J. Emil Sennewald

Né en 1969.

Critique d’art, journaliste et enseignant, J. Emil Sennewald s’intéresse particulièrement aux relations entre texte et image, à la critique de l’image, au dessin, à la notion de l’espace visuel, aux théories de la critique et à l’exposition en conditions post-digitales.

Docteur en lettres, il a soutenu une thèse sur la poétique des contes des frères Grimm à l‘Université d’Hambourg (publié 2004). Lauréat du prix AICA France 2016 pour la présentation du travail d’Agnès Geoffray, il travaille à Paris pour le compte de différents journaux et revues, dont « Kunst-Bulletin » (Zürich), « Springerin » (Vienne), « Kunstzeitung » (Regensbourg), « Kunst&Auktionen » (Berlin), « Die Zeit » (Berlin), « Roven » (Paris).

Co-fondateur du projet « transversale », il a organisé plusieurs colloques, tables rondes et publications sur les formes de pensée des artistes et des chercheurs en sciences humaines et sociales (voir site). Actuellement il co-organise, avec l’artiste et commissaire d’exposition Thierry Fournier, le laboratoire de recherche « Displays » sur l’avenir de l’exposition à l’âge numérique au sein de l’ENSAD (Paris). Propriétaire et directeur du project room parisien « café au lit », il a mis en œuvre, de 2011 à 2013, un grand nombre d’expositions, d’interventions artistiques et de débats publics.
Il a intervient également comme enseignant à la F+F Kunstschule (Zürich).

www.weiswald.com

 

Marion Robin

Née en 1981, vit et travaille à Clermont-Ferrand.

« (…) Là où les peintres dans le genre Marion Robin et ceux dans mon genre tombent d’accord, c’est à propos des images : elles ne sont pas forcément des problèmes, mais elles sont au moins des réserves de questions. Une image n’est jamais une représentation exclusive du réel, elle n’est pas une donnée brute, même si elle tend à occuper une position dominante.
Elle est le résultat d’une construction. (…)
Il s’agit d’une attitude face aux images. Avant d’en disposer, de les manipuler, on danse avec elles. Une image on lui tourne le dos ou on rêve d’entreprendre un voyage à l’intérieur. Dans son épaisseur, son vide, sa profondeur de champ.
Ce voyage dans l’image reste un rêve, puisqu’elle est plate, et c’est tant mieux.
On peut
toujours
rêver.
(…) »
Pierre Mabille, extrait du texte « Mon Œil », 2010

www.marionrobin.fr

Alex Pou

Né en 1974, vit à Paris et travaille partout.
École Estienne, Master à la Sorbonne I, DNSEP aux Beaux-Arts de Paris. Il a par ailleurs été le co-fondateur des éditions MIX. de 1999 à 2008 (avec Fabien Vallos et Claire Malrieux).

Il réalise des films projetés dans des festivals, centres d’art ou galeries. Les derniers films, « Le milieu du Fleuve » (2015), « Histoire de l’ombre (histoire de France) » (2014), « Le nouveau nouveau monde » (2011), « Grand Capricorne » (2010), « La préhistoire » (2008) et « L’invisible » (2006) ont été montrés en cinéma au Centre Georges Pompidou, à la Sanshang Art Gallery (Hangzhou, Chine) au Consortium de Dijon, à la fondation Ricard pour l’art contemporain, au Palais de Tokyo, à la galerie Filles du Calvaire, au centre d’art Khiasma à Pantin, au festival Côté Court à Saint-Denis, au Fid de Marseille, et au RedBrick House à Yokohama.

En 2018, sortira son dernier film « Chercher un nom »
avec Bertrand Belin, Sharif Andoura, Sofia Teillet et Zohreh Zavareh. Parallèlement, il travaille sur des projets comme « Le cinéma du diable » ou « La première phase », séances se jouant à la fois sur et devant l’écran où le direct et la projection de films fonctionnent comme des moments interrogeant à la fois le présent, l’enregistrement et l’espace de réception qu’est la salle de cinéma; ainsi qu’à une commande publique du CNAP et du GREC sur « le parti-pris de l’animal ». Il réalise par ailleurs des dessins, pensés comme des formes de scénarios de films impossibles à réaliser. Des dessins pensés comme des films utilisant le collage comme montage, l’image comme projection, l’écriture comme scénario ou dialogue, la superposition comme rush, la dimension comme durée..

Il écrit aussi des textes autour du cinéma : « La méthode Frankenstein » dans « L’expérience du récit » édité par l’EESAB (École Européenne d’art de Bretagne), « Le milieu du fleuve » dans la revue Chimères.

www.alexpou.fr

Anthony Poiraudeau

Né en 1978, Anthony Poiraudeau est écrivain. Il vit et travaille à Nantes, et est membre du comité de rédaction des revues « 303 » et « La moitié du fourbi ».

Au cours d’études d’histoire de l’art aux universités de Nantes, de Rennes 2 et à l’EHESS, il entreprend des recherches sur la perception de l’espace, le paysage dans l’art contemporain et les relations entre les notions de lieu et de paysage.

En 2005, il est commissaire de l’exposition « No Walk No Work / Pas de marche Pas d’œuvre », sur l’art contemporain et la marche à pied à la Galerie Villa des Tourelles à Nanterre.

Comme écrivain, il travaille d’abord sur l’appréhension esthétique et narrative de l’espace et du paysage, ainsi que sur l’enchevêtrement de la géographie et de l’espace mental dans l’expérience humaine du monde, en élaborant des formes textuelles mêlant le récit et l’essai.

En 2013 paraît son premier livre, « Projet el Pocero : dans une ville fantôme de la crise espagnole », aux éditions Inculte, récit de la visite d’une ville déserte issue de la bulle spéculative immobilière espagnole des années 2000 et réflexion sur le statut de la réalité.

En 2017 paraît son deuxième livre, « Churchill, Manitoba », associant histoire d’une petite ville du grand nord canadien, récit de voyage, et interrogation à propos de la rêverie sur les cartes de géographie et le désir d’un lieu lointain.

Au cours de l’année 2018-19, il était écrivain en résidence à l’ESACM et travaillait sur l’enquête comme motif, forme et méthode littéraires.

Gyan Panchal

Gyan Panchal est né en 1973, il vit et travaille à Eymoutiers (Limousin).

Depuis sa sortie de la Jan Van Eyck Academie (Maastricht, Pays-Bas), son travail a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles : à la galerie Marcelle Alix à Paris, chez Jhaveri Contemporary à Bombay, à la Maison des Arts Georges Pompidou à Cajarc, à la galerie Edouard Manet à Gennevilliers, au Palais de Tokyo. On a également pu voir ses œuvres dans les collections du Centre Pompidou à Paris, à la Biennale d’Art Contemporain de Rennes, au Carré d’art de Nîmes, au Crédac à Ivry-sur-Seine, à la Villa Arson à Nice, à la Fondation Ricard à Paris. Il est également commissaire d’expositions (« Apartés » au Musée d’art moderne de la ville de Paris, « Être Chose » au Centre international d’art et du paysage de Vassivière).

Cécile Monteiro-Braz

Née en 1973. Vit et travaille à Paris.

Après des études d’histoire de l’art à l’École du Louvre, Cécile Monteiro-Braz se spécialise dans les métiers du livre et de la création imprimée au sein de l’École Supérieure Estienne des Arts et Industries Graphiques à Paris. Diplômée, elle rejoint en 1995 l’atelier Bordas à Paris où elle exerce le métier de lithographe et collabore aux créations originales de nombreux peintres et sculpteurs contemporains.
Parallèlement, elle est nommée responsable de la programmation des expositions de la galerie de l’atelier et assure de 1996 à 2005 la relation aux collectionneurs et institutions dans le cadre de salons d’art contemporain notamment la Fiac, Art Basel, Paris Photo et Artistbook International. Dans les années 2000, elle s’ouvre aux nouvelles technologies en intégrant à sa pratique les nouveaux procédés d’impression numérique jet d’encre. Elle est depuis spécialisée dans le tirage d’exposition « fine art ». Elle est également l’auteur du catalogue raisonné de l’œuvre gravé de James Brown
« Impressions, 1986-1999 » (Bouquinerie de l’Institut éditeur).
Depuis 2005, Cécile Monteiro-Braz est professeur d’enseignement artistique à l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole.
Conjointement, se perdant dans les songes sans jamais s’égarer, elle conçoit des ensembles de sculptures et de travaux sur papier qui, tout en empruntant à notre alentour, orchestrent une autre ordonnance de la réalité, la transformant en de nouveaux mondes plus intérieurs.
En tant qu’ornementiste, elle appréhende un sensible en fuite de la friture du monde. Échelle domestique. Silence. Lente immobilité du temps où demeure malgré tout le vivant. Et pourquoi pas ? Faire un pas vers une poétique réclame le retrait.

cmbraz.online.fr

Michèle Martel

Docteure en Histoire de l’art (Université de Paris I – Sorbonne). Sa thèse s’intitule « Hans Arp : Poétique de la forme abstraite » et pose la question de la généalogie d’une forme (tant dans ses aspects pratiques que théoriques) tout en tentant de proposer une réévaluation des avant-gardes en les enracinant dans la multiplicité de leurs sources ainsi que dans la continuité du siècle qui précède leur apparition.
Elle a travaillé dans de nombreuses institutions culturelles publiques et privées (Galerie Le Carré – Lille, Galerie l’AGArt – Amilly, MUBA Tourcoing, Le Fresnoy, MAMVP). Elle enseigne depuis 1999 (Université Lille III, Université Paris-Est Marne-la-Vallée) et a coordonné l’option art à l’ESAM Caen/Cherbourg où elle enseignait l’histoire et la théorie des arts. Elle est depuis 2012 membre du jury du test d’entrée à l’École du Louvre.
Ses textes les plus récents ont paru dans « L’Art comme expérience » (Liénart, 2010 sous la direction de Camille Saint-Jacques et Eric Suchère), « Arp en ses ateliers d’art et d’écriture » (Musée de Strasbourg, 2011 sous la direction d’Aimée Bleikasten), « Itinérances. L’art en déplacement » (De l’incidence éditeur, 2013, sous la direction de Laurent Buffet) et « MCDMagazine » (2015).

 

Cédric Loire

Né en 1974, vit et travaille à Montreuil.

Le parcours de Cédric Loire associe la connaissance du monde ouvrier et du travail à la chaîne, une formation universitaire et des activités professionnelles au sein du milieu culturel, tant institutionnel qu’associatif, et dans l’enseignement (universités, école préparatoire, écoles d’art).
Après avoir été assistant du conservateur au Musée des Beaux-Arts de Tourcoing, il a travaillé au sein de plusieurs institutions culturelles (Frac Nord-Pas-de-Calais, Le Fresnoy, Musée d’Art Moderne de Villeneuve d’Ascq, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Musée Rodin). Il a enseigné à l’École Régionale Supérieure d’Expression Plastique (Tourcoing), à l’Université François-Rabelais (Tours) et à l’Université Paris-Est (Marne-la-Vallée), et est régulièrement intervenu dans différentes écoles d’art en France et à l’étranger, à l’occasion de jurys de diplôme, de conférences, de colloques et de workshops.

Docteur en Histoire de l’art (Université François-Rabelais, Tours), membre permanent du laboratoire de recherche InTRu (Interactions, Transferts, Ruptures artistiques et culturels). Sa thèse, soutenue en 2012, porte sur les mutations des modes de conception et de production de la sculpture, à l’ère de l’objet produit en masse, entre le milieu des années 1950 et le début des années 1970 aux États-Unis. Elle questionne notamment les conditions d’apparition d’une nouvelle « figure » de l’artiste, celle de l’artiste « post-studio » développant des collaborations avec des professionnels étrangers au « monde de l’art » : ingénieurs, artisans, industriels…

Très tôt stimulé par le « pas de côté » que représente, pour un universitaire, le fait d’enseigner en école supérieure d’art, c’est assez naturellement qu’il s’intéresse aux enjeux suscités par l’introduction de la recherche en art, et qu’il prend activement part, en tant que coordinateur de la recherche, à l’élaboration des dispositifs et des champs de recherche à l’ESACM.

Critique d’art, commissaire d’expositions, il est l’auteur de nombreux articles et essais monographiques et théoriques sur la création contemporaine (Ddo, Artpress, Art 21, Archistorm, L’art même, Critique d’Art, The Journal of Visual Art Practice…).

http://heterotopiques.blogspot.com

Serge Lhermitte

Né en 1970, Serge Lhermitte vit et travail à Strasbourg.

Pratiquant une forme quasi sociologique de l’art, Serge Lhermitte explore et analyse l’impact essentiel de phénomènes sociaux tels que le travail salarié, les retraites, la réduction du temps de travail, mais aussi l’architecture, l’urbanisme et les mutations urbaines sur la construction de nos identités, dans l’élaboration de nos subjectivités, dans l’information de nos êtres au monde. Il propose des images réflexives, où les espaces privés et publics se replient l’un sur l’autre.
Serge Lhermitte invente pour chaque série un protocole particulier, un cadrage et un mode spécifique de monstration. Une esthétique hybride qui articule deux dimensions apparemment antinomiques : symbolique et réaliste. Serge Lhermitte expose régulièrement depuis 2000 que ce soit au sein de Centres d’Art Contemporain, de Pole Photographique ou de musée. Il prépare une exposition monographique au 19 de Montbéliard et a participé en début d’année à la 10ème Biennale de Design de Saint-Etienne.