Exposition du Focus « L’embarras du choix »

Exposition du 5 au 15 mai 2026, Grand Atelier de l’ÉSACM

Vernissage le mardi 5 mai à 17h30.

Un projet en partenariat avec le FRAC Auvergne

La sélection d’œuvres présentée est traversée par l’idée d’enveloppe, de peau(x), comme surface qui à la fois protège et dissimule ; qui parfois suggère ou révèle ce qu’elle contient. Elle convoque le visible et l’invisible, ce qui affleure à la surface et ce qui reste au-dessous. L’enveloppe recèle quelque chose qui tend à être adressé. Elle entretient un lien avec l’intime — et l’intime invite au rapprochement, à (se) regarder de près. En photographie, le « gros plan » permet de se rapprocher d’un sujet. Il peut en révéler les moindres détails (textures, grains de l’épiderme), mais aussi y produire, par le cadrage, des coupes et des fragments ; générer par la mise au point des zones de flou, un brouillard où se mélangent les contours, vacille l’ordre établi par nos sens, se produit du trouble.

Avec les œuvres de :

Jimmy Beauquesne, Bernadette Bour, Georges Bru, Clémence Mauger, Cyril Olanier, Martin Parr, Gérald Petit, Hiroshi Sugito

Exposition conçue et réalisée par les étudiant.es du Focus « L’embarras du choix », à partir de la collection du Frac Auvergne :

Charly Delpuech, Styphen Faye, Raphael Godard, Mathis Orsini, Noah Salgado, Cyrille Senèze

Enseignants: Armand Jalut, Cédric Loire

Légende du visuel :
Martin Parr (Grande-Bretagne, 1952-2025), photographie de la série Common Sense, 1998 (29 x 42 cm donation de la collection Robelin ; acquisition en 2016)

Vernissage le mardi 5 mai à 17h30 à l’éSACM

→ Ce vernissage sera suivi à 18h30 par un second à la galerie In extenso, pour le projet « Réalité d’une exposition » : Une exposition réalisée à partir des visites et rencontres avec les artistes de Les Ateliers à La Diode ; Bain d’huile ; Le CAP Saint-Fons ; Le Grand Large ; L‘IAC.

Cycle « Extractivisme 2.0 : réflexion sur la construction du travail d’identité narrative en école d’art et dans l’art contemporain »

Une proposition de Nesrine Salem

Nesrine Salem a rejoint la Coopérative de recherche en 2025. À travers sa polyglossie écrite et visuelle, elle élabore des courts-métrages, des performances, et des installations, autour des traumatismes intergénérationnels, du tokenisme et des pratiques de deuil.

Elle proposera les mercredi 22 et jeudi 23 avril 2026 différents temps de présentation et rencontres ouvert à tous·tes, étudiant·es, public extérieur, pour mener une réflexion collective autour de la construction du travail d’identité narrative en école d’art/ dans la scène artistique contemporaine, et l’écriture comme un possible outil à disposition (cf: écritures créatives, archives personnelles, éditions indépendantes…)

Trois évènements rythmeront ce premier temps du cycle : 

-Présentation de la maison d’édition Postfirebooks, par Thomas Ducrocq (à l’origine du projet), Nesrine Salem (curatrice) et Bayan Abu Nahla (autrice).
Mercredi 22 avril 2026 à 13h à la bibliothèque de l’ÉSACM

-Lancement de l’ouvrage Half a life de Bayan Abu Nahla, SABR/Collection N°04
Mercredi 22 avril 2026 à 18h30 à In extenso (12 rue de la Coifferie)

-Workshop I. HOW TO : avoir une parole située dans/et hors des beaux-arts
A. Écrire ?
(sur inscriptions : ouvert aux étudiant·es et aux artistes et travailleureus·es de l’art présent sur le territoire clermontois)
Mercredi 22 avril 2026 à partir de 14h, et jeudi 23 avril 2026 à partir de 9h à l’ÉSACM
Ce premier workshop s’intéressera à l’écriture créative, avec l’intervention de Bayan Abu Nahla, artiste plasticienne palestinienne, née en 2001 à Gaza. Sa pratique artistique s’apparente à une forme de journal visuel, qui documente et porte un regard sur les événements qui se succèdent, tant avant qu’après le génocide. À travers son travail, elle explore des réalités et des conditions de vie quotidiennes souvent méconnues de ceux qui n’ont pas vécu à Gaza.

Hormis la présentation à la bibliothèque qui sera en français, nous utiliserons l’anglais comme langue passerelle durant le reste du programme (passerelle signifie que personne ne sera jugé sur son expression.)

Descriptif complet du projet

Image : capture d’écran « J’étais la flaque, le pétrole algérien dormant », issue  du court-métrage de Nesrine Salem What is the residue left from setting a black puddle on fire ? / Que reste-il après avoir foutu le feu à une flaque noire ? (2023) coproduction Mécènes du Sud, La Ferme du Buisson, CNAC Magasin

Restitution « Promenons-nous dans les voix et les mondes

Promenons-nous dans les voix et les mondes » épisode II au Lieu Dit.
Dans le cadre du Focus Live/Projet Extérieur les étudiant·es (années 3 et 4) ont réalisé une résidence en investissant les espaces dynamiques du Lieu Dit.

La restitution performative en public se déroulera aussi bien dans le théâtre que sur la scène musicale. Leur approche chaloupera entre récit, composition sonore, déplacement, réalisation filmique et décors; s’y rattacheront  des projection intimes et les imaginaires d’un futur.

Focus Live/Projet Extérieur : 

La performance, le live n’ont ni limite de thème ni limite de situation. Dans un esprit de découverte, ce Focus a proposé d’aborder quelques territoires privilégiés, d’hybrider les cultures, les identités dans le but de partis pris autonomes. Entre le punk industriel, la musique sérielle et répétitive, les accidents décidés dans les concerts de Satie, les performances de Cosey Fanni Tutti, les mises en scènes en mille feuilles de la troupe le Zérep, les lives d’Etienne Charry avec des figurants amateurs, en écho à son label Catalogue. Ont été abordés l’acoustique et les points de vue de la captation.

Ce projet de résidence avec Le Lieu-Dit, en prolongement de la collaboration menée avec Les Laboratoires d’Aubervilliers durant deux ans a permis aux étudiant·es de monter un dossier de demande de résidence, tout en s’informant sur les partis pris d’un lieu culturel, sur son historique; d’appréhender la particularité des espaces, d’envisager les moyens techniques et d’évaluer la faisabilité d’un projet.

→ jeudi 26 mars à partir de 18h30 au Lieu-Dit (10 rue Fontgiève, 63100 Clermont-Ferrand)
Image © ZEHAR Wiam (étudiant en 3e année)

Conférence de Alexe NORMANDIN (Québec)

Artiste et charpentière-menuisière québécoise, Alexe Normandin est accueillie en résidence au Chalet Lecoq du 23 février au 7 avril 2026 dans le cadre des projets portés par la Ville de Clermont-Ferrand et des villes du Réseau International des Villes Michelin (RIVM).

Alexe Normandin présentera à l’occasion de cette rencontre sa pratique hybride alliant l’art (dessin, peinture, sculpture, scénographie, illustration et art textile) et la construction écologique (charpenterie et menuiserie), où dialogue dans l’acte de faire et de constuire, matière et espace, être et avoir, enjeux sociétaux.

Elle présentera également son projet de autour d’une série d’expériences matérielles et poétiques qui mettent en tension l’humain, l’objet, l’espace et le temps.

Elle reviendra par ailleurs sur son parcours qui l’a conduit d’une formation en arts visuels suivie à l’Université de Concordia à Montréal puis à une formation professionnelle en charpenterie-menuiserie.

 

 

Conférence par Htet Aung Lwyn, artiste en résidence à l’ÉSACM

Htet Aung Lwyn sera en résidence à l’ÉSACM entre février et août 2026

Htet Aung Lwyn est artiste birman queer en résidence à l’ÉSACM jusqu’à fin août 2026 grâce au soutien du programme PAUSE, programme national d’accueil en urgence des scientifiques et des artistes en exil, porté par le Collège de France. Ce séjour fait suite à une première résidence à l’école entre juin et novembre 2024 initiée par le programme.

Htet Aung Lwin est un·e conteur·euse qui travaille principalement avec les langages du cinéma et de la photographie, bien qu’iel s’identifie avant tout comme écrivain·e. Son travail explore les complexités du genre et de la sexualité, ainsi que la transformation de l’identité à travers la narration expérimentale.

« Pour moi, la liberté artistique consiste à créer malgré le gouvernement et les pouvoirs en place. Elle honore la partie la plus pure d’une personne qui souhaite créer et s’exprimer en toute sincérité. Elle est aujourd’hui devenue un privilège, même si cela ne devrait pas être le cas. Mais c’est un privilège que j’accepte avec une certaine culpabilité du survivant, une frustration récurrente et, finalement, un bref dépassement de celle-ci. »

Dans le cadre de sa résidence à l’école, Htet Aung Lwin se consacrera à l’écriture du scénario de son premier long métrage, ANT TRAIL. En 1941, un jeune Birman éduqué en Angleterre revient en Birmanie où il est affecté comme détective dans un petit village pour résoudre une série de meurtres aléatoires. Le film traite également de l’homosexualité et de la découverte de son identité mais également des privilèges, de la culpabilité et des modes de survie. ANT TRAIL explore les effets directs de la domination britannique en Birmanie et la manière dont certains Birmans ont profité du colonialisme et de l’oppression des autres.

Rencontre publique avec le CNAP et AC//RA

Cet après-midi réunira le CNAP (Centre national des arts plastiques) et le réseau AC//RA (Art contemporain en Auvergne-Rhône-Alpes). Elle permettra, dans premier temps, de présenter le CNAP, ses missions et les ressources qu’il propose avec un focus sur la nouvelle édition revue et augmentée du guide Les Résidences d’arts visuels (candidature, cadres contractuels, organisation, conditions de travail, activités annexes). 

Cet après-midi permettra également de découvrir le réseau AC//RA – Art contemporain en Auvergne-Rhône-Alpes. Le réseau œuvre à la structuration du secteur des arts visuels sur le territoire de la région, accompagne les artistes et les lieux d’art et participe à la sensibilisation des élus et des collectivités territoriales aux spécificités des arts visuels. 

Intervenant·es : Antinéa Garnier, responsable du service des ressources professionnelles du CNAP. Dimitri Levasseur, coordinateur de l’accompagnement, AC//RA. 

≥ à l’ÉSACM, 25 rue Kessler, 63000 Clermont-Ferrand

≥ sur inscription : https://forms.office.com/e/qGXVb4VxFN 

————————

Une proposition dans le cadre du cycle « Travailler dans le champ de la création », composé d’ateliers et de rencontres, s’adresse aux travailleur·euses de l’art. Il vise à les accompagner dans leurs démarches administratives et juridiques, à leur faire connaître leurs droits, à favoriser leur accès aux différents dispositifs de soutien à la création et aux réseaux de diffusion de l’art. Le programme complet est disponible ici. 

Journées portes ouvertes les vendredi 27 et samedi 28 février 2026

L’ÉSACM ouvrira ses portes les vendredi 27 et samedi 28 février 2026. Visites de l’école par des étudiant·es, découverte des plateaux techniques, échanges avec l’équipe.
Le samedi, l’ensemble du site universitaire clermontois observera également une journée portes ouvertes, pour permettre aux familles de visiter plusieurs établissements ou UFR.
Un stand d’information du CROUS sera également présent à l’ÉSACM pour renseigner les familles sur les modalités de logement et restauration.

Des étudiant·es seront disponibles pour faire visiter l’établissement et parler de leur parcours, de la formation et de la vie étudiante. Des membres de l’équipe accompagneront les visiteurices sur les questions d’admissions et de pédagogie.

La directrice de l’école, Sandrine Rebeyrat, présentera la formation le samedi à 11h, 14h et 16h. Aucune inscription n’est nécessaire.

 → Vendredi 27 et samedi 28 février 2026, entrée libre de 10h à 18h

Projection film « Extra Life (and Decay) » de Stéphanie Lagarde

Extra Life (and Decay) (21min), film de de Stéphanie Lagarde, ancienne chercheuse de la Coopérative, sera projeté jeudi 11 décembre 2025 à 18h.

Stéphanie Lagarde est artiste et réalisatrice. Ella a été résidente-chercheuse à la Coopérative de recherche entre 2019 et 2023.

Elle a soutenu son DSRA (diplôme supérieur de recherche en art) en novembre 2023, pour lequel elle a proposé « Chœur« , un évènement performatif et polyphonique publique et filmé qui a été l’un des points de départ du film Extra Life (and Decay). C’est en écho au DSRA de Janna Zhiri que nous avons invité Stéphanie a venir projeter sonn film et en discuter. 

Synopsis

Une narratrice polyphonique — cinéaste, parente, forêt, insectes, champignons, travailleureuses de la petite enfance — déclare son refus absolu de l’exploitation au travail, et la nécessité de se joindre à des corps collectifs en résistance.
« Qui a ordonné la lisibilité ? » Dans une incantation pour conjurer l’autorité, le film déploie les liens entre l’invention de la famille nucléaire et de la parcelle forestière gérée, comme modèles de contrôle. Extra Life (and Decay) célèbre l’hospitalité comme un outil de survie pour lutter contre les politiques morbides d’isolement. Une ode à la multitude, à l’illisible, à l’incommensurable.

Extra Life (and Decay)
 est une quête de proximité, d’hospitalité à toutes les échelles, qui fait écho au processus de production du film lui-même.
Il s’agit à la fois d’un manifeste intime de refus total et d’un projet utopique de rébellion collective et interespèces contre les structures de domination/autorité (sur le paysage, sur les corps) qui nous privent de soins, d’assistance, de solidarité et de la capacité à créer des liens profonds.
Ce film est imprégné de recherches menées ces dernières années sur les communautés forestières ainsi que sur les services publics de la petite enfance.
En se concentrant sur les liens et les affinités entre les espèces, il vise à rendre visibles les processus de fragmentation à l’œuvre dans les politiques actuelles et à nous rappeler la nécessité d’organismes collectifs interdépendants et solidaires pour survivre en tant qu’individus, qui ne sont jamais composés d’un seul organisme, mais d’une multitude d’organismes vivants.

Rencontre avec Waheeda Baloch : Entre pratiques curatoriales et plastiques

En partenariat avec Artistes en résidence

Présentation et échanges en anglais

Cette rencontre sera l’occassion pour Waheeda Baloch, commissaire d’exposition, artiste et professeure à l’Institut d’art et de design de l’Université du Sindh, à Jamshoro, au Pakistan, de revenir sur son parcours.

Actuellement en résidence curatoriale à Artistes en résidence, Waheeda Baloch est la fondatrice de l’ArtFest Karachi, une plateforme annuelle organisée par la Sambara Art Gallery sous l’égide du département de la culture du Sindh. Diplômée en conservation de l’université de Stockholm, son approche du commissariat se nourrit ses recherches. En 2024, elle est devenue la première femme à organiser la quatrième édition de la Biennale de Karachi, présentant le thème captivant « Rizq | Risk ». L’exposition explorait la sécurité alimentaire, les défis climatiques, la durabilité et la justice sociale à travers un prisme interdisciplinaire. Waheeda est également conseillère auprès de KADIST et de la collection KADIST, contribuant au développement de programmes et à des acquisitions qui soutiennent des artistes du Pakistan et d’ailleurs.

→ Mercredi 3 décembre 2025 à 18h dans l’amphithéâtre de l’école. Gratuit et ouvert à tou·tes.

Légende image : Tracing Paradise (2022), Video and Neon, Artwork by Waheeda Baloch. Installation view at Lahore Fort, Art Lahore 2022, curated by Sabah Hussain. Photo by Waheeda Baloch