« Archives / Dormance », colloque, exposition, projections

Entamé au mois de juin de cette année, « Archives/Dormance* » est un cycle de rencontres sous forme de workshops, de résidences et d’un colloque de clôture, étayé par une programmation cinéma et une exposition. Proposé par l’ÉSACM  et inscrit dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, ce programme mobilise réflexion et pratiques pour repenser les modalités de constitution et de valorisation des archives dans le champ artistique. Il prend pour point de départ les recherches de Sido Lansari, artiste et chercheur à la Coopérative de recherche de l’ÉSACM, qui en a pensé la programmation.

Ce cycle part de deux constats qui, bien que relevant de pratiques et de contextes très différents, se font écho. Au Maroc, la conservation des archives et du patrimoine demeure fragile, exposant une part importante de l’histoire à la disparition, à la confiscation ou à l’effacement. En France, l’histoire LGBTQIA+ reste quant à elle marquée par la faible présence des récits et des expériences des personnes originaires du Maghreb et, plus largement, de la Méditerranée. D’un côté comme de l’autre, des pans entiers de mémoire se trouvent ainsi empêchés d’accéder aux récits historiques : des archives qui n’ont pas été conservées, ont disparu ou restent difficiles d’accès et des expériences qui, bien qu’elles aient existé, demeurent peu représentées dans les fonds et les récits constitués. C’est à partir de cette mise en regard que Archives/Dormance propose de faire dialoguer des artistes, chercheur·ses et praticien·nes issu·es de différents champs, afin d’explorer les formes développées face à ces archives lacunaires, absentes ou invisibles, et d’interroger les conditions de leur réactivation, de leur transmission et de leur mise en narration.

La Saison Méditerranée 2026 est mise en œuvre par l’Institut français sous le commissariat général de Julie Kretzschmar. Elle est portée par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et le ministère de la Culture en lien avec la Délégation Interministérielle à la Méditerranée.

→ Programme complet ici 

* En botanique, la dormance correspond à l’état de repos temporaire d’une graine ou d’un bourgeon, qui suspend son développement jusqu’à ce que les conditions lui soient favorables.

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Présentation Saison Méditerranée 2026 

À Marseille en juin 2023, le Président de la République a annoncé l’organisation d’une Saison Méditerranée en 2026 pour faire émerger des projets communs de toutes les rives de la Méditerranée.

La Saison Méditerranée 2026 met en valeur la richesse et la diversité des cultures méditerranéennes. Elle célèbre les artistes, les créateurs et les créatrices et les jeunes talents de ces régions, en valorisant les échanges culturels et humains.

Portée par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et le ministère de la Culture en lien avec la Délégation interministérielle à la Méditerranée, la Saison Méditerranée 2026 est mise en œuvre par l’Institut français sous le commissariat général de Julie Kretzschmar.

La Saison Méditerranée, après une ouverture populaire et festive à Marseille, se déroule principalement en France, sur l’ensemble du territoire, entre le 15 mai et le 31 octobre 2026.

Elle rayonne sur les rives de la Méditerranée à travers l’organisation de plusieurs événements en lien avec les scènes artistiques, les structures culturelles de la région et le réseau diplomatique français à l’étranger.

Cette Saison est l’occasion de valoriser les initiatives des jeunesses et des diasporas, accompagner la création et l’innovation par la circulation des idées et des personnes et encourager les coopérations entre les sociétés civiles, en particulier avec le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte et le Liban.La Saison a proposé 5 thématiques pour adresser les questions contemporaines en commun : les utopies spéculatives, les identités plurielles, les spiritualités contemporaines, l’histoire collective des migrations, la construction des récits.

1. Les utopies spéculatives

– Modes de vies, fragilisation et nouvelles adaptations, initiatives environnementales ;

– Solidarités et pratiques collectives autour de la réparation et de la préservation du vivant.

La mer Méditerranée est une zone de vulnérabilité au cœur des urgences climatiques, propice à l’invention de pratiques qui relient justices sociale et environnementale pour un monde durable.

2. Les identités plurielles

– Hybridation, fluidité, multiplicité et agentivité des identifications ;

– Mixage de langues, créolisation linguistique.

La réinvention d’identités plurielles, notamment incarnées par les jeunes générations, produit des représentations alternatives et inclusives qui conjuguent identités particulières et imaginaires transculturels.

3. Les spiritualités contemporaines

– La réinvention et la transformation des rituels ;

– Les transmissions et les héritages.

Comment l’empreinte des spiritualités contemporaines pénètre les univers séculiers et les quotidiens dans les cultures des rives de la Méditerranée, comment celles-ci habitent et mettent en partage les cultures populaires ?

4. L’histoire collective des migrations

– Les histoires mémorielles et biographiques

– Les histoires des binationauxLes mémoires des migrations, les histoires diasporiques peuvent être vectrices d’un socle pour penser le commun et le présent, et composer, depuis les parcours et les patrimoines, un récit national vivant et contemporain.

5. La construction des récits

– Documenter le présent, archives vivantes ;

– Mettre en fiction le réel.

Les sociétés civiles sont mobilisées sur les enjeux globaux et initiatrices de nouveaux dialogues entre les individus, les systèmes étatiques et les régimes de pouvoir.

Journée d’étude avec le Festival des Musiques Démesurées. 

Autour des relations entre affect, musique et récits collectifs.

Imaginées par Melis Tezkan (artiste-chercheuse, enseignante en son, performance et pratiques audiovisuelle à l’ESAD de Grenoble),  Alexis Degrenier (musicien et compositeur, enseignant en musique et son à l’ÉSACM), Guillaume Heuguet (docteur en sémiotique des médias, auteur et membre fondateur de Audimat Editions et du label musical In Paradisum, enseignant en histoire et théorie des arts à l’ÉSACM), dans le cadre du Festival des Musiques Démesurées.

→  Vendredi 9 et samedi 10 mai 2025 à l’ÉSACM
→ Programme complet bientôt disponible

Journée d’étude : « Prendre part : L’art comme espace de participation et de transformation sociale »

L’ÉSACM propose une journée d’étude, ouverte à tou·tes, autour de l’art comme espace de participation et de transmission sociale. Elle s’interessera aux démarches participatives portée par les institutions publiques. Il sera question de la portée émancipatrice de l’art, mais aussi des instrumentalisations dont il peut faire l’objet. 

Avec :

Virginie Bobin, chercheuse, curatrice et traductrice
Corentin Massaux, artiste plasticien.
Sophie Mendes, directrice de l’association Ma Chance moi aussi à Clermont-Ferrand.
Tecla Raynaud, doctorante en sociologie au Centre Max Weber (Lyon).
Thomas Tudoux, artiste plasticien.

Construite collectivement par des étudiant·es de l’ESACM, cette journée viendra clore un cycle porté par La Balise, Pôle d’éducation artistique et culturelle de l’ÉSACM et le Pôle vie professionnelle. Ce cycle a cherché à apporter des outils critiques aux étudiant·es, leur permettant d’analyser les rôles donnés à l’art aujourd’hui, sa portée émancipatrice et les instrumentalisations dont il peut faire l’objet. Cette journée, qui convie chercheur·euses, professionnel·les de l’art et de la culture et étudiant·es, constitue l’aboutissement de cette démarche collective.

Programme complet disponible ici

« Faufilés », exposition rencontres, les 13 et 14 octobre 2021

En 1910 Clermont-Ferrand accueille comme de nombreuses autres villes en France une exposition coloniale « Le village Noir » au cours de laquelle des « zoos humains » sont mis en place. Des hommes, femmes, enfants ont été exposés afin de présenter aux yeux du grand public français les richesses et la puissance de l’empire colonial français. « Faufilés », ce projet artistique multidisciplinaire, vise à mener des réflexions, des créations et des productions autour du concept « d’objets » et de « zoos humains » et des questions posées dans le cadre des débats sur la restitution et la décolonisation des musées. L’évènement réunira des intervenant.es issus d’horizons géographiques et artistiques variés, et issus du monde de l’art contemporain, que ce soit dans les domaines des arts plastiques ou de l’univers du spectacle vivant.

L’exposition « Faufilés » marquera la conclusion du programme de recherche Figures de transition (Surexpositions) menés par les chercheur.es de l’ÉSACM, qui traitait de la question de l’intérêt renouvelé pour l’art contemporain d’Afrique.

Mercredi 13 octobre => exposition, Jardin Lecoq

Jeudi 14 octobre => rencontres, ÉSACM

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Mercredi 13 octobre 2021 = > Jardin Lecoq

• 10h Accueil du public

• 11h30 Session de performances

• 15h Session de performances

• 17h30 vernissage

• 18h Session de performances

Artistes et intervenant·es : Edwige Aplogan, Blaise Bang, Hélène Bardot, Bienvenue Bazié, Axel Brauch, Koko Confiteor, Jacques Duault, Enrico Floriddia, Hermas Gbaguidi, Jocelyn Wagninlba Kone, Papa Kouyaté, Marie-Pierre Loncan, Gesine Mahr, Jacques Malgorn, Laure Manéja, Ildévert Méda, Jenny Mezile, Lazare Minoungou, Thierry Oueda, Désiré Sankara, Anne Sarda, Wilfried Souly, Moïse Touré, Marielle Vichard, Charles Wattara, Eric Zongo, et les étudiant·es de l’ÉSACM.

Jeudi 14 octobre 2021 = > ÉSACM

• 10h Accueil du public

• 11h30 Intervention de Moïse Touré, metteur en scène, compagnie Les Inachevés, Grenoble

• 14h Intervention de Anna Seiderer, historienne de l’art, Université Paris 8

• 16h Discussion de clôture

Intervenant·es : Anna Seiderer, Moïse Touré, les étudiant·es de l’ÉSACM, et les artistes de l’exposition au Jardin Lecoq. Complété par des œuvres de Nico Joana Weber, et de la collection du musée Bargoin

La revue Epokä a été lancée, par la conférence-performance de Moussa Petit Sergent

Hier soir, l’humoriste burkinabé Moussa Petit Sergent a proposé une conférence-performance à l’ÉSACM, dans le cadre du lancement de la revue Épokä. Il s’agit d’une publication émanant de la Coopérative de recherche de l’ÉSACM, et en particulier du groupe de recherche « Figures de transition », qui questionne la façon dont l’exposition fait exister l’art, et l’impact de ce phénomène sur les artistes des Afriques.

Epokä est une édition collaborative et évolutive dans laquelle, d’un cahier à l’autre, chaque texte peut être repris, commenté, élargi ou transformé.

Le cahier n°0 de Epokä est en ligne ici. 

Ceux qui souhaitent en recevoir gratuitement un exemplaire peuvent le commander en écrivant à surexpositions@esacm.fr

Journées d’étude « FRAPPER LE SOLEIL », Moby-Dick, violences, capitalisme

Proposées et organisées par le groupe de recherche Léviathan, co-dirigé par Cédric Loire et Sarah Ritter

Moby Dick ou le cachalot de Melville est le point de départ du groupe de recherche Léviathan. Utilisant le roman comme une carte aux tracés multiples, le groupe est parti écouter les échos du passage de la chasse mortelle à la baleine, notamment à Detroit, USA.

Le récit est au cœur de la journée d’étude, rythmée par des chapitres choisis de Moby-Dick. La violence, la domination, la résistance, le capitalisme, le calcul, autant de points qui se rejoignent pour nous dans notre expérience conjointe de Moby-Dick et de Detroit, et qui sont abordés par le prisme de la narration, de l’histoire, des histoires. «Frapper le soleil», comme le désir fou d’Achab, mais peut-être aussi de l’équipage – frapper le jour, au bénéfice des ténèbres. Le dépeçage commence.

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PROGRAMME

Lundi 8 avril

18 h – «Vos yeux se refermeront à jamais puisqu’ils n’auront vécu que pour l’ombre», programmation de courts métrages par Clémentine Dramani-Issifou

  • L’Evangile du cochon créole de Michelange Quay – Fiction I 15mn I 2004
  • Atlantiques de Mati Diop – Documentaire expérimental | 16 mn | 2009
  • Gangster Backstage de Teboho Edkins – Essai documentaire I 37mn 2013
  • Black TV de Aldo Tambellini – Expérimental I10mn I1968
  • La lumière tombe de Soufiane Adel, 2019 – Expérimental I 9mn I 2019

Rencontres avec Soufiane Adel et Michelange Quay

Mardi 9 avril

9h – “Achab est Dieu, Ford est son prophète” : C.L.R. James, lecteur de Moby Dick, conférence de Matthieu Renault

Matthieu Renault est Maître de conférences en philosophie à l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis,membre du Laboratoire d’études et de recherches sur les logiques contemporaines de la philosophie (LLCP). Il est l’auteur de : Frantz Fanon. De l’anticolonialisme à la critique postcoloniale (Éditions Amsterdam, 2011) ; L’Amérique de John Locke. L’expansion coloniale de la philosophie européenne (Paris : Éditions Amsterdam, 2014) ; C.L.R. James. La vie révolutionnaire d’un « Platon noir» (La Découverte, 2016) ; L’empire de la révolution. Lénine et les musulmans de Russie (Éditions Syllepse, 2017).

9h45 – Présentation de Fabienne Ballandras

Il s’agit, à travers la production d’une série de dessins muraux dont les images sources proviennent du film documentaire « Kiev en feu » sur le soulèvement populaire en Ukraine en 2013/2014, de présenter une des ramifications d’un projet plus vaste et multiforme (encore en cours) dont la colonne vertébrale est la réalisation d’une édition/bande dessinée, narration muette des différents événements de ces 3 mois de lutte urbaine.

10h15 – «Une plume invisible dessinait des lignes et des routes sur la carte crevassée de son front », conférence de Cédric Loire

Cédric Loire est docteur en Histoire de l’art, critique d’art, Enseignant et chercheur à l’Ecole Supérieure d’Art de Clermont Métropole, co-responsable du programme de recherche Léviathan.

11h – « Les doigts de pieds sont rares parmi les vétérans de la chambre à graisse », projection et conférence par Laurent Proux

Laurent Proux est né en 1980. Il est diplômé de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Lyon et de la Horschule Für Bildende Kunst Hamburg. Il est représenté par la galerie Semiose. Il enseigne à l’Institut Supérieur d’Art de Toulouse (ISdAT). Ses peinture et ses dessins de grands formats interrogent la représentation contemporaine et mythique du travail. En 2019, Laurent Proux obtient l’aide à la création et à la production du CNAP pour un voyage d’étude à New-York et Chicago.

11h45 –  « AAA dans le pan-spectacle », performance par Carine Klonowski et Anne-Sarah Huet

Le pan-spectacle prend la forme d’un rafraîchissement, servi par la grande influence x le grand sponsor : « Un vrai boost, activé et calculé en temps réel, par la fortune» d’après AAA dans le pan-spectacle, un texte de Anne-Sarah Huet, produit pour l’exposition SEDONA du Syndicat Magnifique (Victorine Grataloup, Anna Frera, Thomas Conchou et Carine Klonowski), La Villa du Parc, Annemasse, 2019.

13h30 –  « Sombre blancheur : la baleine miroir de la blanchité prédatrice », conférence par Elsa Dorlin

Professeure de philosophie à l’université Paris-8, Elsa Dorlin est spécialiste de l’histoire du sexisme, du racisme et des logiques de domination. Ses recherches portent sur les philosophies féministes, études sur le genre et les sexualités, mais aussi sur l’esclavage, le colonialisme et le postcolonialisme (histoire des idées, des luttes et des mouvements des diasporas noires, Black Feminism). Dans Se défendre : une philosophie de la violence publié en 2017, Elsa Dorlin donne à penser une généalogie de l’autodéfense, violence considérée comme illégitime des minorités qui de tout temps ont du lutter pour faire entendre leur voix ou même rester en vie. Violence illégitime de la défense de soi des opprimés qu’elle oppose à la légitime défense, réservée à une minorité dominante.

14h15 – « L’heure bleue », projection par Manon Pretto, vidéo, 25mn

14h45 – « Sans titre », projection par To’a Serin-Tuikalepa, diaporama, fiction, 7 min.

Un homme raconte l’arrivé d’un explorateur sur son île.

15h – « Contre », projection par Sarah Ritter

Ce diaporama suivra le fil de la lumière, de ses conditions (de production, d’usages, et de représentations) à travers Moby Dick, entre autres. Sarah Ritter est artiste, co-responsable du programme de recherche Léviathan.

15h30 – Table ronde

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EN PARALLÈLE

«Écoute!»: Diffusion de l’ensemble des entretiens réalisés à Détroit, Clermont-Ferrand et Paris.

Fabienne Ballandras : dessins muraux

Kostia Jopeck : Text(e)ture (parlez de moi je m’en vais loin), impressions sur tissu, boucle video, 7’34’’, impressions 3D.

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PRATIQUE

Gratuit – Ouvert à tous

École Supérieure d’Art de Clermont Métropole, 25 rue Kessler, 63000 Clermont-Ferrand

Notre-Dame de France (Plateau)

Un projet d’Alexis Guillier, résident-chercheur 2017-2018, à la Coopérative de recherche

Notre-Dame de France est un projet basé sur la statue du même nom au Puy-en-Velay. Haute de 22 mètres avec son piédestal, cette Vierge à l’enfant est née en 1860 du fer de 213 canons pris à Sébastopol. À l’époque, elle est la super-synthèse des intérêts de l’Eglise, de l’armée, de l’Empire français, de l’industrie et du tourisme. Apparition métallique et pénétrable, la statue relève aussi du motif de la femme géante, carnivore. Monter dans sa tête, c’est voir le paysage à travers ses yeux et le dominer.

Le « Plateau », événement qui marque l’aboutissement d’une année de recherche, tire sa forme d’éléments communs aux plateaux télévisés et aux théâtres d’anatomie. Pensé comme un dispositif critique de transmission, le « Plateau » offre un programme d’interventions, qui seront chacune comme un fragment, une autre voix de la statue.

PROGRAMME

Jeudi 29 novembre

14h – ALEXIS GUILLIER (keynote)

15h – CHRISTIAN BESSON (Les Archives modernes)

16h30 – CELINE POULIN (PARTIE 1), duplex, (curatrice et théoricienne, directrice du CAC Brétigny)

17h – JEAN-PIERRE FONTANA (PARTIE 1) (Auteur, éditeur, critique, SF-fantastique-fantasy)

18h – PROJECTION (montage de scènes de films)

19h – COCKTAILS

Vendredi 30 novembre

9h30 – JEAN-PIERRE FONTANA (PARTIE 2)

10h00 – CELINE POULIN (PARTIE 2), duplex

10h30 – BENEDICTE RENAUD- MORAND (conservatrice du patrimoine, chercheure à la Région Auvergne-Rhône-Alpes)

11h30 – RAYMOND VACHERON (personnalité politique, militant syndical, historien)

 

Un projet conçu avec :

CONÇU AVEC ANTOINE BEAUCOURT, CHRISTIAN BESSON, LETICIA CHANLIAU, PHILIPPE EYDIEU, CONSTANTIN JOPECK,   CELINE POULIN, REBECCA SIMSOLO,  AMELIE SOUNALET, FREDERIC STORUP,  ROBIN TORNAMBE.

Journées d’étude « Je suis rentré chez moi »

Journées d’études « Je suis rentré chez moi »
11 mai et 12 mai 2017

« Je suis rentré chez moi. » C’est par cette formule unique que Duchamp annonce par voie postale, en mai 1940, qu’il a été forcé de quitter Paris. Entraîné dans l’un des exodes les plus massifs de l’histoire française, l’artiste considère l’exil comme sa nation, son foyer. Ces quelques mots représentent le point de départ d’une recherche sur la persistance de cet esprit d’expatriation dans les pratiques artistiques contemporaines.

Les journées d’étude des 11 et 12 mai 2017, ouvertes au public, sont organisées par un nouveau groupe de recherche qui engage depuis octobre une réflexion sur cette question de l’exil en territoire artistique. Elles permettent de penser avec des artistes et des théoriciens ce que ces déplacements font aux formes et de saisir, dans un monde tout aussi violemment globalisé que replié sur ses frontières et ses identités, comment cette question peut être pensée dans son actualité.

Le groupe de recherche :
Zainab Andalibe, Chloé Digard, Matthieu Dussol, Charles Duval, Christophe Fiat, Samira Ahmadi Ghotbi, Nicolas Kozerawski, Michèle Martel, Camille Varenne

Les invités :
Mandana Covindassamy, Isabelle Ewig, Michel Gaillot, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, Katrin Ströbel et Mohammed Laouli, Vassilis Salpistis

 

Programme :

Jeudi 11 mai, 17h
– Projection de « Ismyrne », film de Joana Hadjithomas & Khalil Joreige (en présence des artistes)

Vendredi 12 mai,
9h-12h
– Introduction
– Mandana Covindassamy (maître de conférences en littérature allemande, École normale supérieure) : W.G. Sebald, une écriture en déplacement
– Michel Gaillot (philosophe) : L’épreuve du déracinement (ou l’identité césurée)
– Katrin Ströbel et Mohammed Laouli (artistes) : Se déplacer – Frontières fluides et autres projets
– Modération

14h-17h
– Vassilis Salpistis (artiste) : Agent double
– Isabelle Ewig (maître de conférences en Histoire de l’art contemporain à l’Université Paris-Sorbonne) : Kurt Schwitters en exil. « On peut encore une fois recommencer ! »
– Christophe Fiat (écrivain) : J’accepte l’âpre exil, n’eût-il ni fin ni terme
– Modération/conclusion

Journées d’étude (tentative de rapprochement)

Après avoir filmé pendant deux ans les usines Michelin, le groupe entreprend de questionner un nouveau territoire : celui du centre de formation au rugby de l’ASM. Ce travail révèle diverses mécaniques communes liées à l’apprentissage, à la transmission, aux gestes.

La journée d’étude du 9 mars 2017 a mis en relation le vocabulaire, les règles et la mythologie du rugby avec les étapes de la construction d’un film, confrontant, notamment, différents regards aux images récemment tournées lors d’entraînements. Pensée tel un scénario, elle s’est déroulée autour d’un fil rouge, la passe, et en plusieurs chapitres : le plaquage, la mêlée, la touche, le maul, l’essai et la transformation.

Avec :
Rémy Héritier (chorégraphe et danseur),
Freddy Maso (directeur sportif de l’Association Sportive Montferrandaise - Clermont Auvergne),
Lucia Sagradini (sociologue) ;
et des entretiens filmés d’Yves Citton (théoricien) et Nathalie Quintane (écrivaine).