Serge Lhermitte

Né en 1970, Serge Lhermitte vit et travail à Strasbourg.

Pratiquant une forme quasi sociologique de l’art, Serge Lhermitte explore et analyse l’impact essentiel de phénomènes sociaux tels que le travail salarié, les retraites, la réduction du temps de travail, mais aussi l’architecture, l’urbanisme et les mutations urbaines sur la construction de nos identités, dans l’élaboration de nos subjectivités, dans l’information de nos êtres au monde. Il propose des images réflexives, où les espaces privés et publics se replient l’un sur l’autre.
Serge Lhermitte invente pour chaque série un protocole particulier, un cadrage et un mode spécifique de monstration. Une esthétique hybride qui articule deux dimensions apparemment antinomiques : symbolique et réaliste. Serge Lhermitte expose régulièrement depuis 2000 que ce soit au sein de Centres d’Art Contemporain, de Pole Photographique ou de musée. Il prépare une exposition monographique au 19 de Montbéliard et a participé en début d’année à la 10ème Biennale de Design de Saint-Etienne.

Sophie Lapalu

Critique d’art et commissaire d’exposition, Sophie Lapalu est diplômée de l’École du Louvre (Paris) et de l’École du Magasin (Grenoble). Elle soutient sa thèse en novembre 2016 à l’Université Paris 8 où elle a enseigné durant trois ans après avoir été coordinatrice de 2010 à 2013 de l’espace d’exposition de l’École Nationale Supérieure d’Arts Paris-Cergy, YGREC.
Ses recherches sur l’action furtive l’ont mené à expérimenter divers formats d’exposition. Elle a invité le chauffeur de taxi Fluxus Jeff Perkins à partager ses 400 heures d’enregistrements de conversation avec ses clients lors d’un workshop et d’une exposition (« A Secret Poet », La Vitrine, 2011), une série d’œuvres invisibles a été documentée par la chanteuse Ava Carrère (« D’échec en échec sans perdre son enthousiasme », YGREC, 2012), elle a investi une maison abandonnée (« Pretty Vacant », Villa Renata, Bâle, 2013) et propose des programmations entendues comme de possibles expositions (« Revue pour Nuit Blanche », Théâtre du Grand Parquet, Paris, 2013, « Que s’est-il passé ? » MacVal, 2014, « La célérité du Bernard l’ermite », Où, Marseille, 2015, « Le Festival de l’inattention », Glassbox, 2016). Elle est membre du comité de rédaction de la revue Marges, correspondante pour *DUUU radio, et a publié plusieurs ouvrages (« CUL DE SAC », Astérides ateliers d’artistes, 2014, « Rien n’est vrai, tout est permis. Entretien avec Florence Jung », Éd. Piano Nobile, Genève, 2014, « De l’action à la conversation, Jean-Christophe Norman », FRAC Franche Compté, Les Presses du Réel, Dijon, 2014).

http://sophielapalu.blogspot.fr

Jan Kopp

Après ces études (diplômé de l’École des Beaux-Arts de Paris, 1996), Jan Kopp devient l’assistant des artistes Jochen Gerz et Esther Shalev Gerz. En 1997 il co-fonde la galerie associative Glassbox à Paris, un des premiers lieux d’exposition auto-gérés par de jeunes artistes. Jan Kopp a suivi divers programmes de résidence en France et à l’étranger, dont celui de PS1/ Moma à New York (1999/2000).  Son travail recourt à différents médias – dessin, son, vidéo, sculpture, performance – sans en privilégier aucun, et résiste à toute tentation de spécialisation comme toute tentative de classification. Il se déploie aussi bien à travers de vastes installations conçues au regard des espaces qu’elles occupent, que sous des formes plus discrètes telle que du crayon sur papier. Les moyens mis en œuvre sont simples et se présentent rarement comme la propriété exclusive d’un savoir-faire spécifique. Ainsi, les matériaux utilisés sont régulièrement de récupération ; et les constructions, équilibres, compositions toujours précaires auxquels ils donnent lieu, peuvent être réalisés avec l’aide de ceux prêts à participer. L’assemblage est une technique de prédilection, fait avec des vis, de la colle, du plâtre ou bien même des logiciels, il remet objets et images récupérées sur le chemin d’un sens – fût-ce t’il tout de suspension. La ville est un thème récurrent, autant comme lieu possible d’intervention que d’observation pour en déceler et figurer les plus infimes signes poétiques.
Jan Kopp est co-fondateur de Suspended spaces  (www.suspendedspaces.net), un collectif d’artistes et de chercheurs qui s’intéressent à des lieux et géographies en « suspend », des endroits instables, ou contraints, pour des raisons politiques, économiques ou historiques.
Il a enseigné (volume/espace) à l’École Supérieure d’Art de Rueil Malmaison (2001-2005) et à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs à Paris (2012-2013).

www.jankopp.net

Armand Jalut

Représenté par la galerie Michel Rein, Armand Jalut a été exposé au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et au Palais de Tokyo dans le cadre de l’exposition Dynasty, panorama de la jeune création française.

Il a bénéficié de plusieurs expositions personnelles, notamment au Musée des Sables d’Olonne, à la galerie Edouard Manet à Gennevilliers et au Creux de l’Enfer à Thiers.

Il a participé au programme de résidence Paris//Los Angeles F.L.A.R.E. (France Los Angeles Residency Exchange). Dans le cadre de la programmationhors les murs des Abattoirs FRAC Midi-Pyrénées, l’exposition “The Secretary Blouse” présenta des travaux faisant suite à cette résidence. Régulièrement présentées dans des expositions collectives, ses oeuvres font notamment partie des collections du Musée d’art moderne de la ville de Paris, du Fond national d’art contemporain et du Frac Aquitaine.

La peinture d’Armand Jalut s’inscrit dans un processus large de recherches iconographiques cultivant l’ambiguïté et les paradoxes. Il se définit comme un collectionneur d’images, photographie des objets, des motifs, il accumule des accessoires de mode, des affiches, des revues, des visuels glanés sur internet ainsi que d’authentiques objets appartenant à sa mythologie personnelle. Ces éléments sont soumis à des jeux combinatoires, des déplacements, des recyclages, se transforment en artefacts aux réminiscences fantastiques et fétichistes.

Son travail rend compte de cette manière d’observer l’anodin, l’obsolète, afin de se transfigurer par le  filtre de la peinture, manipulant le sujet comme un miroir déformant.

www.armandjalut.com

Lina Jabbour

Née en 1973, vit et travaille à Marseille.
DNSEP en 1998 à l’École Nationale Supérieure d’Art de Bourges.

« Le dessin qui n’était au départ qu’une pratique au statut intermédiaire lui permettant d’esquisser les contours de ses projets au même titre qu’il lui servait de quasi journal intime au devenir éphémère prend de plus en plus d’importance. Le dessin est le medium idéal pour développer ses thèmes, ramener les influences diverses tout en donnant les possibilités de développer rapidement les nouvelles orientations. Notamment cette dimension onirique qui insiste. Pour autant, on retrouve ce déchirement intérieur et ces préoccupations pour l’architecture, l’habitat, la place de l’humain. »
Extrait du portrait par Patrice Joly in « Zéro deux » à Marseille n°3, 2006

linajabbour.net

Rémy Héritier

Rémy Héritier, né en 1977 est chorégraphe et danseur. Depuis 2005, il a créé plus d’une dizaine de pièces diffusées en France et à l’étranger par des structures des arts vivants et des arts visuels.

Il engage à travers ses différentes écritures chorégraphiques des résurgences de strates temporelles et spatiales creusant ainsi l’épaisseur du passé pour parvenir au présent. Cette fouille archéologique dans un contexte donné, dans son histoire personnelle de la danse, dans celle de ses collaborateurs, lui permet de déplacer des notions liées à d’autres disciplines telles que l’intertextualité, le document ou l’entropie, et convoquer ainsi de nouvelles poétiques du geste.

Parallèlement, il poursuit depuis 1999 un parcours d’interprète auprès de Boris Charmatz, Laurent Chétouane, DD Dorvillier, Christophe Fiat, Philipp Gehmacher, Matthieu Kavyrchine, Jennifer Lacey, Mathilde Monnier, Laurent Pichaud, Sylvain Prunenec et Loïc Touzé.

www.remyheritier.net

Nelly Girardeau

Née en 1977, vit et travaille à Clermont Ferrand.

Nelly Girardeau est réalisatrice, diplômée de
l’ÉSACM en 2000, elle étudie par la suite le cinéma documentaire à l’université Stendhal de Grenoble. Les mécanismes de représentation et de perception du monde, le rapport à l’imaginaire et à la mise en récit sont au cœur de ses recherches, la caméra devenant outil d’exploration, moteur d’événements, de déplacements et de rencontres. Son premier
lm « L’eau salée » a reçu le soutien du Groupe de Recherches et d’Essais Cinématographiques, elle développe ensuite « Sables » à l’Atelier documentaire de la FÉMIS et obtient la bourse brouillon d’un rêve de la SCAM.
Aujourd’hui elle collabore régulièrement avec des artistes, notamment avec la plasticienne Delphine Gigoux-Martin pour son prochain lm « Aster ».

https://vimeo.com/user18192708

Roland Cognet

Le travail de Roland Cognet utilise essentiellement les procédés de la sculpture (mouler, modeler, tailler, assembler) empruntant aux formes du vivant, voir au paysage, des éléments ou des morceaux qui, isolés et déplacés prennent le statut de sculpture. Ces éléments peuvent dialoguer à l’intérieur de constructions faites de juxtapositions, souvent composées de grandes pièces de bois, d’acier, de béton ou parfois de bronze. Ce travail s’est poursuivi dans les années 2000 en introduisant parfois la question de l’animal en écho à d’autres formes à l’intérieur d’installations de grandes tailles, mais aussi en utilisant l’échelle réduite, prenant la forme de maquettes/œuvres en soi, mettant en jeu ces volumes dans un espace défini (série de petits mondes, voir sur le site « la neige est éternelle » 2016). Les œuvres plus monumentales deviennent comme un développement de ces réalisations à échelle réduite en se réinventant dans un rapport directement in situ. Le dessin (fusains, gouache), la gravure (en grand format sur bois) comme parfois la vidéo et le son, restent toujours présents dans le travail comme une autre approche de cette recherche.

rolandcognet.fr

Régine Cirotteau

Diplômée (DNSEP) de l’École Nationale Supérieure d’art de Cergy Pontoise.
Artiste plasticienne, réalisatrice, auteur interprète, Régine Cirotteau vit à Paris. Elle investit depuis 1990 les arts visuels, établissant des passerelles entre les arts plastiques, le cinéma et les nouvelles technologies. L’écriture de scénarios, de chansons, la performance, font partie de sa pratique artistique. Son dernier film « Sensations » (réalisé avec l’aide du CNC et de la région Poitou Charentes) a été montré en avant première internationale à l’Etrange Festival (Paris), au Festival d’Angoulême et est en compétition à York (Angleterre) en septembre 2017. Actuellement, son travail de plasticienne «Les confiseries succurulentes» sont présentées au salon de l’art et du design à Jakarta (Indonésie). Avec son duo musical Larège & Meyrine, elle a réalisé un show au Cube, centre de création de numérique à Issy-les-Moulineaux (janvier 2017).

Monographies :
« Frisson Synchronie », Paris : Filigranes, 2009
« Liquid City », Paris : Filigranes, 2005
« C’est fantastique ! », Paris : Galerie Pierre Brullé, 2004
« Les Demeures de l’Âme », Paris : Ed. Marval, 1996

Expositions personnelles (sélection) :
Centre des Arts, Enghien-les-Bains. Musée d’Art Roger Quilliot, Clermont-Ferrand. Galerie le Lieu, Lorient. La Médiathèque d’Issy-Les-Moulineaux. Centre Culturel Français et la FNAC de Turin. Galerie Pierre Brullé Paris.

Expositions de groupe (sélection) :
Festival A Part, Hôtel de Manville, Les Baux de Provence. Palais de Tokyo. La force de l’art 02, Grand Palais, Paris. Kengo Kuma, Prefectural Art Museum, Nagasaki. Art Foundation, Red Brick, Yokohama. Centre Culturel General San Martin, Buenos Aires. Artothèque de Caen. Galerie Magda Danysz, Paris.

Festivals de cinéma (sélection) :
Sauve qui peut le court métrage, Clermont-Ferrand.Festival de Cannes, coup de cœur Canal+. Festival 3D St-Denis, grand prix international de la créativité. L’Étrange Festival, Paris. Le SESIFF, Séoul. Festival de Kiev, Ukraine. Festival de Sapporo, Japon.

Prix et Bourses artistiques :
Tokyo vidéo festival, Japon. Villa Médicis hors les murs, Italie. Bourse du FIACRE, DRAC Ile-de-France.

reginecirotteau.com

Émilie Brout & Maxime Marion

Émilie Brout & Maxime Marion, nés en 1984 et 1982, vivent et travaillent à Paris. Diplômés de l’ENSA Nancy et l’ESA Aix-en-Provence, ils intègrent deux ans l’ENSAD Lab à l’École Supérieure des Arts Décoratifs à Paris, où débute leur collaboration.
Leur démarche repose sur une pratique de l’appropriation : à partir de collections de documents ou d’objets qu’ils créent ou sélectionnent le plus souvent en ligne, ils cherchent à questionner le rapport que nous entretenons avec les images. Explorant ce qui relève du commun, de l’archétype, et faisant la part belle à l’enquête, ils interrogent de manière sensible les modalités de circulation, les moyens de diffusion et l’histoire des données au sein des réseaux d’information.
Leur travail a été lauréat des prix Arte Laguna et Talent Contemporain de la fondation François Schneider.
Il a été inclus dans la 5th Moscow Biennale for Young Art, la 5ème triennale de l’ADIAF et a été exposé et projeté dans de nombreuses expositions personnelles (récemment : Steve Turner, Los Angeles ; 22,48 m², Paris ; LINK Art Center, Milan ; Art Brussels) et collectives (notamment à Untitled Miami Beach ; Kunstraum LLC, New York ; Daegu Art Museum ; Seongnam Arts Center ; AramNuri Arts Center, Goyang ; OCAT Shenzhen; Museum of Modern and Contemporary Art of Rijeka ; Centre pour l’Image Contemporaine, Genève ; The Solo Project, Bâle ; Telecom Italia Future Centre, Venise ; Loop Barcelona ; Palais de Tokyo, MAIF Social Club et Centquatre, Paris ; Cité de la céramique, Sèvres ; Villa du Parc, Annemasse ; Villa Arson, Nice ; Fondation Vasarely, Aix-en-Provence).

www.eb-mm.net/fr