3 – Julie CURAUDEAU – Biennale de Saint-Flour 2026

Dragon
Julie CURAUDEAU

Gravure, dessin, montage d’images.

Il y a fort longtemps, un immense dragon planait au-dessus de la commune de Valuéjols. Durant des siècles, il veilla sur son territoire. Un beau jour, devenue très âgée, la créature se posa et s’endormit, couvrant de son corps les pâturages. Elle dormit si longtemps qu’elle fusionna avec eux. Le paysage évolua au fil du temps et des activités humaines, mais il conserva le souvenir du dragon dans le tracé des chemins qui le parcourent. Peu à peu on oublia cette histoire, et le dragon. Mais la légende raconte qu’au cours d’un voyage en plein cœur du Cantal, un pèlerin nommé Georges étudia les paysages, et dessina une carte représentant un dragon.

Encore aujourd’hui, la silhouette bienveillante de la créature reste inséparable du territoire et le protège tel un trésor.

 

Les œuvres présentées dans le cadre de la Biennale ont été conçues et réalisées par des étudiant.es de 3e et 4e année de l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole, au cours de l’année 2025-2026, dans le cadre pédagogique de la Fabrique « Les vallées de l’Hydre » (enseignants : Serge Lhermitte, Cédric Loire).

 

 

————————

Un monde encore habitable

Cédric Loire

Éprouver les vents, les versants, les plateaux. Mesurer le territoire à l’aune de son propre corps, en pas, en souffle. Le pastoralisme s’y laisse approcher autrement : non comme une pratique traditionnelle — surtout pas folklorique — mais comme une quotidienneté vécue, nécessaire, en même temps qu’une forme d’attention au monde. À l’heure de l’Anthropocène qui ébranle nos certitudes et exige de repenser nos modes de production, cheminer à travers les étendues pastorales soulève des interrogations multiples : peut-on à la fois produire et protéger ? Peut-on tenir encore, et de quelles manières ?

Ici comme ailleurs, le pastoralisme dessine des trajectoires lentes. Il n’est pas seulement conduite des bêtes ; il est manière d’habiter. Il engage à « faire avec » : le climat, les saisons, les ressources, les imprévus ; faire avec le terrain, sa géologie, ses variations, ses contraintes. Avec l’eau qui s’insinue, affleure ici dans les narses, s’infiltre sous les prairies, rejaillit là, s’étire en ruisseaux. Elle imprègne, érode, s’écoule, ravine, fait réseau. Elle façonne les usages autant qu’elle les contraint. Invisible parfois, agissante toujours, elle rappelle que le territoire ne se limite pas à sa surface, et que ses profondeurs portent autant de promesses que de menaces.

Une traversée. Une expérience vécue, où parfois se glisse la présence furtive du loup, qui fait vaciller les équilibres, force à cohabiter — protéger sans enfermer, veiller sans relâche. S’élaborent des gestes discrets, répétés, des dispositifs ingénieux, des objets modestes : autant de manières de porter attention. Le soin devient une forme de langage, une façon de tenir ensemble ce qui pourrait se disperser, se perdre.

Regarder, alors, requiert du temps. Pour saisir les rythmes, les singularités, les écarts, les altérations silencieuses du monde, les apparitions : un éclat de lumière sur la Planèze ; dans l’herbe, la trace du passage animal ; au loin, une architecture solitaire ; une histoire partagée dans la chaleur de l’étable ou de la bergerie. Les images saisies ne figent pas : elles frôlent ce que tissent, mêlées, les présences humaines et non-humaines.

C’est dans cet entrelacs que s’inscrit le travail mené par des étudiant.es en art au fil de plusieurs séjours à Valuéjols. Ils et elles ont arpenté ces espaces. Observé, rencontré, écouté celles et ceux qui vivent ici, qui travaillent, gardent, prennent soin, et racontent.
De ces expériences vécues et partagées sont nées des formes, qui tentent d’en saisir les traces, s’immiscent dans le paysage pour mieux l’observer, recueillent les récits innervant ces lieux. Elles déplacent notre regard sur la ruralité, perçue non comme un cadre immuable, mais comme un espace vivant, parcouru de profondes transformations. Elles ne cherchent pas à fixer, mais à approcher : gestes, sons, objets, paysages… Ce qui en résulte ne se laisse pas saisir d’un bloc : elles sont fragments, tentatives, formes ouvertes. Des gestes qui interrogent : que signifie produire aujourd’hui, dans un monde traversé de tensions écologiques ? Comment partager un territoire ? Comment vivre sans épuiser, exploiter sans détruire ?

Peut-être s’agit-il simplement de cela : apprendre à coexister. Concilier des présences hétérogènes.
Reconnaître, dans ce qui persiste et dans ce qui change, les possibilités d’un monde encore habitable.

→ Retrouvez la carte en PDF. Une création graphique par les étudiant·es.

2 – Iris CHARLY – Biennale de Saint-Flour 2026

Sans titre
Iris CHARLY

Marqueurs et feutres acryliques sur tente.

Les légendes locales m’ont toujours intriguée. Souhaitant découvrir le territoire de cette partie du Cantal, j’ai dessiné un parcours reliant des lieux marqués par ces récits. Je l’ai ensuite effectué, seule et à pied, durant cinq jours. Avant le départ, il fallait que j’imagine un atelier mobile, léger et peu encombrant : le choix de la tente m’a tout de suite paru le plus approprié. Plus en plus d’un simple abri, elle est devenue mon support de création. Marquant des pauses chaque jour tout au long du voyage, j’ai dessiné sur sa toile, aux marqueurs noirs et feutres acryliques, les paysages que je traversais. Accompagnée de notes écrites dans un cahier, la tente est ainsi devenue mon carnet de voyage.

 

Les œuvres présentées dans le cadre de la Biennale ont été conçues et réalisées par des étudiant.es de 3e et 4e année de l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole, au cours de l’année 2025-2026, dans le cadre pédagogique de la Fabrique « Les vallées de l’Hydre » (enseignants : Serge Lhermitte, Cédric Loire).

 

 

————————

Un monde encore habitable

Cédric Loire

Éprouver les vents, les versants, les plateaux. Mesurer le territoire à l’aune de son propre corps, en pas, en souffle. Le pastoralisme s’y laisse approcher autrement : non comme une pratique traditionnelle — surtout pas folklorique — mais comme une quotidienneté vécue, nécessaire, en même temps qu’une forme d’attention au monde. À l’heure de l’Anthropocène qui ébranle nos certitudes et exige de repenser nos modes de production, cheminer à travers les étendues pastorales soulève des interrogations multiples : peut-on à la fois produire et protéger ? Peut-on tenir encore, et de quelles manières ?

Ici comme ailleurs, le pastoralisme dessine des trajectoires lentes. Il n’est pas seulement conduite des bêtes ; il est manière d’habiter. Il engage à « faire avec » : le climat, les saisons, les ressources, les imprévus ; faire avec le terrain, sa géologie, ses variations, ses contraintes. Avec l’eau qui s’insinue, affleure ici dans les narses, s’infiltre sous les prairies, rejaillit là, s’étire en ruisseaux. Elle imprègne, érode, s’écoule, ravine, fait réseau. Elle façonne les usages autant qu’elle les contraint. Invisible parfois, agissante toujours, elle rappelle que le territoire ne se limite pas à sa surface, et que ses profondeurs portent autant de promesses que de menaces.

Une traversée. Une expérience vécue, où parfois se glisse la présence furtive du loup, qui fait vaciller les équilibres, force à cohabiter — protéger sans enfermer, veiller sans relâche. S’élaborent des gestes discrets, répétés, des dispositifs ingénieux, des objets modestes : autant de manières de porter attention. Le soin devient une forme de langage, une façon de tenir ensemble ce qui pourrait se disperser, se perdre.

Regarder, alors, requiert du temps. Pour saisir les rythmes, les singularités, les écarts, les altérations silencieuses du monde, les apparitions : un éclat de lumière sur la Planèze ; dans l’herbe, la trace du passage animal ; au loin, une architecture solitaire ; une histoire partagée dans la chaleur de l’étable ou de la bergerie. Les images saisies ne figent pas : elles frôlent ce que tissent, mêlées, les présences humaines et non-humaines.

C’est dans cet entrelacs que s’inscrit le travail mené par des étudiant.es en art au fil de plusieurs séjours à Valuéjols. Ils et elles ont arpenté ces espaces. Observé, rencontré, écouté celles et ceux qui vivent ici, qui travaillent, gardent, prennent soin, et racontent.
De ces expériences vécues et partagées sont nées des formes, qui tentent d’en saisir les traces, s’immiscent dans le paysage pour mieux l’observer, recueillent les récits innervant ces lieux. Elles déplacent notre regard sur la ruralité, perçue non comme un cadre immuable, mais comme un espace vivant, parcouru de profondes transformations. Elles ne cherchent pas à fixer, mais à approcher : gestes, sons, objets, paysages… Ce qui en résulte ne se laisse pas saisir d’un bloc : elles sont fragments, tentatives, formes ouvertes. Des gestes qui interrogent : que signifie produire aujourd’hui, dans un monde traversé de tensions écologiques ? Comment partager un territoire ? Comment vivre sans épuiser, exploiter sans détruire ?

Peut-être s’agit-il simplement de cela : apprendre à coexister. Concilier des présences hétérogènes.
Reconnaître, dans ce qui persiste et dans ce qui change, les possibilités d’un monde encore habitable.

→ Retrouvez la carte en PDF. Une création graphique par les étudiant·es.

1 – Ines BESOMBES-VAILHE – Biennale de Saint-Flour 2026

La Chèvre de Monsieur K
Ines BESOMBES-VAILHE

Acier galvanisé, film plastique, Powertex, laine. Impression sur papier de soie.

Cette sculpture, réalisée avec Naïk, naît d’un rapprochement entre les outres découvertes au musée de l’agriculture auvergnate de Coltines et l’« Aglidh », une outre amazigh en peau de chèvre utilisée pour baratter le beurre. Issues de territoires différents, ces formes partagent une fonction de transformation et de conservation. L’outre devient ici une figure de déplacement : elle mute, se redéfinit et traverse les espaces, à l’image des traditions et des générations migrantes. Présentée dans une chapelle, elle prend une dimension de relique, porteuse de mémoire et de transmission.

 

Les œuvres présentées dans le cadre de la Biennale ont été conçues et réalisées par des étudiant.es de 3e et 4e année de l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole, au cours de l’année 2025-2026, dans le cadre pédagogique de la Fabrique « Les vallées de l’Hydre » (enseignants : Serge Lhermitte, Cédric Loire).

 

 

————————

Un monde encore habitable

Cédric Loire

Éprouver les vents, les versants, les plateaux. Mesurer le territoire à l’aune de son propre corps, en pas, en souffle. Le pastoralisme s’y laisse approcher autrement : non comme une pratique traditionnelle — surtout pas folklorique — mais comme une quotidienneté vécue, nécessaire, en même temps qu’une forme d’attention au monde. À l’heure de l’Anthropocène qui ébranle nos certitudes et exige de repenser nos modes de production, cheminer à travers les étendues pastorales soulève des interrogations multiples : peut-on à la fois produire et protéger ? Peut-on tenir encore, et de quelles manières ?

Ici comme ailleurs, le pastoralisme dessine des trajectoires lentes. Il n’est pas seulement conduite des bêtes ; il est manière d’habiter. Il engage à « faire avec » : le climat, les saisons, les ressources, les imprévus ; faire avec le terrain, sa géologie, ses variations, ses contraintes. Avec l’eau qui s’insinue, affleure ici dans les narses, s’infiltre sous les prairies, rejaillit là, s’étire en ruisseaux. Elle imprègne, érode, s’écoule, ravine, fait réseau. Elle façonne les usages autant qu’elle les contraint. Invisible parfois, agissante toujours, elle rappelle que le territoire ne se limite pas à sa surface, et que ses profondeurs portent autant de promesses que de menaces.

Une traversée. Une expérience vécue, où parfois se glisse la présence furtive du loup, qui fait vaciller les équilibres, force à cohabiter — protéger sans enfermer, veiller sans relâche. S’élaborent des gestes discrets, répétés, des dispositifs ingénieux, des objets modestes : autant de manières de porter attention. Le soin devient une forme de langage, une façon de tenir ensemble ce qui pourrait se disperser, se perdre.

Regarder, alors, requiert du temps. Pour saisir les rythmes, les singularités, les écarts, les altérations silencieuses du monde, les apparitions : un éclat de lumière sur la Planèze ; dans l’herbe, la trace du passage animal ; au loin, une architecture solitaire ; une histoire partagée dans la chaleur de l’étable ou de la bergerie. Les images saisies ne figent pas : elles frôlent ce que tissent, mêlées, les présences humaines et non-humaines.

C’est dans cet entrelacs que s’inscrit le travail mené par des étudiant.es en art au fil de plusieurs séjours à Valuéjols. Ils et elles ont arpenté ces espaces. Observé, rencontré, écouté celles et ceux qui vivent ici, qui travaillent, gardent, prennent soin, et racontent.
De ces expériences vécues et partagées sont nées des formes, qui tentent d’en saisir les traces, s’immiscent dans le paysage pour mieux l’observer, recueillent les récits innervant ces lieux. Elles déplacent notre regard sur la ruralité, perçue non comme un cadre immuable, mais comme un espace vivant, parcouru de profondes transformations. Elles ne cherchent pas à fixer, mais à approcher : gestes, sons, objets, paysages… Ce qui en résulte ne se laisse pas saisir d’un bloc : elles sont fragments, tentatives, formes ouvertes. Des gestes qui interrogent : que signifie produire aujourd’hui, dans un monde traversé de tensions écologiques ? Comment partager un territoire ? Comment vivre sans épuiser, exploiter sans détruire ?

Peut-être s’agit-il simplement de cela : apprendre à coexister. Concilier des présences hétérogènes.
Reconnaître, dans ce qui persiste et dans ce qui change, les possibilités d’un monde encore habitable.

→ Retrouvez la carte en PDF. Une création graphique par les étudiant·es.

Les étudiant·es participent à la Biennale de Saint-Flour

La Fabrique « Les Vallées de l’Hydre – La pastorale » est un groupe de travail qui réunit des étudiant·es de 3e et 4e année, autour du paysage et ses indices de l’ère anthropocène. Associée à la Biennale de Saint-Flour 2026, la Fabrique s’est intéressée à la notion de pastoralisme, a requestionné les formes de représentation de ces espaces et de ces activités à l’heure d’une ère anthropocène qui impose de retravailler, repenser, réadapter les modes de cultures et en particulier de l’élevage. Ce travail sera restitué dans le cadre de la programmation de la Biennale de Saint-Flour, sur la commune de Valuejols.

→ Vernissage le samedi 4 juillet 2026, à 15h à Valuejols (15300)

→ La carte en PDF. (Une création graphique par les étudiant·es)

Retrouvez les titres et descriptifs des pièces présentées in situ :  Ines BESOMBES-VAILHE, Iris CHARLY, Julie CURAUDEAU, Gabriel DEBRA, Charly DELPUECH, Sara DIAS, Stephen FAYE, Coline JARES, Shitong HE, Madeleine HOUZE, Romain POSTEL, Noah SALGADO, Cyrille SENEZE, Sofiia YEVLANINKOVA.

 

————————

Un monde encore habitable

Cédric Loire

Éprouver les vents, les versants, les plateaux. Mesurer le territoire à l’aune de son propre corps, en pas, en souffle. Le pastoralisme s’y laisse approcher autrement : non comme une pratique traditionnelle — surtout pas folklorique — mais comme une quotidienneté vécue, nécessaire, en même temps qu’une forme d’attention au monde. À l’heure de l’Anthropocène qui ébranle nos certitudes et exige de repenser nos modes de production, cheminer à travers les étendues pastorales soulève des interrogations multiples : peut-on à la fois produire et protéger ? Peut-on tenir encore, et de quelles manières ?

Ici comme ailleurs, le pastoralisme dessine des trajectoires lentes. Il n’est pas seulement conduite des bêtes ; il est manière d’habiter. Il engage à « faire avec » : le climat, les saisons, les ressources, les imprévus ; faire avec le terrain, sa géologie, ses variations, ses contraintes. Avec l’eau qui s’insinue, affleure ici dans les narses, s’infiltre sous les prairies, rejaillit là, s’étire en ruisseaux. Elle imprègne, érode, s’écoule, ravine, fait réseau. Elle façonne les usages autant qu’elle les contraint. Invisible parfois, agissante toujours, elle rappelle que le territoire ne se limite pas à sa surface, et que ses profondeurs portent autant de promesses que de menaces.

Une traversée. Une expérience vécue, où parfois se glisse la présence furtive du loup, qui fait vaciller les équilibres, force à cohabiter — protéger sans enfermer, veiller sans relâche. S’élaborent des gestes discrets, répétés, des dispositifs ingénieux, des objets modestes : autant de manières de porter attention. Le soin devient une forme de langage, une façon de tenir ensemble ce qui pourrait se disperser, se perdre.

Regarder, alors, requiert du temps. Pour saisir les rythmes, les singularités, les écarts, les altérations silencieuses du monde, les apparitions : un éclat de lumière sur la Planèze ; dans l’herbe, la trace du passage animal ; au loin, une architecture solitaire ; une histoire partagée dans la chaleur de l’étable ou de la bergerie. Les images saisies ne figent pas : elles frôlent ce que tissent, mêlées, les présences humaines et non-humaines.

C’est dans cet entrelacs que s’inscrit le travail mené par des étudiant.es en art au fil de plusieurs séjours à Valuéjols. Ils et elles ont arpenté ces espaces. Observé, rencontré, écouté celles et ceux qui vivent ici, qui travaillent, gardent, prennent soin, et racontent.
De ces expériences vécues et partagées sont nées des formes, qui tentent d’en saisir les traces, s’immiscent dans le paysage pour mieux l’observer, recueillent les récits innervant ces lieux. Elles déplacent notre regard sur la ruralité, perçue non comme un cadre immuable, mais comme un espace vivant, parcouru de profondes transformations. Elles ne cherchent pas à fixer, mais à approcher : gestes, sons, objets, paysages… Ce qui en résulte ne se laisse pas saisir d’un bloc : elles sont fragments, tentatives, formes ouvertes. Des gestes qui interrogent : que signifie produire aujourd’hui, dans un monde traversé de tensions écologiques ? Comment partager un territoire ? Comment vivre sans épuiser, exploiter sans détruire ?

Peut-être s’agit-il simplement de cela : apprendre à coexister. Concilier des présences hétérogènes.
Reconnaître, dans ce qui persiste et dans ce qui change, les possibilités d’un monde encore habitable.

 

Exposition des élèves des cours publics

L’exposition des travaux des cours publics proposera, du 1er au 3 juillet 2026, de découvrir les travaux des élèves des cours hebdomadaires de dessin et de peinture de l’ÉSACM, qui ont été accompagné·es toute l’année par les plasticien·nes Hervé Bréhier, Audrey Galais et Florent Terzaghi.
Au delà d’une sélection de productions issues des cours de l’année, seront présentés des travaux menés lors de séances avec des artistes invités, ainsi que des initiations à d’autres techniques, comme la gravure.

→ Vernissage le mardi 30 juin 2026 à 18h.

→ Exposition ouverte du mercredi 1er au vendredi 3 juillet 2026
– mercredi 1er juillet de 9h30 à 12h30 et de 13h à 17h
– jeudi 2 juillet de 9h30 à 12h30 et de 13h à 17h
– vendredi 3 juillet de 9h30 à 12h30

→ Inscriptions aux cours 2026-2027 par tirage au sort. Dépôt des dossiers du lundi 15 juin au jeudi 2 juillet 2026. Communication des résultats le vendredi 3 juillet 2026. + d’infos ici

Conférence du collectif Tizintizwa

Le cycle de recherche « Archives/Dormance » porté par l’ÉSACM prend la forme de résidences, de workshops et d’un colloque étayé par une programmation cinéma et une exposition. Il prend pour point de départ la recherche de Sido Lansari, artiste et chercheur à la Coopérative de recherche, dont le travail met en lumière le manque de représentations des personnes d’origine nord-africaine dans l’histoire LGBTQIA+ en France.

Ce cycle questionne les méthodes et les formes capables de réunir les conditions d’activation de ces archives défaillantes ou empêchées, et ainsi pose les bases d’une réflexion élargie sur la fabrique de récits contemporains et sur la possibilité d’une archive vivante, ouverte aux déviations et aux devenirs.

La résidence du collectif marocain Tizintizwa, du 1er au 6 juin 2026 puis en octobre, inaugure le cycle Archives/Dormance et en constitue le socle collaboratif. Le collectif participe à la réflexion autour du cycle dans une logique de co-construction entre les deux rives de la Méditerranée. Lors du premier temps de résidence, une présentation publique ainsi qu’une projection du court-métrage Teide est organisée à l’ÉSACM, pour introduire au travail du collectif représenté dans le cadre de ce cycle  par deux des artistes : Nadir Bouhmouch (artiste et cinéaste) et Soumeya Ait Ahmed (travailleuse culturelle, productrice et chercheuse en art). Cette première résidence vise également à développer une proposition d’exposition faisant écho au colloque Archives/Dormance prévue en octobre.

« Le collectif Tizintizwa développe une pratique de création collective fondée sur les échanges interculturels et le travail collaboratif. Leur démarche s’attache à faire émerger des formes de dialogue à partir des écarts, des tensions et des pluralités et sur la valorisation de l’hétérogénéité dans la nature et la culture. Leurs projets s’articulent autour de collaborations avec des communautés agricoles, de la documentation de l’oralité, de l’observation des transformations écologiques, de l’initiation de conversations interrégionales et de la mise en lumière de l’importance de la transmission transgénérationnelle et des relations entre la terre et les peuples. Leur travail a été présenté à la Documenta15, la 35eBiennale de São Paulo, au Centre Pompidou Metz et au Festival international du film documentaire d’Amsterdam. Les membres du collectif sont : Oumaima Abaraghe, Soumeya Ait Ahmed, Nadir Bouhmouch, Montasser Drissi et Houda Jouaij. »

→ Conférence lundi 1er juin à 18h. Gratuit et ouvert à toustes.

Légende image : Photogramme du film TEIDE © Collectif Tizintizwa


 

Présentation Saison Méditerranée 2026 

À Marseille en juin 2023, le Président de la République a annoncé l’organisation d’une Saison Méditerranée en 2026 pour faire émerger des projets communs de toutes les rives de la Méditerranée.

La Saison Méditerranée 2026 met en valeur la richesse et la diversité des cultures méditerranéennes. Elle célèbre les artistes, les créateurs et les créatrices et les jeunes talents de ces régions, en valorisant les échanges culturels et humains.

Portée par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et le ministère de la Culture en lien avec la Délégation interministérielle à la Méditerranée, la Saison Méditerranée 2026 est mise en œuvre par l’Institut français sous le commissariat général de Julie Kretzschmar.

La Saison Méditerranée, après une ouverture populaire et festive à Marseille, se déroule principalement en France, sur l’ensemble du territoire, entre le 15 mai et le 31 octobre 2026.

Elle rayonne sur les rives de la Méditerranée à travers l’organisation de plusieurs événements en lien avec les scènes artistiques, les structures culturelles de la région et le réseau diplomatique français à l’étranger.

Cette Saison est l’occasion de valoriser les initiatives des jeunesses et des diasporas, accompagner la création et l’innovation par la circulation des idées et des personnes et encourager les coopérations entre les sociétés civiles, en particulier avec le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, l’Égypte et le Liban.La Saison a proposé 5 thématiques pour adresser les questions contemporaines en commun : les utopies spéculatives, les identités plurielles, les spiritualités contemporaines, l’histoire collective des migrations, la construction des récits.

1. Les utopies spéculatives

– Modes de vies, fragilisation et nouvelles adaptations, initiatives environnementales ;

– Solidarités et pratiques collectives autour de la réparation et de la préservation du vivant.

La mer Méditerranée est une zone de vulnérabilité au cœur des urgences climatiques, propice à l’invention de pratiques qui relient justices sociale et environnementale pour un monde durable.

2. Les identités plurielles

– Hybridation, fluidité, multiplicité et agentivité des identifications ;

– Mixage de langues, créolisation linguistique.

La réinvention d’identités plurielles, notamment incarnées par les jeunes générations, produit des représentations alternatives et inclusives qui conjuguent identités particulières et imaginaires transculturels.

3. Les spiritualités contemporaines

– La réinvention et la transformation des rituels ;

– Les transmissions et les héritages.

Comment l’empreinte des spiritualités contemporaines pénètre les univers séculiers et les quotidiens dans les cultures des rives de la Méditerranée, comment celles-ci habitent et mettent en partage les cultures populaires ?

4. L’histoire collective des migrations

– Les histoires mémorielles et biographiques

– Les histoires des binationauxLes mémoires des migrations, les histoires diasporiques peuvent être vectrices d’un socle pour penser le commun et le présent, et composer, depuis les parcours et les patrimoines, un récit national vivant et contemporain.

5. La construction des récits

– Documenter le présent, archives vivantes ;

– Mettre en fiction le réel.

Les sociétés civiles sont mobilisées sur les enjeux globaux et initiatrices de nouveaux dialogues entre les individus, les systèmes étatiques et les régimes de pouvoir.

Soirée portes ouvertes au FabLab

Jeudi 29 mai, l’ÉSACM proposera une soirée Openlab, tout public.
Initiations, démonstrations, venez découvrir les équipements, et une exposition d’objets créés au FabLab pendant une soirée ouverte à tou·tes.
Vous pourrez repartir avec un totebag imprimé à l’imprimante textile.
→ Ouverture en continu entre 18h à 20h30, gratuite et sans inscription.

Journée d’étude « Prendre part »

Dans le cadre du format pédagogique « Prendre part », les étudiant·es ont été amené·es à questionner l’art en tant que processus collectif d’élaboration d’œuvres ou de projets. Les pratiques participatives placent l’accent non pas sur l’artiste, mais sur l’acte de collaboration. En ce sens, elles permettent l’inclusions d’une pluralité de voix, d’intérêts et de besoins et aboutissent à la production d’œuvres plus inclusives. Plus largement, elles questionnent les structures sociales et peuvent constituer des outils de gouvernance.

Dans ce contexte, les étudiant·es ont organisé et coordonné la mise en place d’une journée d’étude publique qui pose la question de la Co-création : Comment créer du lien dans le champ de l’art contemporain ? Cette journée proposera des tables rondes, exposition, performances, etc.

 

PROGRAMME

9h00 : Accueil du public autours d’un café et d’une exposition d’etudiant-ex consacrée aux gestes Collectifs.
10h00 : Introduction de la journée et présentation des Invité-ex
12h00 : interlude performative et repas collectif à base de crêpes salé et sucré
14h00 : L’éducation artistique et culturelle (place des artistes dans l’éducation, rôle de l’éducation populaire, méthode alternative…).
15h30 : Les modes de structuration des groupes et les méthodes de travail (constitution des collectifs, processus de décision, questions de signature).
17h00 : La notion « d’art comme événement » (implication du public, lien avec les institutions).
18h00 : moment festif mêlant concerts, karaoké, performances et temps convivial.

→ Mercredi 27 mai 2026 de 9h à 19h30, à l’ÉSACM
Gratuit et ouvert à tou·tes

→ Programme complet

Cycle de recherche « Archives/Dormance » dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026

Le cycle de recherche « Archives/Dormance » porté par l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole prend la forme de résidences, de workshops et d’un colloque étayé par une programmation cinéma et une exposition. Il prend pour point de départ la recherche de Sido Lansari, artiste marocain et chercheur à la Coopérative de recherche, dont le travail met en lumière l’absence quasi totale de représentations des personnes d’origine nord-africaine dans l’histoire LGBTQIA+ en France.

Ce cycle questionne les méthodes et les formes capables de réunir les conditions d’activation de ces archives défaillantes ou empêchées, et ainsi pose les bases d’une réflexion élargie sur la fabrique de récits contemporains et sur la possibilité d’une archive vivante, ouverte aux déviations et aux devenirs.

Programmation à venir

Exposition « Beings there » à In extenso

En partenariat avec l’ÉSACM, In extenso accueille du 5 au 30 mai 2026 une exposition curatée par un groupe d’étudiantxes en 4ème année. Dans cette exposition intitulée « Beings  there », iels invitent Tom Castinel, Tristan Chinal-Dargent, e.n.o.s., LinGe Meng, Rafael Moreno, Sirag Seseytan.

« Beings there » questionne les espaces de vie : Comment les habitons nous, avec qui ? Comment ces espaces nous habitent ? L’exposition invite à faire attention aux présences et aux lieux, à explorer la cohabitation, à créer de nouveaux liens et voir, où ils sont peut-être rompus.

Le projet s’inscrit dans le partenariat « Réalité d’une exposition » au sein duquel l’équipe d’In extenso accompagne sur l’année scolaire un groupe d’étudiantxes en 4ème année dans la mise en place d’une exposition. Prenant le rôle de curateur·ices, les étudiantxes conçoivent une exposition d’A-Z : du commissariat à la médiation, en passant par l’administration, la communication et aussi la régie d’œuvres, iels se familiarisent avec une diversité de métiers de l’exposition.

avec

Tom Castinel, Tristant Chinal-Dargent, e.n.o.s, LinGe Meng, Rafael Moreno, Sirag Sesetyan

une proposition de 

Anna-Livia Albertini, Eli Mompertuis, Rokha Ould Brahim Fall, Salomé Suils, Sofiia Yevlaninkova, étudiantxes en 4ème année à l’École supérieure d’art Clermont Métropole

→ Exposition  du 5 mai au 30 mai 2026 à In extenso (12 rue de la Coifferie, Clermont-Ferrand)

→ Vernissage mardi 05 mai 2026; 18h30-21h

Ce vernissage sera précédé par une autre restitution, celle du projet « L’embarras du choix » en partenariat avec le FRAC Auvergne, à 17h30, dans le Grand Atelier de l’ÉSACM.