L’espace urbain et les moyens de déplacement (comme le corps en action et les traces qu’il peut laisser ou qu’il prend par la pratique de cet espace) m’intéressent. La géométrie de la ville, ses différentes utilisations, fonctionnements, sens de circulations et les différentes textures de peau qui la composent sont des détails qui me préoccupent. Toutes ces caractéristiques de l’espace urbain m’aident à réaliser de possibles détournements et modifications que l’on peut faire dans ces espaces.
L’objet, le matériau et l’univers du skateboard et du bmx me permettent d’appréhender l’espace urbain d’une autre façon qui est singulière et personnelle. Un regard affuté sur tout qui m’a permis d’appréhender la ville d’une autre manière.
Tous ces intérêts prennent la forme de volumes, de photographies, de vidéos parfois documentaires et de performances ou d’actions in-situ.
« Allo, j’ai bien reçu ta lettre », canevas, iphone brodé à la brodeuse éléctrique, bracelets en toc, 50cm x 35 cm
« Crotte sur prise »,
dimension variable
« Eve dans Le Banquet de Lilith », performance
« Vacarme dans Le Banquet de Lilith », performance
« David, Adam, le videur », poulpe en latex, machine à fumée
« Le Banquet de Lilith », performance, Bernadette Soubirou
Détail de la performance « Le Banquet de Lilith », pomme, tapis peint, boule de canon volée
« Whitecubi », bois, cubi de vin rouge, verres en plastique, dispositif à activer, 70 cm
« Jésus danse », bois peint, encens en fusion, 45 cm
« Tout commence par un tirage de carte.
Pourvu que le hasard fasse bien les choses, la fête risque d’être bonne.
Sarah Vigier est de ces artistes électriques, éclectiques, de ces femmes qui ont arrêté d’être féministes pour mieux incarner la femme. L’artiste est de ces femmes sulfureuses qui mêlent mysticisme et spontanéité. Nous ne sommes plus à l’époque des chasses aux sorcières. Méfiez-vous messieurs dames, le plumeau de la ménagère est empli de poussière céleste.
Issue du monde théâtral, Sarah Vigier confond le white-cube à la scène. Lorsque la magie opère, le public ne sait plus sur quel pied danser. Ne vous plaignez pas! Bernadette, elle, n’a plus de pieds. Mise en scène ou installations, les objets de Sarah dénotent et détonnent, elles ne regardent plus ses notes, elles les fout en l’air et se laisse aller. Dans un nuage de fumée, ses icônes apparaissent. Lilith rentre en transe, son corps commence à vibrer. Elle est très belle mais il ne faut pas la chercher. Elle se transforme en serpent d’argile, prêt à mordre toute les incarnations d’Eve qui vogueraient proche de l’arbre cosmique. Adam est tétanisé, il est sur son trente et un ce matin mais ne paye pas de mine. Il a petite mine ce matin, il n’a pas l’air très à l’aise. Vous n’êtes pas non plus dans un rêve, Adam bien que tout penaud, protégera toujours sa banane… »
« Monolithe II », 2017,
treillis soudé,
170 x 177 x 90 cm environ
« Monolithe V », 2017,
treillis soudé,
310 x 180 x 160 cm environ
« Monolithe VI », 2017,
treillis soudé,
130 x 320 x 65 cm environ
« Monolithe V », 2017,
treillis soudé,
310 x 180 x 160 cm environ
« Sans Titre (Barrage) », 2016,
photographie, tirage jet d’encre sur contreplaqué,
320 x 470 mm
« Sans titre (Paysage) », 2017,
pigments et liant acrylique sur bâche,
300 x 400 cm
« Série Tunisie », 2016-2017,
cinq toiles, tempéra sur toile, 81 x 100 cm
« Monolithe II », 2017
treillis soudé, 170 x 177 x 90 cm environ
« Monolithe III », 2017
treillis soudé, 110 x 210 x 80 cm environ
Salomé Aurat s’intéresse à la question du paysage, prenant sa mesure et valsant avec lui au sein d’une production plastique variée. Œuvres in situ et éphémères, tout semble se soumettre à une tentative de rapprochement de l’environnement immédiat, cadre, contenu et vecteur de sa démarche, donnant forme à des retranscriptions d’ordre documentaire de sa pratique sur « des lieux spécifiques » jusqu’à une transpositions de ses formes, ses images prélevées, dans l’espace d’exposition.
La question d’intégrer le geste artistique dans le paysage sauvage de façon éphémère et subtile est primordiale dans le travail de Salomé Aurat, travailler avec, et pas seulement dans le paysage semble être le mot d’ordre. Le geste ne fait pas que s’intégrer dans le paysage, il en épouse les formes, caresse les aspérités, se laisse porter par ses flux. Il n’est plus question de seulement viser le paysage, mais d’en faire partie.