Clélia Barthelon

J’aimerais vivre de folles aventures qui aboutiraient à des découvertes majeures.

Tous les moyens sont bons ; l’exploration, les cartes, les livres, Internet, YouTube, Instagram.
Le chemin est semé d’embuches et le résultat n’est jamais celui escompté.
Les choses ont une forte tendance à apparaître pour mieux disparaître, et vice versa.

Les paysages embrumés se heurtent à la vie ordinaire,
la fumée rencontre les paillettes,
les fantômes traversent les écrans,
l’expérience est commune et la fête est mélancolique.

On passe de grottes en grottes.
Les paillettes tentent d’étouffer un effacement certain.

Il restera des vidéos qui prouvent ces aventures, des sérigraphies monstrueuses ou fantomatiques, des performances de lecteurs silencieux ou encore des piñatas de mammouths sacrifiés, remplis de paillettes.
Puis l’on se retrouve devant la cheminée, où l’on ramène ses trophées.

Une fois par semaine, une nouvelle aventure est visible sur internet
https://www.youtube.com/channel/UCe6KobzXtuJZnCp2qU9-_Dg

Benjamin Debord

J’ai un jour entendu Jean-Yves Jouannais dire à une salle remplie d’étudiants en école d’art qu’il leur souhaitait de trouver leur obsession. Benjamin à trouvé la sienne : faire, apprendre du faire, apprendre à faire. Les objets qu’il façonne font d’ailleurs bien savoir qu’ils sont faits de savoir-faire. Ceux-ci sont étudiés et appris grâce à l’outil internet qui présente une multitude de tutoriels, notices, blogs, etc. dans lesquels nombre de passionnés, professionnels ou amateurs, expliquent leurs manières de faire. Quant aux formes, elles sont toutes évocatrices d’objets existants et manufacturés qu’il traduit de manière empirique, en les confrontant à des techniques artisanales. Ce rapport à l’objet se retrouve aussi dans la notion de fonctionnalité, que Benjamin interroge dans son travail en lui donnant un potentiel d’activation, qu’il soit latent ou effectif. Le basculement dans le champ de la sculpture s’opère par l’utilisation de matériaux choisis pour leur qualités plastiques. Une ambiguïté s’installe alors entre sculptures à manipuler et objets à regarder. Tout est fabriqué. On est pas loin du « do it yourself » mais avec cette dose de patience, d’énergie et d’obsession qui font naître les objets d’art. Et cette part de lui-même mise dans ses sculptures est perceptible, que ce soit du bout des doigts ou à bras le corps.

Corentin Massaux

Pierre-Olivier Dosquet

« À un instant le bateau et un iceberg qui s’étaient rencontrés furent émergés et immergés selon les exactes mêmes proportions.”

Sébastien Lacour

En créant des formes je matérialise des intentions.

J’aime qu’un volume ne soit pas figé, je préfère le proposer comme une expérience où la forme modulable se déplace pour passer par différents états, ‘’module, accessoire, sculpture…’’

Dans le prolongement de ma vie en atelier où j’apprends et découvre un ensemble de gestes et techniques que je m’approprie au fil des expériences dans la création de mes formes, se joue pour moi dans un second temps l’appréhension de formes lors de leur mise en espace dans un endroit qui est un possible d’expérience, le white cube.

J’accorde une place importante au corps et il assure un rôle essentiel dans la façon dont je pressens la sculpture. Je cherche à ne plus faire de distinction entre la pièce et les corps nécessaires à la réalisation. Le corps fait office d’outil et est à la fois partie intégrante de l’œuvre.

Ce sont des expériences, des opportunités où chacun devient essentiel à l’existence du projet et se met à œuvrer avec autrui.

Emmy Ols

” La première étape d’écriture chez l’enfant c’est le dessin gribouillis. Ensuite, entre 4 et 5 ans on va commencer à te faire écrire ton prénom en lettres capitales. Simultanément, on va beaucoup travailler sur les sons de manière sédimentée. Au début de l’apprentissage, comme si maintenant je te faisais écouter une langue que tu n’as jamais entendue, tu vas entendre les choses en un seul bloc, comme un fil continu. La séparation entre les mots sera inexistante. C’est comme pour la musique, tu ne vois pas la différenciation entre les notes si tu ne les connais pas.

Dans une partition tu as cinq lignes. Au début de ta ligne tu as une clef : la clef de sol qui démarre sur la ligne du sol. C’est la clef qui fait une espèce de boucle, une espèce de huit. Après tu as la clef de fa qui ressemble à un c inversé et tu as deux points. Et ces deux points encadrent la ligne sur laquelle se situe le fa. Ensuite tu as la clef ut qui fait une sorte de k et tu as deux points qui t’indiquent que, sur cette note là, c’est un do.

Pour les enfants, on a besoin de faire des pauses entre chaque mot. C’est une chose complètement irréelle. Les pauses sont présentes seulement dans notre construction de l’esprit. Quand tu m’écoutes là tout de suite, je ne fais pas de pause entre les mots. Pour les enfants, c’est comme jouer avec une poupée russe. Ils commencent par découper en gros blocs, en phrases, en mots puis en syllabes. Ton cerveau remarque très vite que, quand deux choses apparaissent tout le temps ensemble, il y a une unité. C’est à dire que si je te répète bateau bateau bateau bateau bateau bateau bateau bateau bateau bateau et qu’ensuite je te dis teau ou ba ton cerveau ne va pas réagir, alors que ba et teau il a remarqué que ce sont deux blocs qui fonctionnent tout le temps ensemble. Voilà, c’est comme ça que ça commence.

Il est toujours question de sédimentation.

J’essayais toujours marmo M A R M O sans T homophone de marmot M O T, parce qu’en fait Marcel c’est mon nom de famille. De ce fait, première syllabe Mar s’ajoute à ça Monique qui est mon prénom, première syllabe Mo, ce qui me convenait totalement puisque ça faisait MarMo qui veut dire enfant. Quand il a fallu que je trouve quelque chose pour mon pseudonyme, je me suis dit que Monique Marcel je n’aimais pas bien. Je ne voue pas une affection particulière pour le prénom Monique et encore moins pour Marcel. Des Monique Marcel il y en a beaucoup. Tu en trouves partout, ça peut tomber n’importe quand.
Comme Jean-François Copé pendant les dernières présidentielles.

A ce moment là, j’ai été très actif : j’ai modifié sa page Wikipédia. Au début j’avais renommé sa page Jean-François Copec.
Jean-François Copec : c’est mon visuel préféré, je le mets vraiment partout ! J’ai aussi rajouté et créé des livres dans sa bibliographie tout en prenant bien le soin de tout justifier, sinon ça n’aurait pas été accepté par Wikipédia. Debout la France, il écrivait.

Debout la France.

Et en 2010 j’ai créé un livre qui s’appelle « La France Assise » publié par
la maison d’édition Albin Michel et je crois qu’on peut encore le voir dans publication à côté du livre « Demain j’arrête la langue de bois ». Moi, mon rêve, ça serait de voir une de ses interviews où le journaliste lui demanderait : « Et alors, pouvez-vous me parler de votre livre La France Assise ? »
Ou comment avoir une prostate faisant la taille d’un citron. Le truc super dysphasique.

Dysphasique.

Dys c’est un dysfonctionnement. Et un dysfonctionnement au niveau phasique c’est… comment dire… quand tu as un problème généralisé. Un truc dans une zone précise du cerveau.

La zone de Broca est située dans la partie inférieure du cortex cérébral. Quand elle est stimulée en même temps que l’aire visuelle secondaire ça donne
un truc : la dyslexie.

J’ai vu récemment qu’ils ont fait de nouvelles recherches concernant l’origine du trouble. Apparemment ça se jouerait plus au niveau de la perception qu’au niveau de la prononciation, comme on l’a toujours pensé.

Quand un mec atteint de sclérose latérale amyotrophique veut écrire un B, j’ai l’impression qu’il dessine un soleil.

Normalement quand tu reçois l’image, tu la reçois inversée et c’est ton cerveau qui la repositionne à l’endroit. Et bien pour un dyslexique le cerveau a du mal à remettre à l’endroit cette image là. Ca serait pour ça qu’il confondrait les P et le B, les M et les N et toutes ces lettres qui se rapprochent graphiquement et phonétiquement.

Ce qui est assez typique chez le dyslexique c’est que, quand il parle, tu ne te rends pas compte qu’il est porteur du trouble. C’est seulement le passage à l’écrit qui, pour lui, est compliqué.

Slang !

Mais on fonctionne tous différemment et on rencontre tous des handicaps dans différentes situations.
Chaque instrument à ses capacités, ses qualités, ses défauts et ses usages. Evidemment on ne va pas mettre des notes très rapides, qui montent, qui descendent à un type qui fait du gros tuba ça n’aurait pas de sens.

Par exemple, moi je ne sais pas dessiner et si l’école était construite seulement sur la pratique du dessin je n’aurais jamais pu réussir mes années d’études.
Hi ha hi ho ha ha c’est ça du dessinage.
Je ne comprend pas pourquoi on n’adapte pas de nouvelles méthodes éducationnelles.

On pourrait très bien dire que le dysléxique, qui ne peut pas forcément avoir accès à l’écriture ou à la lecture, pourrait à la place, je ne sais pas… apprendre en regardant un film documentaire ou des bandes dessinées. Je suis réellement gêné par le mot norme car si on regarde bien, personne n’est à l’intérieur. Tout est question de situation. Il ne s’agit pas d’apporter des réponses mais de créer un champ de recherches, de faire un état des lieux. Et puis c’est pas comme si, aujourd’hui, l’écriture était le seul moyen de communication !

Comme à la manière du Goldsmith là ! Avec sa grande méthode ! Comment
ça s’appelle ça déjà ? Le post quelque chose ? Ca m’a l’air très séduisant, très tapageur mais il a rien inventé ce mec. Je trouve ça complètement débile.
Moi je trouve qu’on a tout intérêt à continuer à écrire. Je ne sais pas si il y a quelque chose d’intéressant plastiquement, sonorement ou textuellement dans ses productions mais j’ai bien peur que la plupart du temps ça soit bullshit.

Ce que j’ai vu de lui, ça ne m’a pas convaincu. Pour lui, il y a quelque chose qui se veut iconoclaste du genre : « Nous, votre culture on en a rien à foutre, on veut quelque chose de nouveau ». C’est du millénarisme de faire ça. Il a la posture
de l’écrivain la plus éhontée qui soit. Il fait le malin, le kéké, il se produit sur des scènes. C’est un séducteur endiablé. J’ai l’impression qu’il y a un vice logique là dedans. Ca aboutit quand-même sur : « On n’a pas besoin de lire Kafka, on en a rien à foutre de Kafka ». Derrière-moi j’ai Quillet qui sont des encyclopédies du début siècle dernier. De 1920, d’accord ? J’ai aussi les différents Petit Robert. Il y a de nouveaux dictionnaires certes, mais moi je m’y oppose parce qu’à l’Académie des lettrés si je puis dire ; les académiciens n’ont pas tous validé ce nouveau langage.

Slang ! Comme le latin ou le grec, la langue française restera l’apanage de certains, ça c’est sur, mais l’écriture sans la lecture ça n’existe pas. Qui ne lit pas n’écrit pas. Le problème des jeunes aujourd’hui, à mon sens, c’est l’écran digital.

Moi, jeune j’ai toujours écrit. Dès le lycée j’écrivais quand il fallait débattre d’une loi qui sortait. En tout bon lycéen et étudiant, évidemment, on en débattait et on montrait du poing. On était opposés systématiquement à l’autorité politique. Je me souviens écrire des poèmes sous couvert de ces débats du moment puis de les dispatcher entre mes copains, mes copines : Elle porte une jupe aussi courte chefta bi chare3 el hamra, je l’ai vu sur la route de hamra tannouretha chebr w noss w blouzetha bet lali, sa jupe est à un centimètre et demi et sa chemise on peut see through ! Chou helwe elle est belle !

J’écrivais avec la machine à écrire, ça faisait tac tac tac tac avec des bons marteaux qui vous blessent bien les doigts.

Et je me souviens très bien d’un jeune garçon, le playboy du coin.
Toutes les filles se pâmaient devant lui et moi pas forcément.
Je me rappelle de son prénom, c’était Arsène. Je ne lui plaisais pas du tout, je n’avais absolument pas la physionomie de la nana qu’il recherchait.
Par contre, j’écrivais très bien et souvent il venait me voir en me demandant « Tu veux bien que je te prenne ce poème ? »
J’acceptais tout en sachant très bien qu’il allait le signer dans son coin.

D’ailleurs, on a aussi besoin d’écrire pour résilier un contrat.

Il y a très longtemps, avant que l’instruction soit à la portée de tous et que l’écriture soit le b.a-ba de tout citoyen, le scribe était là pour rédiger des lettres. Il se posait dans la rue sur son petit tabouret et les gens venaient le voir en lui demandant, par exemple : « Eh ma cousine ne m’a pas rendu l’argent qu’elle me devait, j’ai besoin de rédiger un courrier ! » et hop on lui donnait une pièce et il écrivait ce qu’on lui dictait.

J’ai une formation juridique qui me permet d’écrire des choses à ce propos mais je ne suis pas juriste, je n’exerce pas un métier de juriste. J’ai une carte de presse et je dois écrire des articles qui répondent aux règles de l’écriture journalistique. Et moi mes mots se posent tout seul. C’est comme un artiste qui peint.

Comme un musicien qui rêve la nuit et qui ensuite, va se réveiller le matin avec une pression interne très forte qui le poussera à aller gratter sa guitare. L’écriture c’est pareil ; vous vous réveillez et vous avez les doigts qui vous démangent.

Il faut fouetter en incorporant beaucoup beaucoup d’air, des jaunes d’oeuf et du sucre.

Pour le romancier j’ai l’impression qu’il faut qu’il tienne la cadence, la quantité, l’endurance parce que c’est une réelle épreuve. Il ne faut jamais s’arrêter d’écrire. Il ne faut jamais jamais jamais qu’il fatigue d’écrire. Moi je ne pourrais pas, je dois prendre l’air. Voir autre chose.

L’écriture elle sommeille. Elle n’est pas du tout sur la même échelle du temps. Elle est plus sur l’échelle du minéral alors que la parole elle, est plus sur l’échelle du feu.

Allume le feu Jean-François Copec !

C’est la puissance du feu du verbe.

Parole d’Hafiza. Mais…il y a l’érosion de l’écoute, l’érosion de la mémoire.

Hafiza, le cloud.

Hafiza signifie la gardienne.

On connait très bien l’expression qui dit que, les paroles s’envolent mais les écrits restent.

Pour les potes, ça se passe plus sur Whatsapp ou Insta.
Et seulement si c’est drôle, j’met un smiley qui rigole.
J’ai pas mal de like mais les likes pour moi c’est pas trop trop important.

J’aime bien.
J’adore ça.
Je trouve ça fascinant.

Mais je suis degoûté, j’ai perdu mon mot de passe de Facebook. Je ne peux pas le réinitialiser parce que je l’avais fait avec l’adresse mail de mon père et lui a perdu le mot de passe de sa boîte mail enfin maintenant je m’en fous j’ai Instagram c’est beaucoup mieux je trouve.

Et la dernière chose que j’ai écrite c’était un sms à ma mère.

Il ne suffit pas de connaitre les concordances de temps, les pluriels et avoir une tournure syntaxique hors pair !

Je lui disais que je finissais à 19 heures. Comme un mélange de saveur.

J’envoie beaucoup de sms, beaucoup. Dans la journée, peut-être 10 seulement à ma mère. Mais je suis degoûté, j’ai perdu mon mot de passe de Facebook.(…)”

Extrait de Monique Marcel avec Monique, Emma, Nils, Eric, Juan, Jacques et Louise.

 

Marguerite Soulier

Les paysages s’écartent, s’enchaînent, se mêlent dans un vocabulaire formel et pictural, entre une autofiction et un opéra potentiel.

Pendant ce temps : une lecture.
Puis, les filles chantent en claquant des doigts. Un long silence conduit nos yeux dehors, derrière la fenêtre.
Le regard contaminé, nous cherchons l’unisson, gardons la concentration, restons sur le fil.

 

Plongés dans la couleur et la poésie, je m’amuse avec les lumières, les détails, les silences, les répétitions, les espaces, les surprises, le mobilier, mes complices. La couleur se déplace, déborde, se rapproche, nous frôle, sort du cadre en hors-champ, s’invite à plusieurs niveaux plus ou moins discrètement et finit toujours par nous rencontrer.
Nous aussi, tantôt dans le cadre, tantôt en dehors, regardant, regardé, surpris ici, invité là, nous voici tous ensemble, pris dans un moment de vie.

Louise Thomas

Il y a ce qui disparaît, il y a le passé, et il y a un récit.
Aussi je me remémore.
Il y a ce bar dont je mime le souvenir, partiel, en perpétuel changement, allant vers sa disparition.
Seule image physique de ce lieu: un mémo, dessin étrange sur un papier qui commence à être retaillé.
Il y a ce tampon en caoutchouc dont je cherche à comprendre l’effacement du motif, sa raison d’être.
J’observe et je constate ensuite:
À chaque date marquante son défilé, avec drapeaux, pompiers et trompettes, 
mais de quoi doit-on se souvenir? 
Je marche, puis au fil de ma promenade je ramasse des objets par terre qui constitueront ma collection.
Ce sont des fragments de vies entourés d’un vide qui ne demande qu’à être comblé.
Je veux garder en tête, toujours au plus près de moi, chaque fragment ramassé.
Alors je dessine, du croquis d’observation au trait de mémoire.
Mais que faire lorsque la patine d’un bronze s’estompe ?
Doit-on garder le moule ou la sculpture, l’usine ou bien la tuile?

Anaïs Tison

 

Appréhender le sensible, lui faire face et tenter d’en accueillir les ressorts. Par quelles mécaniques notre affect est depuis l’originedes temps touché par ce que nos scientifiques tentent aujourd’hui d’agencer, de rationaliser, sans cesse et sans fin.
Comment l’erreur produit de l’inattendu, non pas à mettre au rebut, mais à considérer comme possible processus créatif en soi, indépendant. La poésie ne se situe-t-elle pas justement dans cet écart entre maitrise, rigueur de l’approche scientifique et l’inexprimable de l’empirisme ? L’humain, dans sa recherche de la technique n’a été qu’un spectateur médusé devant des forces auxquelles il ne peut que se soumettre, lui qui tente de tout maîtriser.
Comment tenter de réapprendre à observer, être touché dans son fort intérieur sans chercher à comprendre, retrouver ce vertige qu’offre l’observation du développement de toute vie biologique, chimique, géologique etc… Le travail artistique permet l’incursion de cette poésie, dans des processus volontairement non maîtrisés, où le développement de la forme n’est pas contrainte,mais accompagnée. Ici, les erreurs n’en sont pas, les distinctions abolies. Au-delà de l’enfermement, de la mise sous cloche stérile, c’est l’isolement de ces micro-processus qui dénote chez Anaïs Tison, d’une lente attente d’émerveillements, d’étonnements.
Au fond, c’est la recherche de l’aspect transcendantal du sublime qui est ici en jeu.

Antoine Barrot