Sarah Netter

J’ai envie de triturer les langages, archétypes issus de fictions collectives hégémoniques, décortiquer les réappropriations politiques langagières et fictionnelles et produire des réécritures de nos constructions culturelles, sociales, stéréotypées et mythiques en communautés; ré-écritures politiques, mythiques, fictionnelles, collectives, écritures inclusives, hétéroglossies et traductions comme outils théoriques et politiques.

Ma pratique se nourrit beaucoup des motifs, hétéroglossies et glocalisations qui m’entourent. J’aime en retracer les historiques, étymologies, traductions, et réappropriations pour pouvoir en extraire les stéréotypes, connotations et leurs formations.

Comment les pratiques trans-langagières et hétéroglossies sont catégorisées avec un prisme français colonial et genré, et comment et pourquoi certaines sont valorisées et d’autres invisibilisées, quelles représentations stéréotypées et négations d’existences et de savoirs situés cela crée.

J’aime découvrir de nouvelles histoires, des manies, des tendresses, interroger les ressentis à propos d’un velours orange ou les souvenirs d’un conte, examiner et travailler les pouvoirs de projections des formes. J’aime l’idée de construire des formes qui ressemblent à, font penser à, associent des éléments qui sont codés culturellement et socialement et en détourner les corporalités, symboles et emplois. Ainsi, je suis attirée par les sens communs à comprendre et déconstruire, débusquer les normes de «bon goût» , «bon mauvais goût» et «mauvais mauvais goût» (John Waters) et leurs histoires de domination et d’ostracisation, dans les langages comme dans les formes qui m’entourent.

Diplômée de la Sorbonne Nouvelle (Langues Etrangères Appliquées), DNSEP à la Villa Arson, membre du Collectif Accueil Villa Arson

Gérald Kurdian

Gérald Kurdian étudie les arts visuels à l’ENSAPC avant d’intégrer le post-diplôme Ex.e.r.ce 07 sous la direction de Mathilde Monnier et Xavier Le Roy. Ses concerts obliques sont depuis lors régulièrement présentés dans les contextes du spectacle vivant, des arts visuels et de la musique indépendante.

Depuis 2017, iel développe, HOT BODIES OF THE FUTURE!, un cycle de recherches performatives et musicales sur les micro-politiques queer et les formes alternatives de sexualité dans le cadre notamment du laboratoire Arts et Création Sonore de l’ENSAB et dont les premières formes HOT BODIES – STAND UP, un solo, HOT BODIES – CHOIR, une chorale féministe et A QUEER BALL FOR HOT BODIES OF THE FUTURE, un événement collectif et joyeux, sont présentées entre 2017 et 2020.

Depuis 2007, iel collabore par ailleurs avec l’Atelier de Création Radiophonique de France Culture et compose des pièces sonores avec des travailleuses du sexe, des détenu.e.s, des employé.e.s des compagnies d’assurance ou des danseur.e.s contemporains.

En parallèle, iel compose pour le cinéma ou la danse contemporaine.

Vainqueur du prix Paris Jeunes Talents 09, et repéré par le Grand Zebrock et le FAIR 2010, son premier album sous le nom de This is the hello monster! est sélectionné parmi les meilleurs albums de l’année 2010 du quotidien Libération. En 2016, iel sort un EP, Icosaèdre, réalisé par le musicien électronique Chapelier Fou. iel sort en 2020 son premier album sous le nom de Tarek X. 

iel est actuellement l’un des artiste-chercheur.ses de la Cooperative de Recherche de l’École Supérieure d’Arts de Clermont-Metropole.


Gérald Kurdian (they / them) studied visual arts at the ENSA Paris-Cergy before entering the performance and contemporary dance program Ex.e.r.ce 07 under the direction of Mathilde Monnier and Xavier Le Roy.

Their oblique concerts inspired by the genres of stand-up comedy, live musical or pop acts are opportunities to invent synergies between electronic music, performance art and documentary practices. They are regularly presented in the contexts of visual arts (Centre Pompidou – Metz, Fondation Cartier), indie music (Centquatre, Nouveau Casino), or performing arts (Usine C – Montréal, Crossing the Line – New York, Steirischer Herbst – Graz , etc).. 

They have composed radio-pieces with sex workers – Je suis Putain ( Atelier de Création Radiophonique, 2007) – and contemporary dancers – 6 mois 1 lieu et le comportement de l’ensemble (2009) -. 

In 2010, they won the Phonurgia Nova grant for his project – Menaces Fantômes (2011) – led with the author Caroline Masini and developed since then a serie of documentary projects using songwriting as a pretext to testimony and exchange : Nos jours, absolument, doivent-être illuminés (2011) created with the movie director Jean-Gabriel Périot and an group of prisoners of the Orléans jailhouse, – Les Îles Artificielles (2015) with the employees of an insurance company.

They compose for movie directors : Héléna Villovitch, Louise Hervé & Chloé Maillet, Arnold Pasquier – Paramount Vincent Dieutre –Déchirés, Grave (2013) – and choréographers : Mette Ingvartsen, Philipp Gehmacher, Jen Rosenblit, Eszter Salamon, Carole Perdereau and Eleanor Bauer.

Winner of the Prix Paris Jeunes Talents 09, the Grand Zebrock and the FAIR 2010, their electronic songs project first record, This is the hello monster!, has been selected among the 2010 best records of the french newspaper Libération. In 2016, they released Icosaèdre, a french-speaking EP produced by the brilliant electronic musician Chapelier Fou and in 2020, an EP for the clubs, Tarek X I -V with the producer Apollo Noir.

Since then, they develop HOT BODIES OF THE FUTURE !, a performative and musical research cycle on alternative forms of sexualities and queer micro-politics within which he initiates experimental queer healing choir projects (HOT BODIES – CHOIR), intersectional parties (A QUEER BALL FOR HOT BODIES OF THE FUTURE) and live music acts (TAREK X / HOT BODIES – STAND UP).

They are currently one of the artist-researchers of the ESACM’s research cooperative.

 

Melis Tezkan

Melis Tezkan est née à Istanbul en 1982 ; elle vit et travaille à Paris.  

Depuis 2006, sous le nom de biriken et en duo avec Okan Urun, elle met en scène des spectacles de théâtre dont elle fait également la scénographie, elle crée des performances, vidéos et fêtes. La posture du corps qui va et vient entre le personnage et le performeur, la dégénérescence, la discordance et la nostalgie du low-tech sont quelques-unes des couches que biriken utilise pour mettre en évidence la constitution ambiguë du présent.  Parmi les lieux où biriken a présenté son travail : Festival Under The Radar au Théâtre La MAMA à New York, Festival De Keuze International au Théâtre Rotterdamse Schouwburg, Biennale de Sharjah, Theater Dortmund, Festival iDANS, Festival International de Théâtre d’Istanbul, Festival Jerk-Off à Paris,  Festival International de Cinéma d’Ankara, Stückemarket’11 au Théâtre de Heidelberg, Zorlu PerformingArts Center à Istanbul, Festival Instants Vidéo à Marseille, Festival Fragments au 104 à Paris, Montévidéo à Marseille, Musée Pera à Istanbul, Salt,  Théâtre Ouvert à Paris, … En 2018 biriken a été nommé parmi les Future Greats du Magazine Art Review.

Par ailleurs, Melis Tezkan met en espace des textes et expositions, réalise des performances et vidéo-clips, fait de la programmation pour des institutions d’art. Elle a collaboré à plusieurs reprises avec Nil Yalter pour créer des performances, film et expositions . Elle a été chargée de cours à Paris et à Istanbul, et a conduit des séminaires et ateliers (spatial narratives, queer et féminisme comme outil artistique …). Elle a écrit une thèse de doctorat (Paris 3, 2012), publiée aux éditions L’Harmattan sous le titre de “Vidéo et identité”, dans laquelle il est question des déplacements géographiques, disciplinaires et psychiques. Elle a également collaboré avec Le Laboratoire d’Etudes de Genre et de Sexualité Paris 8 dans le cadre de leur projet « Migration, Sexualité et Genre » (2017-2018). 

 Marion Balac

Marion Balac (n. 1984) est diplômée de Paris 1 Panthéon Sorbonne et de l’ENSBA Lyon.

Son travail a notamment été présenté à Enclave Projects (Londres), à la galerie Thaddaeus Ropac (Pantin) pour Jeune Création, au centre d’art contemporain Fabra i Coats (Barcelone), à la galerie Annka Kultys (Londres), Paradise Works (Manchester), l’Abbaye (Annecy-le-Vieux), Espace des Blancs-Manteaux (Paris), Galerie Manqué (New York), Galerie Neuf (Nancy), LOOP (Barcelone), Hectoliter (Bruxelles), Musée Saint-Raymond (Toulouse)… et dans des résidences de production telles que Espositivo et la Casa de Velázquez à Madrid, Salón Bellefour à Buenos Aires ou Hangar à Barcelone.

Ses récents travaux explorent les liens et tensions opérant entre territoires, sentiments, transmission et technologie. Observant et usant des ressources offertes par internet, elle s’attarde sur ses aires de jeu dynamiques pour en faire ressortir les incongruités, détourner leurs usages vers des fins poétiques ou des expériences sociales, et élaborer de nouvelles fictions, dans ou hors de l’écran.

“Marion Balac transforme des étonnements provoqués par des données, des situations ou des objets en dispositifs fictionnels qui révèlent les paysages et horizons d’un monde globalisé. Ses pièces, à la fois tendres et grinçantes, montrent comment des récits issus de la culture ultra-contemporaine et connectée s’inscrivent dans des lieux physiques ou en ligne. »
Caroline Delieutraz et Stéphanie Vidal pour l’exposition Making Contact

http://www.marionbalac.com

Léticia Chanliau

Léticia Chanliau vit et travaille à Paris. Elle a obtenu un Master en Pratique Artistique Contemporaine à HEAD Genève au sein du Workmaster en juin 2017.
Elle a co-fondé, en 2015, la maison d’édition et collectif d’artiste Repro du Léman.
Son travail est pluridisciplinaire, il s’articule néanmoins autour de trois pôles majeurs : l’écriture, l’installation vidéo et la vidéo. Elle envisage ces médiums comme des vecteurs de narrations, des dispositifs qui permettent d’engager des réflexions sociales et politiques avec le regardeur autour de thématiques telles que : le travail, les relations de pouvoir entre individus, la place de la femme dans le milieu artistique ou la notion d’auteur. Ces médiums se veulent comparables à une conversation entre regardeur et artiste, d’égal à égal, par le biais de mots, de gestes ou encore de formes. Elle met en place des dispositifs narratifs à plusieurs niveaux de lecture. Ses objets empruntent à l’iconographie des milieux associatifs, de la contre-culture, des syndicats, en bref à la lutte politique. Ils oscillent entre un désir de propagande et une volonté de réflexion sur notre relation au savoir, à la transmission et à l’apprentissage. Léticia aime raconter des « histoires » ouvertes se jouant des codes de l’information, comme des invitations à se forger un avis.

Charlie Hamish Jeffery

Charlie Hamish Jeffery, né en 1975 à Oxford, vit et travaille à Paris. Son œuvre, animée par des forces et des humeurs contraires, entre croissance et destruction, puissance créatrice et laisser faire, prend des formes multiples, où la sculpture, la poésie et la performance occupent une large place. 

Il est diplômé de l’école des beaux-arts de l’Université de Reading (Royaume-Uni). Depuis le début des années 2000, il a participé à de nombreux programmes de performances et expositions collectives en France et dans le monde, dont, récemment, au FRAC Nord-Pas de Calais (2017), ou au Centre d’art Les Capucins à Embruns (2016). Plusieurs expositions personnelles lui ont été consacrées, au Quartier, Centre d’Art Contemporain à Quimper (2011), à la galerie Florence Loewy qui le représente à Paris (2017, 2018), ou à la Kunsthalle Lingen en Allemagne (2017) et La Salle de Bains, Lyon, (2018). 

Enrico Floriddia

Mon travail se situe dans un déplacement. 

Il négocie avec des images autant qu’avec la parole. Il les prend au sérieux, il doute d’elles, parfois il se moque d’elles. Toutefois, les images résistent à ma volonté d’artiste, les mots se plient, s’usent – autant que nous en abusons. 

Je m’intéresse aux héritages culturels, aux facteurs qui les construisent. Mon travail prend souvent la forme d’un regard critique envers les narrations qui les constituent. En creusant entre décolonisation, politiques culturelles et recherche archéologique, j’observe les mécanismes que les pouvoirs utilisent pour créer des mythes nationaux. 

Mon travail cause un trafic d’images fabriquées, de documents, de textes et figures trouvées qui se superposent sur ces mythes et – parfois – les érodent. 

Né en Sicile en 1984. 

Études en architecture, lettres modernes et histoire de l’art à l’Università degli Studi di Catania, en Italie. En 2012 j’obtiens un diplôme en photographie à l’École Nationale Supérieure Louis-Lumière (énsll) en région parisienne. Entre 2012 et 2016, responsable de l’atelier de photographie et édition à l’école Européenne Supérieure de l’Image (éesi) site de Poitiers. En 2017 j’enseigne la photographie à l’Université Paris VIII dans le Master Photographie et Art Contemporain. 

En 2014 j’ai pris part au tour européen de la bibliothèque nomade dédiée à l’auto-édition photographique Zines of the zone. Participant aux programmes Trauma&Revival (Bozar, Pushkin, Fondazione Pistoletto, zkm, Bunkier Sztuki, kim?) et ENGAGE (Viafarini) en 2017. En 2018, j’ai été chercheur au Kungl. Konsthögskolan à Stockholm dans le cadre de Decolonizing Architecture. Actuellement chercheur à la Coopérative de recherche au sein de l’ESACM. Depuis 2019 je suis rédacteur chez Fully Funded Residencies. 

Je travaille doucement à un roman bâtard sur les déplacements d’Eduard Glaser, un épigraphiste du XIXe et adorateur du soleil. 

Avec Jérôme de Vienne et Angeliki Tzortzakaki je m’occupe de bi-, des tentatives de résidences concentrées sur la fainéantise et le soin. 

Je rêve d’une bibliothèque pirate constituée de lectures collectives. 

slanted.cc / bi-residenci.es 

Constantin Jopeck

Constantin Jopeck est chercheur à la coopérative de recherche de l’École Supérieure d’Art de Clermont Métropole depuis septembre 2018. Son travail se cristallise autour d’un enjeu disciplinaire spécifique : les actes performatifs de l’image en mouvement; un travail sur sa « présence » et sa visibilité : ses glissements à travers des espaces de parole, de circulation, naturels, en actes. Ses travaux actuels, qui prennent la forme d’installations vidéos, de performances, s’intéressent à des trajectoires intimes, en perdition, saisies dans l’instantané de paysages. Évocations épidermiques, images évanescentes, paysages en mutation, états « déterritorialisés », perspectives en révolution, variations de l’horizon, les formes qu’il propose se concentrent sur une zone géographique spécifique, le sud de l’Italie, et ses paysages à la périphérie de l’Europe.

www.constantinjopeck.net

Carine Klonowski

Née à Nice en 1989 et diplômée de l’École Européenne Supérieure de l’Image d’Angoulême en 2012, Carine Klonowski vit et travaille à Chelles (77).

Son travail se développe autour de questions relatives à l’image et à ses modes d’apparition, de réception, de transmission et de duplication. Elle en étudie et manipule les composantes essentielles – lumière, couleur, temps, figuration, abstraction. À travers l’installation, la vidéo et l’image imprimée, elle réalise un travail d’atmosphère dans lequel elle active ses pièces, par des textes ou des performances. Sa pratique est autant marquée par la peinture romantique et le colorfield que par la littérature, le cinéma de science-fiction et le jeu vidéo. 

Ses recherches se concentrent majoritairement sur le médium de l’écran, sur les dispositifs technologiques de transmission et d’affichage de l’image. S’appuyant autant sur les théories des software studies et l’archéologie des médias que sur la deep ecology, les para-sciences ou les subcultures, elle vise une exploration à la fois critique et sensible d’un technotope ou mediascape, un monde dans lequel l’écran affecte écosystèmes, humain et paysage, et inversement. 

Au sein de la Coopérative, elle se concentre sur la manière dont on peut entretenir un lien matériel et affectif les médias datés et/ou obsolescents, comment celui-ci peut être un enjeu politique et économique, et comment alors s’en ressaisir – plastiquement, littérairement et politiquement. 

Elle fait partie des groupes Crash et Etna, et co-organise le Satellite EDITIONPASSION, avec la chercheuse Léticia Chanliau depuis un an. 

En parallèle de son travail à la Coopérative, Carin Klonowski est engagée dans divers groupes de recherche et collectifs. Elle fait partie de Constallations, avec Annie Abrahams, Pascale Barret, Alix Desaubliaux, Alice Lenay et Gwendoline Samidoust. Le groupe s’organise sur des temps d’investigation collectives, basés sur le partage, l’échange et l’entraide. Ils se déroulent en ligne et le fruit (ou non) de ses sessions est archivé organiquement sur un site web.  

Depuis avril 2019, Carin Klonowski collabore également avec Arthur Debert, Alix Desaubliaux, Lucie Desaubliaux, Valentin Godard et Léo Gouhier au sein du groupe de recherche en art et jeu vidéo WMAN. WMAN travaille dans le jeu vidéo, ses environnements étant leur terrain d’exploration, d’action et d’expérimentation.  

Aussi, Carin Klonowski est active au sein du collectif curatorial Le Syndicat Magnifique, avec Thomas Conchou, Anna Frera et Victorine Grataloup. Le collectif travaille avec et accompagne une génération d’artistes née entre la chute du mur de Berlin et le digital turn, et ses sources de réflexion vont de la voracité de l’image et des réseaux de communication, injonction au développement personnel et à la productivité, individualisme et défiance politique.  

Carin Klonowski est également co-fondatrice des éditions sun7, avec le duo d’artistes le Club Superette. La maison d’édition, associative et indépendante, conçoit des livres et des objets éditoriaux expérimentaux, en manipule leur matérialité.  

Enfin, Carin Klonowski collabore depuis 2019 avec l’artiste, économiste et chercheuse Anne-Sarah Huet, notamment à l’occasion d’évènements du programme l’Effondrement des Alpes de l’Ecole Supérieure d’Art d’Annecy Alpes. 

www.carineklonowski.net  

https://constallationss.hotglue.me/  

https://www.facebook.com/WMANguild/  

www.syndicatmagnifique.xyz  

www.sun7.top