenterie-menuiserie.

 

 

Conférence par Htet Aung Lwyn, artiste en résidence à l’ÉSACM

Htet Aung Lwyn sera en résidence à l’ÉSACM entre février et août 2026

Htet Aung Lwyn est artiste birman queer en résidence à l’ÉSACM jusqu’à fin août 2026 grâce au soutien du programme PAUSE, programme national d’accueil en urgence des scientifiques et des artistes en exil, porté par le Collège de France. Ce séjour fait suite à une première résidence à l’école entre juin et novembre 2024 initiée par le programme.

Htet Aung Lwin est un·e conteur·euse qui travaille principalement avec les langages du cinéma et de la photographie, bien qu’iel s’identifie avant tout comme écrivain·e. Son travail explore les complexités du genre et de la sexualité, ainsi que la transformation de l’identité à travers la narration expérimentale.

« Pour moi, la liberté artistique consiste à créer malgré le gouvernement et les pouvoirs en place. Elle honore la partie la plus pure d’une personne qui souhaite créer et s’exprimer en toute sincérité. Elle est aujourd’hui devenue un privilège, même si cela ne devrait pas être le cas. Mais c’est un privilège que j’accepte avec une certaine culpabilité du survivant, une frustration récurrente et, finalement, un bref dépassement de celle-ci. »

Dans le cadre de sa résidence à l’école, Htet Aung Lwin se consacrera à l’écriture du scénario de son premier long métrage, ANT TRAIL. En 1941, un jeune Birman éduqué en Angleterre revient en Birmanie où il est affecté comme détective dans un petit village pour résoudre une série de meurtres aléatoires. Le film traite également de l’homosexualité et de la découverte de son identité mais également des privilèges, de la culpabilité et des modes de survie. ANT TRAIL explore les effets directs de la domination britannique en Birmanie et la manière dont certains Birmans ont profité du colonialisme et de l’oppression des autres.